Civilization IV
Ce test a été écrit par Jakeblues66.

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Ben oui, je viens de terminer Civilization IV

...Enfin, terminer une partie. Les Civ-games sont des jeux dont il est pratiquement impossible d'embrasser l'entièreté des possibilités.

Je parle donc ici de la célèbre série des Civilization, immaculée conceptrice du genre. Et plus particulièrement du 4e opus de cette série.

Un petit rappel sur le but du jeu (pour cette dernière version) : Mener une civilisation de sa naissance à son apogée. Cette apogée peut se représenter de multiples manières : Meilleur score de civilisation en l'an 2050, victoire par conquête (en ayant éliminé toutes les autres civilisations), Victoire par domination (contrôle de 2/3 des terres et population 25% supérieures à celles des autres civilisations), victoire culturelle (avoir 3 villes légendaires), victoire par la conquête de l'espace (envoyer la première mission vers Alpha du Centaure) et la victoire diplomatique ( vote d'une résolution de l'ONU).
Les objectifs du jeu sont donc simples...ce qui ne rend pas le jeu simpliste pour autant.

Le début du jeu est toujours pareil : choix du monde (beaucoup ou peu de terres, taille, climat, niveau de la mer), choix d'une civilisation (sur 34 il me semble avec toutes les extensions), choix d'un "héros" disposant de 2 traits de caractère particuliers apportant des bonus dans le jeu (par exemple : Jules César pour les Romains, Napoléon ou Louis XIV pour les français,...),
Ensuite, débute le jeu avec deux unités un colon (d'office forcément) et une unité de combat ou d'éclaireur selon la civilisation.
Le jeu se joue par tour de jeu représentant les années (au début du jeu, un tour représente plusieurs années vers la fin, chaque tour équivaut à un an)

Pour atteindre l'un des objectifs, il faudra créer une ville avec les colons, la développer pour en sortir de nouveaux colons qui iront établir une nouvelle ville, etc.... En même temps, il faudra veiller à l'évolution scientifique, économique et militaire de la civilisation pour qu'elle reste en course.
Les choses s'accélèrent assez vite puisque dès le départ, des choix sont à prendre : vais-je rechercher la poterie en premier (pour construire un grenier)ou la maçonnerie (pour construire des remparts renforçant la protection des unites en ville en cas d'attaque).
On rentre alors dans une spirale infernale bien connue des joueurs : celle
du "Allez, encore un tour et puis j'arrête (et je vais me coucher)!"

Mais, avant d'aller plus loin et pour mieux justifier mon opinion sur ce quatrième rejeton, un rapide retour en arrière sur ses ainés.

Le premier Civilization, né en 1991, était une révolution dans le monde vidéoludique. Des trouvailles énormes : la répartition de la populaton en "paysans", scientifiques, économistes,... un arbre technologique cohérent calqué sur l'histoire du monde, une douzaine de civilisations jouables, cinq niveaux de difficultés, etc...
Le jeu se joue en vue "du dessus"
En lui-même le jeu n'avait que peu de défauts. Le vrai gros défaut qui me revient en mémoire concernait la perte de toutes les unités empilées sur une seule case si une des unités empilées perdait son combat (du coup, empiler ses unités risquait vite de mener à la ruine).
Certains pointeraient des graphismes basiques mais pour l'époque, et vu l'objectif principal du jeu, ça me semble plus que correct.

En 1996, sort Civilization II qui représente à mes yeux l'amélioration à de nombreux niveaux de son ancêtre. Meilleurs graphismes, le "bug" de l'empilement disparaît. La vue passe en 3/4 sans que cela ne nuise à la lisibilité du jeu. Bref, Civilization II magnifiait encore plus le concept original sans apporter de changements majeurs. Un jeu réussi.

