Outlaws
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Multijoueurs
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titre Histoire

James Anderson est un homme comblé. Ancien Marshall à la retraite, il vit paisiblement avec sa femme Anna et sa fille Sarah dans son ranch, loin des dangers de son ancienne profession. Avec son allure d'Abraham Lincoln, l'homme semble avoir trouvé la paix.

La vie d'Anderson bascule le jour à deux hommes de mains de Bob Graham, un homme d'affaire réputé pour lequel le Marshall a refusé de vendre sa terre, frappe à la porte de son ranch. Anna, malgré ses talents de tireuse ne peut rien contre les deux hommes qui l'abattent froidement, emmenant sa fille avec eux.

Anderson qui faisait une course à ce moment là, trouve à son retour son ranch sous les flammes et sa femme mourante, qui peut tout juste lui conter les évènements. Pour le Marshall, commence une épopée vengeresse qui le conduiront jusqu'à Bob Graham lui même. Avant de remonter jusqu'à l'homme, il faut éliminer ses sbires, 11 hommes de mains, dont certains déjà ont déjà arrêtés par Anderson lorsqu'il était encore simple Sherif du comté.

L'heure de la vengeance a sonné...


titre Historique

«Outlaws» est le second first person shooter développé par LucasArts, après un succès mérité avec «Dark Forces». Les deux designers encore débutants de «Dark Forces», Justin Chin et Daron Stinnett vont chacun développer leur propre doom-like : le premier se lance dans la suite directe de «Dark Forces», «Jedi Knight», tandis que le second va s'essayer à un titre original avec «Outlaws», en prolongeant l'esprit de «Dark Forces».

Pour LucasArt, 1997 est une année chargée qui vont déboucher sur trois très gros succès entre mars et octobre : «Outlaws», «Jedi Knight» et « The Curse of Monkey Island». Les titres vont tous les trois s'aligner sur un standart multimedia, exploitant au maximum la généralisation du CD-ROM comme support de jeu : cinématiques, voix digitalisées et effets 3D font des jeux vidéos LucasArts de véritable œuvres narratives, au même titre que le cinéma. Avec «Outlaws» et «Jedi Knight», LucasArts joue sur les deux tableaux du FPS : d'un côté les adorateurs du FPS à l'ancienne comme «Duke Nukem 3D» et de l'autre ceux qui ont déjà été séduit par «Quake» et ses hériters.

En 1998, LucasArts distribue gratuitement un add-on pour le jeu, baptisée Handful of Mission, faisant office aussi de patch 2.0 pour le jeu. Celui-ci propose 4 nouvelles missions et 5 nouvelles maps multijoueurs.


titre Influences

«Outlaws» utilise une version améliorée du moteur Jedi de «Dark Forces», dont la principale amélioration est la gestion d'éclairages dynamiques et de la prise en charge de l'accélération matérielle. «Outlaws» a le droit a son patch 3DFX, comme de nombreux doom-like à l'ancienne à son époque matérielle mais aussi Direct 3D, la nouvelle bibliothèque logicielle de Microsoft pour l'accélération graphique.

Curieusement, le western a fait l'objet de peu d'adaptation dans le domaine du doom-like. A sa sortie, «Outlaws» est le premier et seul représentant du genre. Conscient de l'arrivée massif de doom-like 3D (dont «Jedi Knight» lui même), l'équipe fait le pari d'un jeu au graphisme retro. La palette de couleurs oscille entre le brun et le jaune clair, tandis que l'architecture des niveaux se révèle très carrée et moins complexe que d'autres titres de la même époque.

Les cinématiques mélangent habilement dessins à la main numérisé et éléments 3D intégrés (comme les trains), comme le fera peu de temps après « The Curse of Monkey Island». L'influence du western spaghetti se fait bien sûr ressentir, jusque dans le cadre des plans des différents cinématiques qui témoignent d'un storyboarding extrêmement développé. On sent que «Full Throttle», sorti deux ans auparavant, a eu une influence sur la cinématisation d'«Outlaws», là où «Dark Forces» se contentait de quelques cadrages en champ/contre-champ. Le résultat est réellement incroyable, au point qu'il compense la faiblesse de ses graphismes in-game.

Il n'est pas possible de parler d'«Outlaws» sans mentionner sa partie sonore. Les effets sonores reprennent l'imaginaire du western avec ses balles de revolver qui ricochent contre les murs. Comme dans «Dark Forces», les ennemis vous interpellent, vous poussent à sortir de votre cachette, alors que vous essayez de déterminer vous même leur position. A ce titre, «Outlaws» est là encore un des premiers jeux à supporter la gestion du son 3D (le fameux A3D de Creative), tout comme «Jedi Knight» par la suite.

