James Pond 2 : Codename Robocod
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Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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titre L'HISTOIRE

L'infâme Docteur Maybe, l'ennemi irréductible de la paix universelle, a investi l'usine de jouets du Père Noël, au Pôle Nord, et a enlevé tous les pingouins de la banquise. Dans son cerveau malade, le Docteur a imaginé bourrer les animaux d'explosifs et les substituer aux jouets que les enfants du monde entier attendent impatiemment pour Noël. Un massacre se prépare.
C'est ici qu'intervient James Pond, l'espion qui avait déjà mis en déroute l'affreux Maybe dans le premier opus James¨Pond:underwater Agent. Mais notre ami poisson a troqué ses habits d'espion contre des pouvoirs de justicier, avec un corps téléscopique.
Dans ce jeu de plate-forme à la troisième personne, vous allez investir le Château qui tient lieu d'usine du Père Noël, vous allez reprendre les jouets détournés par le Docteur Maybe, et libérer les pingouins avant qu'ils ne soient empaillés avec du plastic. Pour mener à bien cette mission, il vous faudra inspecter toutes les zones que vous allez débloquer, et éliminer les ennemis que le Professeur a mis en travers de votre route.

titre LES COMMANDES ET LES MOUVEMENTS

Le jeu se joue au clavier, et bénéficie d'une interface d'une simplicité exemplaire, comme vous allez le constater en lisant le paragraphe suivant.
Les touches directionnelles constituent les principales commandes: la flèche Haut permet de sauter, la flèche Bas permet de se baisser, et donc d'éviter certains ennemis ou objets. Les flèches Gauche et Droite permettent de diriger votre héros dans un sens ou dans l'autre, mais aussi de diriger le saut dans la direction choisie.
La barre d'espace est celle qui permet à James Pond de déployer son corps télescopique. Ce mouvement ne peut se faire qu'en position immobile, et vous permet de débloquer des accès inaccessibles autrement, parfois même invisibles. Et comme le jeu est truffé de bonus et de petits secrets, il faudra constamment utiliser cette fonction. Parfois, l'étirement vous permettra d'atteindre des corniches à partir desquelles vous pourrez crapahuter pour aborder une zone inaccessible. Il suffit d'appuyer sur la flèche bas pour se lâcher.
Pour éliminer les ennemis qui s'empresseront de mener à bien votre mission, soit vous les évitez en sautant par dessus, soit vous leur sautez carrément dessus en appuyant sur la flèche bas pour donner plus de poids à votre coup porté.
Parmi les astuces à connaître, il y a des boîtes surprises et des petites armoires à ouvrir sur votre long parcours parsemé d'embûches. Il vous suffit, la plupart du temps, de vous placer en dessous et de sauter pour libérer le jouet ou la surprise qu'elle renferme. Mais attention, certaines boîtes contiennent des fioles de poison ou pire, des ennemis qui jaillissent comme des diablotins, et il vous faudra éviter de perdre des points de vie.
Ah, la vie, parlons-en! Vous bénéficiez de cinq points de vie et de trois vies. Chaque fois que vous perdez un point de vie, le visage de James Pond, visible en bas de l'écran à gauche, se contracte et le nombre de doigts désigne les points de vie qu'il vous reste avant de perdre définitivement une vie. Vous pouvez regagner des points de vie en dénichant des étoiles, et la croix ankh, particulièrement rare, vous permet de gagner une vie entière.
Parmi les autres éléments, il y a aussi des triangles noirs, qui sont des ascenseurs permettant de gagner des hauteurs inaccessibles, même avec votre pouvoir télescopique.
Il n'y a pas de codes de sauvegarde entre chaque niveau, ce qui est un peu le point noir du jeu. En clair, vous allez apprendre les niveaux par coeur pour arriver au dernier boss. Cependant, vous bénéficiez, pour les deux premiers game over, de la possibilité de reprendre là où vous avez perdu la partie. Un message vous demande si vous voulez reprendre la partie, et vous avez une dizaine de secondes pour vous décider.
Autre astuce, décrite sur tout bon forum dédié à ce jeu, c'est de commencer la partie avec un cheat code qui vous procure l'invincibilité durant quelques minutes. Ce cheat code est indiqué dans la section astuces de cette fiche d'ailleurs.
Dernière astuce: les véhicules, accessibles à certains moments et à certains niveaux, vous permettent soit d'atteindre une zone inaccessible, soit carrément de finir le niveau. Et lorsque vous avez libéré le nombre de pingouins présents dans votre zone, une sortie clignote et vous n'avez plus qu'à l'emprunter.