Arrive ensuite, en 2001, le controversé Civilization III, adulé par les uns, rejeté par les autres. Civilization III amenait de grands changements. entres autres des graphismes plus fins (mais un changement moins frappant qu'entre le 1 et le 2), de nouvelles matières premières à exploiter, de nouvelles unités,...
A mon souvenir, c'est aussi dans cette 3e mouture que les philosophies et les religions ont eu un premier impact réel dans le jeu.
Le gros problème de ce jeu, c'est que vers le milieu de partie, même dans le niveau de difficulté le plus bas, les choses se compliquent grandement.
En effet, l'évolution de la civilisation joue énormément sur ses progrès scientifiques, la création de nombreuses villes est une nécessité pour pouvoir garder un rythme de croisière dans la recherche des nouvelles technologies. Jusque-là, rien de nouveau, c'était déjà le cas pour les versions 1 et 2.
Mais ici, avec l'apparition des nouvelles matières premières, l'approvisionnement des villes devenaient une nécessité. De plus, plus il ya de villes, plus la corruption est grande...du coup, les structures prévues pour le bonheur des populations sont à construire dans ces villes au bord de la révolution. Ces structures finissent par coûter énormément au budget global...il faut donc ramener plus d'argent des villes et donc...diminuer la recherche...
Bref, en résumé, les fins de partie de civilization III devenaient des enfers de micro-gestion et chaque nouveau tour de jeu devait être analysé avec attention.
En outre, l'ère moderne requérait de garder une armée d'ouvriers à disposition pour combattre les effets de la pollution.
Enfin, dernier point concernant les combats : dans les 2 premières versions, les combats étaient une résolution sur base des stats des unités en présence. Cela laissait une part due au hasard mais en général, une unité de force 16 avait peu de chance de perdre face à une unité de défense 2 fortifiée en ville.
Il ressort que le côté hasardeux a été gommé dans ce civilization III. En effet, à un moment ou un autre, on finit toujours par lorgner sur les villes de la civilisation voisine. Dans ces cas-là, je préparais mes troupes, les massait pas loin des villes convoitées, déclarait la guerre et en un tour, prévoyait de capturer 3 ou 4 villes d'un coup. Là où ça devient bizarre, c'est quand tout d'un coup, les unités envoyées à l'attaque des diverses villes se font laminer alors que sur le papier, le défenseur a peu de chances de résister. Il m'est arrivé de lancer une bonne vingtaine de fois la même séquence d'attaque...pour en arriver chaque fois au même résultat une fois tous les combats finis...bref, le côté hasardeux a disparu et le programme trichait pour que l'on ne gagne pas trop vite (enfin, ça reste mon opinion). C'est un poil râlant lorsque par exemple, 3 cavalerie sont décimées par une seule unité d'archer fortifiée en ville...

Et finalement, vient, en 2005, Civilization IV, celui qui va remettre tout le monde (ou presque) d'accord.
Ce civilization IV, donc, met fin à la micro-gestion infernale du III et gomme plusieurs difficultés de cette ancienne version (par exemple, la corruption se révèle moins une plaie qu'avant). On crée moins de villes mais ils devient nécessaire de les spécialiser, un choix à prendre en fonction de l'environnement direct. Les unités gagnent de l'expérience au combat, expérience qui se manifeste par des bonus à choisr à chaque niveau. Ces bonus de combats apportent de nouvelles possibilités d'un point de vue stratégique.
La pollution existe toujours avec un moindre impact par contre, un facteur santé apparaît pour compenser. Cela permet surtout de diminuer la micro-gestion sur les ouvriers.
Toujours plus de merveilles certaines uniques au monde, d'autres uniques par civilisation. Les améliorations de terrains prennent leur envol (ferme pour la nourriture, hameau pour le commerce, moulin à eau ou à vent, exploitation agricole, paturage, etc...)
La religion est maintenant très présente dans le jeu.
Enfin, la politique globale de la civilisation se définit par 5 doctrines : Gouvernement, Justice, Travail, Economie et Religion. On a là une idée de génie qui ouvre encore plus les possibilités : je peux maintenant avoir un état démocrate nationaliste environnementaliste basé sur le servage et la liberté de culte ou un état policier avec liberté d'expression, une économie communiste (pour rmémoire, le communisme à la base n'est pas un régime dictatorial, ce sont des dirigeants comme Staline ou Castro qui l'ont rendu tel), un système de castes et païen. Bref, on peut effectivement se retrouver avec une civilisation parfois incohérente (par exemple, ci-dessus, l'état policier où existe la liberté d'expression) mais cette méthode apporte une diversité bienfaisante dans l'orientation des civilisations. Chaque doctrine ayant ses propres avantages.

Il est illusoire de dévoiler en quelques mots tous les bienfaits de ce civilization IV.

Je rajouterais juste les 2 très bonnes extensions : "Warlords" qui ajoute, de nouvelles civilisations à jouer, de nouveaus scénarios et les accords de vassalité entre 2 civilisations et surtout "Beyond the sword" qui outre de nouveaux scénarios et nouvelles civilisations, apporte les espions et les sociétés commerciales, et 2 mods (en particulier) un mod fantasy et un mod exploration spatiale. Bref, une extension qui exploite au maximum les possibilités de civilization IV.

En un gros résumé, Civilization IV est un excellent jeu, qui remet le plaisir de jouer au premier plan et gomme la micro-gestion pénible du III. Plus abordable pour la majorité des joueurs. Les hardcore gamers trouveront malgré tout leur bonheur dans les niveaux de difficulté plus élevés.
En un mot : Indispensable (pour peu que l'on aime ce genre de jeu). Dans ma bouche, et étant un râleur notoire difficile à satisfaire, ce n'est pas un vain mot









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