Pour la musique, Daron Stinnett fait appel une fois encore à Clint Bajakian qui signe de loin sa meilleure bande son et peut-être l'une des meilleures bande son de l'histoire du jeu vidéo. Loin d'un recyclage des musiques de western, Clint Bajakian revisite intelligemment certaines de ses sonorités, comme celles des films de Sergio Leone par Ennio Morricone (The Last Gunfight qui évoque Ectasy of Gold du Bon, la Brute et le Truand) ou de ceux de Sergio Corbucci par Luis Bacalov (The Shack ou Revenge qui évoquent les sonorités de Django). La qualité est tellement au rendez-vous que certains de ses compositions pourraient aisément figurer dans un film (Anna's Theme, Sanctuary). «Full Throttle» avait su créer l'évènement avec sa bande son rock mais rarement une telle qualité d'arrangement et d'enregistrement ne s'est entendu dans un jeu vidéo. Il n'y aura bien que Peter Mc Connell avec «Grim Fandango» une année plus tard, pour égaler «Outlaws» au panthéon des plus grandes musiques de jeu vidéo.


titre Gameplay

Chaque mission d'«Outlaws» propose le même objectif : trouver et abattre un à un les lieutenants de Bob Graham et leurs sbires. Et il y a du monde ! La plupart des missions fonctionnent dans un environnement ouvert, dans lequel le joueur est libre d'explorer comme bon lui semble. «Outlaws» invite le joueur à explorer un maximum, et trouver les clefs qui ouvre les quelques zones verrouillés ou bien souvent se terrent le fameux boss de fin de niveau. Sur ce point, l'esprit du western est parfaitement restitué. Pour chaque lieu qu'il visite, le Marshall Anderson n'est pas le bienvenu. Tel l'Homme sans Nom arrivant dans un village perdu dans le désert, on tire et on dézingue à tout va avec une nervosité de western italien.

C'est là une composante clef du western : on avance lentement, un ennemi apparaît et le premier qui tire survit à l'affrontement (particulièrement en mode difficile). Avec le revolver, un mode secondaire permet même de tirer à plusieurs reprises pour éliminer rapidement plusieurs ennemis. L'arsenal du parfait cowboy est complet : fusil (avec lunette de visée, une première dans le genre), dynamite, couteaux de lancer, fusil à canon scié ou encore mitrailleuse gatling sont présentes et offrent des duels d'une rare intensité. Comme dans «Dark Forces», les ennemis sont bien souvents les mêmes (des bandits), dont seuls l'arsenal et l'agressivité diffèrent.

Avec seulement 9 niveaux pour l'histoire principale et une petite dizaine pour les fameuses « Historical Mission », «Outlaws» se finit rapidement. Ces dernières font office de préquelle à l'histoire, dans laquelle le Marshall doit mettre sous les verrous plusieurs hors-la loi. Via un niveau d'entraînement, on accède dans l'ordre de son choix à ces différentes missions (cinq), auxquelles s'ajoutent quelques niveaux bonus (un jeu de tir de fête foraine ou encore un récupérer l'idole des Aventuriers de l'Arche Perdue !). Les 4 missions supplémentaires de l'extension restent appréciables, tout en étant mal designées (la mission Civil War, vide et sans intensité particulière). Le mode difficile propose un défi intéressant par son incroyable difficulté et son gameplay tourné vers l'infiltration. Le mode multijoueur enfin consiste en un simple deathmatch, ne brille pas particulièrement par son originalité. «Outlaws» offre tout de même les premiers affrontements au fusil sniper, quelques années avant Counter Strike.


titre Conclusion

«Outlaws» mérite sa place au grand cru des doom-likes de 1997, au même titre que «Blood», «Shadow Warrior», «Redneck Rampage» et plus tard, «Jedi Knight». A l'opposé du style noir et ultra violent des titres basés sur le Build Engine, «Outlaws» propose une expérience mature sans être outrageusement provocante.

Même si vous n'êtes pas intéressés par les doom-like, un écoute attentif de la bande son d'«Outlaws» sera vous convaincre de sa qualité. Sa contribution au genre a permis au FPS future de bénéficier d'un background détaillé, tout en popularisant le western (Call of Juarez une décennie plus tard).

Malgré un succès critique et un vrai culte autour de lui, «Outlaws» n'a pas été un grand succès. Il est pourtant considéré comme un grand classique du doom-like et du jeu vidéo qu'il est bon de ne pas sous-estimer !


titre Lancement de la demo

La version de démonstration est préconfigurée en DirectSound et mode fenêtré car le mode graphique DirectDraw et 3DFX provoque certains plantages si les drivers ne sont pas correctement installés. Le jeu ne nécessite pas d'être lancé en mode compatibilité pour fonctionner sous ce mode.

Pour exécuter la demo, exécutez le fichier OLWIN.exe.

Le fichier OLCFG.exe fait office de setup, dans lequel vous pouvez modifier les paramètres d'affichage et sonores.



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