titre UN JEU HAUT EN COULEURS

James Pond 2 avait déjà été développé en 1991, dans des versions adaptées pour Atari ST et pour Amiga. L'accueil du public avait été tel que l'équipe a remasterisé le jeu, en exploitant toutes les capacités que le nouvel Amiga 1200 pouvait offrir. Du même coup, le soft a été développé pour le DOS, en 256 couleurs. C'est cette version, un peu plus terne que celle développée pour l'Amiga 1200, voire, selon certains gamers que la version Megadrive, qui est proposée ici.
Mais ne boudons pas notre plaisir: le jeu permet d'évoluer dans des décors immenses, avec des centaines d'écrans ( les testeurs de Generation 4 et de Joystick en ont recensé 2500)! Vous allez visiter dix mondes, chaque porte ouvrant sur des zones variées, centrées sur des thématiques liées au monde de l'enfance, ce qui est cohérent puisqu'il s'agit de l'usine du Père Noël. Du monde des jouets, à celui des pâtisseries, ou celui des peluches, des jeux de société, vous ne risquez pas de vous ennuyer une seconde. Le jeu vous immerge dans des décors faits de couleurs chatoyantes pleins de fantaisie et d'humour.
L'humour, justement, il mérite une petite annotation ici: Robocod, c'est un jeu de mot fondé sur "cod" (morue en anglais). Au gré de votre mission, vous allez rencontrer des personnages loufoques, comme ces mamies qui jaillissent d'un bus à impériale, et qui sont à éviter pour garder des points de vie. Parmi les bonus, une paire d'ailes d'ange vous sera précieuse pour atteindre un dernier pingouin planqué sous des plafonds inaccessibles ( la position télescopique ne fait pas tout!). Vous pourrez sauter de l'avion en petit parachute, prendre de la hautur en sautant sur des éléments du décor ou sur des ennemis. Le tout avec des décors criards et débordant d'imagination.
Les phases de plate-forme alternent avec des moments de scrolling horizontal, comme lorsque vous vous trouvez à bord de ce train où le fait d'être "rattrapé" par la fin du décor signifie le game over ( un peu comme dans «Tintin au Tibet»). Il y a aussi des duels avec des boss, et ce fameux boss de fin de jeu, qui vous demandera beaucoup de pugnacité pour sortir vainqueur.
Le défaut principal, outre l'absence de sauvegarde, c'est que les mondes visités ne peuvent plus être revus au cours de la partie: quitter une zone est définitif. Et si vous quittez un endroit par mégarde, vous ratez tous les bonus. Ce défaut est surtout dommageable au fait que le jeu est mesuré par un score que tout gamer cherche à battre et à améliorer.
Mais le jeu vous garantit des heures et des heures de plaisir et de réflexion.

titre UNE EQUIPE CENTREE AUTOUR DE CHRIS SORRELL

Chris Sorrell est le jeune créateur de la série des James Pond. Son premier opus, développé quasiment en solo sur Amiga et Atari St en 1990, avait été applaudi par l'ensemble de la presse et du public. Dans la foulée de cette reconnaissance, le jeune Britannique avait développé James Pond 2. Ce second opus avait obtenu une très large audience, et c'est ce qui avait décidé Chris à élargir sa petite équipe, en recrutant des copains aptes à le développer pour Dos, Amiga 1200, et toutes les machines existantes.
Cette bande de copains, elle avait tout juste réalisé le jeu «Alcatraz» pour Infogrames. C'est ainsi que Mark Stamps, Kevin Cook et Neil Beresford ont rejoint la Pond team pour apporter leur savoir-faire et leur enthousiasme.
Parmi les recrues, Chris a également fait confiance à Mark Healey, qui venait de contribuer au remarqué «Sleepwalker». Ce dernier a d'ailleurs entamé avec ces deux jeux une carrière qui devait prendre une tournure remarquable. En effet, Mark Healey est crédité dans l'équipe de «Magic carpet», puis dans celle de «Dungeon Keeper» où il a entamé une collaboration avec l'un des meilleurs du jeu vidéo, Peter Molyneux en personne («Populous», «Theme Hospital», et plus récemment Alan Wake).
Deux personnes ne sont pas portées au générique de la version DOS de James Pond 2, mais ont pourtant eu un rôle fondamental.
Steve Bak, d'abord, qui a travaillé sur James Pond version Megadrive et Atari St, pourrait être rebaptisé "Monsieur Map", car c'est lui qui a travaillé les maps du jeu, en imaginant les diffèrents mondes que les graphistes ont ensuite dessinés. Même si la version DOS ne reprend pas tous les itinéraires de la version première, elle en reprend de nombreux éléments.
Et enfin, citons Richard Joseph, le musicien qui a contribué à toutes les bandes son de la série de James Pond. Le thème principal de James Pond 2 reprend celui du film Robocop, et les quatre autres thèmes ponctuent votre progression au coeur des usines du Père Noël occupées par le Père Fouettard, euh, le Professeur Maybe.
Pour clore cette section consacrée aux crédits, rappelons que Richard Joseph a apporté sa contribution à une cinquantaine de jeux jusqu'à sa mort en 2007. Parmi les titres disponibles sur Abandonware-France, citons les jeux «Cannon Fodder», «Rome AD 92», «Lure of the Temptress» ou encore «The Flight of the Amazone Queen». Ces jeux ont connu un succès en partie dû à la bande son de Maître Joseph.

