Blood
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Multijoueurs
Dosbox
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titre Histoire

Le joueur incarne Caleb, membre d’un mystérieux culte nommé la Cabale, quelque part à la fin du XIXème siècle. Il fait partie d'un cercle très fermé baptisé « Les Élus » qui rassemblent la troupe d'élite du culte, au service du dieu Tchernobog. Un jour, alors que tous les membres sont conviés par Tchernobog, celui-ci décide de bannir le cercle tout entier pour une raison inconnue, et de condamner ses membres à mort.

Chacun est emmené par l’un des sbires de Tchernobog. Caleb, lui, est enterré vivant mais revient mystérieusement à la vie bien des années plus tard. Il se met alors en quête de ses compagnons : Ophelia, sa bien-aimée, gardée par la Gargouille de pierre Cheogh. Ses deux autres compagnon (Ishmael et Gabriella) sont eux retenus l’Araignée Shial et Cerberus, le chien à deux têtes. Après des retrouvailles difficiles, Caleb s’en va affronter celui qui l’a mis six pieds sous terre, Tchernobog lui-même.

titre Historique

Quelques mois après le succès de «Duke Nukem 3d», 3D Realms décide de lancer des déclinaisons de son déjà célèbre doom-like : «Duke Nukem 3d». Le projet est confié à un studio encore jeune, Monolith Productions, pour qui c’est le premier projet. Le succès est lui aussi au rendez-vous, et ce n’est que le premier. Monolith Productions sera à l’origine d’un certain nombre de FPS de qualité dans les années 2000 : la saga No Ones Lives Forever et plus récemment F.E.AR ou encore Condemned.

Un peu à la manière de « Heretic» avec «Doom», «Blood» est une sorte de total conversion pour «Duke Nukem 3d». On retrouve, en plus de certains membres de l’équipe originale, le même moteur, interface et le gameplay. Le moteur, le fameux Build Engine, profite d’amélioration significative comme la présence d’objets en 3d et de niveaux rendus sous plusieurs étages, une des limitations des jeux de cet époque. Toujours sur la 3d, un patch 3dfx sera même développé pour profiter des évolutions graphiques récentes. On regrettera simplement plusieurs bugs graphiques et quelques plantages qui obligent le joueur à sauvegarder souvent.

Fort de son succès, «Blood» aura le droit à deux add-ons. Le premier, le Plasma Pack, est développé par Monolith Productions. Il offre un épisode supplémentaire, de nouveaux ennemis et un mode deux armes pour l’ensemble des armes à feu. Le second, Cryptic Passage, est développé par Sunstorm Interactive et ajoute un nouvel épisode.

titre Influences

«Blood» transpose ce qui a fait le succès de «Duke Nukem 3d» dans un monde d’horreur, où l’humour noir et le gore sont rois. On retrouve les fameuses répliques sarcastiques du personnage, parfois directement issus des oeuvres qui ont servi d’influence au jeu. Ainsi, «Blood» ressucite (si on peut dire) tous les films d’horreur des années 80 et 90, de Vendredi 13 à Evil Dead, en passant par Lovecraft ou encore Shining. Caleb sonnerait presque comme le pendant sadique de «Duke Nukem 3d», alors qu’il fait une partie de foot avec une tête de zombie. Point de référence sexuelle dans «Blood», mais de l’hémoglobine diluée dans une ambiance glauque et malsaine. Il faut entendre les cris des hommes brûlés vifs pour s’en rendre compte. Il n’y a bien que Soldier of Fortune qui réalisera la prouesse de conserver la même violence graphique, le second degré en moins.

Il est un peu difficile de comprendre le cadre scénaristique dans lequel le personnage évolue. Le monde de «Blood» semble être né d’une Amérique des années 30 où la technologie aurait fait un bond important, tout en conservant le charme de son époque. La variété des décors est impressionnante (un par niveau pratiquement) : ville, manoir hanté, cimetière sous la neige, mines, crypte, forêt marécageuse, hôpital, train en marche, ou encore un parc d’attraction sont au rendez-vous ! L’univers est cohérent et délicieusement malsain : «Blood» parvient à marier le fun de «Duke Nukem 3d» et le stress du survival-horror.

