Spellcasting 101 : Sorcerers Get All the Girls
Série
Année
1990 (Sortie FR)
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.73
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titre Spellcasting 101 : Sorcerers get all the girls


Sorti en 1990, «Spellcasting 101» est le premier jeu de Legend Entertainment, studio fondé en 1989 par Bob Bates et Mike Verdu. Bob Bates, qui s'était retrouvé au chômage lorsque Infocom avait cessé ses acivités en 1989, créa Legend Entertainment pour continuer à faire ce qu'il aimait, c'est-à-dire des jeux d'aventure. La première production de Legend fut naturellement un jeu d'aventure textuel et l'on fit appel, pour le scénario, à Steve Meretzky, concepteur avec Douglas Adams de «The Hitchiker Guide to the Galaxy», l'un des plus gros succès d'Infocom.

titre Un drame familial


Vous incarnez Ernie Eaglebeak, un jeune homme qui vient juste d'être accepté à l'Université de Sorcellerie. Votre beau-père, une brute épaisse, a d'autres projets d'avenir pour vous, il vous verrait bien valet à la ferme des dragons, un endroit intéressant où le personnel a une durée de vie assez courte. Il vous a donc enfermé dans votre chambre le temps que le recruteur de la ferme arrive. Votre avenir ne tient qu'à la rapidité avec laquelle vous lui grillerez la politesse. N'ayez crainte, il y a au moins deux manières de jouer la fille de l'air !
Si ce début vous rappelle quelque chose, sachez que le jeu est antérieur de sept ans au premier roman du jeune sorcier à lunettes rondes (Ernie porte aussi des lunettes d'ailleurs...).
Après avoir pris la poudre d'escampette, vous arrivez le jour dit à l'université. Vous commencez par régler les questions administratives. L’occasion pour les concepteurs de vérifier que vous avez délié la bourse pour obtenir votre jeu. Les réponses aux questions posées par le secrétaire sont données, en effet, sur une feuille intitulée « registration form » fournie avec la boîte du jeu.
Commence ensuite votre vie d'étudiant faite de cours, de tests mais aussi de nombreuses sauteries organisées par les fraternités de l'université. Si au début vous déambulez un peu au hasard, les choses se mettront vite en place et montreront au monde incrédule, et surtout à la partie féminine de celui-ci, quel héros vous êtes !


titre Un humour adapté à la situation


Tout le jeu baigne dans un humour très potache, mélange de grosse farce, de jeux de mots stupides et d'absurdité à la Monty Python. Steve Meretzki est un maître du genre, aussi le jeu eut un grand succès et se vit affubler de deux suites intitulées bien sûr «Spellcasting 201» et «Spellcasting 301» (encore une fois, toute ressemblance avec la saga du sorcier à lunettes est à proscrire). Steve Meretzki participa à la conception de nombreux autres jeux de Legend (et de légende !) comme «Eric The Unready», hilarante aventure d'un chevalier de la Table Ronde. Signalons que pour permettre aux personnes sensibles et aux enfants de vivre l'aventure (ou en cas de présence d'une ligue de vertu), il y a deux modes de jeux : nice (installé par défaut) et naughty. Les différences entre les deux modes sont importantes, le mode nice est basé sur les discussions alors que le mode "naughty" permet une approche un peu plus physique, les images varient selon le mode choisi, on est cependant très loin de la pornographie.


titre L'apothéose du jeu d'aventure textuel



Dans «Spellcasting 101», les concepteurs de Legend étrennent leur nouvelle interface. Tous issus d'Infocom, ils ne conçoivent le jeu d'aventure que comme textuel, mais sont cependant conscients qu'il faut renouveler le genre et le rendre plus convivial. Ils créent alors une interface hybride entre le point and click et le jeu d'aventure textuel, conservant cependant, une bonne partie des codes de ce dernier.
L'écran de jeu comprend une fenêtre graphique représentant un lieu ou un personnage. Le graphisme est en VGA d'un rendu plutôt simple mais très précis. Si l'on clique sur un élément de cette fenêtre, on obtient un bref texte de présentation. En haut et à gauche de l'écran, une rose des vents permet de se déplacer facilement d'un endroit à un autre, juste à côté, quelques boutons pour accéder à l'inventaire, à un plan des lieux ou redimensionner les fenêtres. En dessous, sur le côté gauche, une première colonne contient tous les verbes que l'on peut utiliser, une seconde liste les prépositions s'adaptant au verbe choisi, la troisième affiche les objets ou les personnes utilisables. Le dernier quart de l'écran est utilisé par la fenêtre d'écriture où le joueur communique avec le programme.
Le jeu peut se commander complètement à la souris ou uniquement au clavier, mais rien ne vous empêche de naviguer entre les deux. La prise en mains est de toute manière simple et intuitive.
L'analyseur syntaxique est excellent. Il comprend une quantité impressionnante de mots qui ne se limite pas à ceux affichés dans les colonnes. Même les comportements les plus saugrenus trouvent une réponse adéquate. On se demande comment les concepteurs ont fait pour anticiper les actions les plus bizarres des joueurs !
Si les graphismes en VGA sont très corrects avec des décors assez simples, une grande attention fut accordée aux personnages. Tout l'aspect visuel est très clair et donc très lisible, avec un soin particulier apporté à la plastique des personnages. La musique, quant à elle, demeure quasi inexistante bien que le jeu reconnaisse les cartes sonores.

titre Fluent English


Le jeu gère le temps et il faudra vous organiser pour assister aux cours où vous recueillerez des indices importants. Pensez aussi à honorer vos rendez-vous, sans oublier de faire un tour dans les différentes fraternités qui organisent des bacchanales échevelées, baptisées pudiquement sauteries.
L'utilisation de la magie permet de surmonter les difficultés du jeu. Les sorts, pour aussi farfelus qu'ils apparaissent, ont souvent une utilité précise qu'il faudra découvrir. Leur maniement est des plus simples : vous les récupérez, les notez dans votre livre de sorts, il suffira ensuite de prononcer leur nom pour qu'ils agissent.
Le plus gros écueil de «Spellcasting 101» est la langue. Le jeu nécessite un bon niveau d'anglais pour comprendre le langage soigné des professeurs et l'argot de vos camarades. Heureusement, les sauvegardes en quantité illimitée, et accessibles à tous moments, permettent de progresser par essais et par erreurs.

titre Un classique


L'humour ravageur de Steve Meretzki, allié au soin apporté à sa réalisation, font de «Spellcasting 101» un grand classique du jeu d'aventure, malheureusement réservé aux anglophones.


titre Lancement


Le jeu fonctionne correctement avec la dernière version de Dosbox sans réglage particulier.
Lancer Install.exe pour configurer la carte son puis Legend.bat pour accéder au jeu.
Après votre évasion, au moment de l'inscription à l'université, le secrétaire vous posera quelques questions. Les réponses à celles-ci sont sur une feuille intitulée "registration form" disponible avec le jeu. Il s'agit de la seule protection du logiciel. Cette feuille se trouve dans la galerie d'images de la fiche: Voir Scan CD/ Disquettes. Bon jeu!



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