titre Y A T-IL UN COPYLOCK DANS L'AVION?

Le générique mentionne un nom qui passe inaperçu, mais qui a une importance fondamentale entre 1986 et 1996. Ce nom, c'est celui de Rob Northen. Si vous ne connaissez pas directement son nom, vous devez probablement connaître celui de son invention: Copylock.
Entre 1986 et 1996, il a été chargé de la protection anti-copies pour les versions Amiga, DOS et Atari St, travaillant au gré de ses contrats avec de nombreuses sociétés, comme Psygnosis, Domark, Virgin, Infogrames ou encore Ubisoft. Cauchemar des hackers, il a inventé son système et l'a labellisé en créant la société Copylock. L'homme des codes et de la compression est devenu le chouchou des studios pendant près de dix ans.
Aujourd'hui, Rob Northen travaille toujours dans l'informatique, mais il a quitté l'univers du jeu avec la fin de l'ère Amiga. En effet, Rob avait d'abord inventé ses systèmes de codage pour Amiga, avant de les adapter pour le DOS ou pour Atari St.

titre LE MEILLEUR ADVERGAME DES ANNEES 90?

Un advergame, c'est un jeu qui vante un produit publicitaire ( advertisement/ Game). Avec l'essor des jeux vidéo, les publicitaires ne s'y sont pas trompés, et de nombreuses firmes ont financé des studios pour développer un jeu centré sur une marque. Ce phénomène était dans l'air du temps dans les années 1990, et a permis de donner naissance à des jeux parfois de haute qualité.
Parmi les advergames les plus célèbres, nous pouvons citer «Cool Spot», que développa David Perry en personne ( «Aladdin», «Earthworm Jim») pour la marque Seven Up.
Les confiseries ne furent pas en reste, puisque Chupa Chups a financé le jeu «Zool», et Haribo a développé et distribué «Hariboy's quest».
Au rayon Chips, Curly a financé le très bon «Push Over» et sa "non suite" «One Step Beyond».
Macdo ne pouvait pas rester sur la touche, et diffusa Mc Donald's land, tandis que Kellog a débloqué les fonds qui ont permis de créer «Tony&Friends in Kellog's land».
En ce qui concerne James Pond 2, c'est un advergame qui vante les biscuits chocolatés Penguins. On comprend mieux l'épaisseur du scénario, prétexte à un jeu de plateforme pour les uns, et de publicité pour les autres.
Quoi qu'il en soit, James Pond 2 apparaît, vingt ans après sa sortie, comme l'un des tout meilleurs advergames de cette période où la publicité cherchait de nouveaux supports à l'heure où triomphait la mondialisation.
D'ailleurs, le jeu a été porté sur la console Playstation au début des années 2000,puis sur PS2 en 2006, un signe qui ne trompe pas.

titre CONCLUSION

Entamée en 1991 avec Underwater Agent, la série James Pond, née dans le cerveau bouillonnant de Chris Sorrell, a connu une digne suite, avec ce célèbre soft de James Pond 2. Dès 1993, un troisième James Pond a vu le jour, avec un hommage en forme de clin d'oeil à Moonraker. Après avoir épinglé James Bond puis Robocop, Chris renoue avec James Bond. Mais James Pond 3: Operation Starfish n'a jamais connu le succès de son prédecesseur, et n'a jamais été porté sur DOS.
Parallélement à la série, le label James Pond a donné lieu ( pardon pour ce jeu de mot stupide) à un titre qui a fait un flop: The super aquatic games (1992). Chris Sorrell n'a d'ailleurs pas participé à ce jeu, ce qui n'était pas pour lui déplaire.
Au final, si la série des James Pond n'a connu qu'un seul soft sur DOS, on peut se réjouir d'une chose, c'est que ce fut le meilleur. Qu'attendez-vous pour le télécharger, il est disponible en abandonware facile!



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