On note un soin particulier apporté à l’habillage graphique et sonore du jeu. Chaque lieu est particulièrement bien modélisé, avec un nombre important de textures différentes. On note également une utilisation plus importante des éclairages que dans «Duke Nukem 3d» et une architecture moins carrée. Les effets sonores sont eux aussi très travaillés, plus particulièrement les bruits d’ambiances, des plus ragoûtants. La musique existe en deux versions : une version MIDI avec des mélodies très épurées dans la lignée de «Duke Nukem 3d». Relativement discrètes, elles distillent un parfum de mystère et rappelle les travaux de Carpenter sur Halloween. La version CD quant à elle contient des arrangements plus travaillés, avec notamment l’ajout d’effets sonores ou de choeurs sur les mélodies. Cette dernière fait sans aucun doute partie des bandes originales de jeu vidéo les plus malsaines (et réussies) qui soient.

titre Gameplay

Les habitués de «Duke Nukem 3d» et des doom-like ne seront pas dépaysés par «Blood» qui obéit à la même dynamique que ses aînés (niveaux en épisodes, clefs à trouver pour sortir du niveau et, bien sûr, massacrer tout ce qui bouge).L’arsenal de Caleb est toutefois assez original. Au traditionnel fusil à canon scié et mitraillette viennent s’ajouter un pistolet lance fusée, un cocktail molotov, un fusil électrique ou encore une poupée vaudou ! Comme « Heretic» ou «Dark Forces», «Blood» offre à chacune des armes un mode de tir secondaire pour pallier à tous les types de situations et d’ennemis rencontrés. Les items sont globalement ceux déjà présents dans «Duke Nukem 3d» et adaptés à l’univers du jeu. On note tout de même un mode akimbo, où Caleb possède dans chaque main une arme, particulièrement dévastateur. Les ennemis rencontrés font partie du folklore horrifique habituel, mais au design original. «Blood» fournit son lot de zombie, fantômes, sans oublier les membres de la Cabale, armés de mitrailleuses de gangsters et de bâton de dynamite. «Blood» ou l’improbable rencontre entre le crime movie et le western...

Par rapport à «Duke Nukem 3d», «Blood» voit sa difficulté réhaussée. Pour une fois, les quatre épisodes qui composent le jeu original sont agencés de manière cohérente. Si les ennemis ne sont pas plus intelligents, ils sont beaucoup plus agressifs. Les membres de la Cabale tire à vue et de très loin, et même les plus petits ennemis font des dégâts ravageurs. Si vous croisez la route d’une main tout droit sortie de la Famille Addams, fuyez ! Il en sera de même pour les fils de Cerberus, dont les flammes feront descendre votre barre de vie à vitesse grand V. Si vous faisiez partie de ceux qui faisiez un épisode de «Doom» d’une traite sans sauvegarder, vous aller au contraire découvrir les joies de cette option avec «Blood».

On a parlé de niveaux plus détaillés, mais aussi mieux construits. Chaque niveau (amenés à un total de 60 si on compte les deux add-ons) fait preuve d’un développement moins linéaire que les FPS du même genre. Il arrive bien souvent que les maps invite le joueur à explorer un lieu dans son ensemble avant de trouver une première clef pour débloquer une autre partie du niveau, et ainsi de suite. Avec en plus la présence de niveau en étage, on obtient un rythme beaucoup plus lent que «Duke Nukem 3d», mais paradoxalement avec beaucoup plus d’action (il y a parfois trois fois plus d’ennemis à tuer). Si les premiers niveaux évoque le jeu de 3d Realms, les derniers font preuve d’une inventivité folle, auxquels s’ajoutent des puzzles plus complexes (niveaux labyrinthiques, combinaison à trouver pour débloquer une série de plusieurs portes, ...).

titre Conclusion

«Blood» est une réussite inattendue tant celui-ci excelle en tout point au côté de «Duke Nukem 3d». Cette version alternative du jeu original, survitaminé apporte la preuve qu’il est toujours possible d’améliorer l’exceptionnel. De toutes les jeux basés sur le Build Engine, «Blood» est le seul qui tirera véritablement son épingle du jeu.

Ceux qui ont adoré «Duke Nukem 3d» ne pourront qu’aimer «Blood», qui se révèle être l’un des meilleurs doom-like des années 90. La génération des FPS à l’ancienne se clôt en cette triste année 1997 au côté de Shadow Warrior et Redneck Rampage, deux autres jeux conçus comme«Blood» qui, bien qu’excellents, ne parviennent pas égaler celui-ci. La lignée initiée par Quake un an plus tôt commence de son côté à s’imposer par des titres aussi excellents que Dark Forces II : Jedi Knight.

«Blood» aura tout de même le droit à sa suite une année plus tard, Blood II : The Chosen. Monolith Productions signe l’un de ses premiers FPS en 3d mais la réussite n’est pas au rendez-vous. Qu’importe Caleb a déjà marqué nos coeurs (de gamers) au fer rouge. « I live... AGAIN ! »

titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier BLOOD.EXE. SETUP.EXE permet de configurer le jeu.
Pour la version CD, lancez le fichier INSTALL.EXE de l'image disque.



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