- Jeu d'aventure
- Mark Crowe, Scott Murphy
- Objectif : 500000$ - Terminé à 539 676$
- Lien vers Kickstarter

News Abandonware
Les joueurs prennent les commandes ! [mise à jour]
Par Zappy
09/06/2012
2 commentaires
Mise à jour 20 juillet :
quelques projets sont terminés, certains sont arrivés à leur terme avec succès, d'autres ont malheureusement été avorté. La Crowdfunding n'est pas la solution miracle. Les futurs projets sont soumis directement aux consommateurs qui jugent parfois difficilement. Le projet du livre "16-32 bits la passation" le prouve. Le sujet pouvait être alléchant mais les internautes auront choisi d'autres projets, d'autres priorités... dur, mais il faut savoir rebondir, les projets recalés seront peut être abandonné mais on leur souhaite de s'affiner et de trouver d'autres voies...
Article d'origine :
On a longtemps pensé que certains genres de jeux étaient définitivement perdus, ou que certains de nos héros de jeunesse ne reviendraient plus sur nos écrans. La faute aux impératifs de rentabilité imposés par les actionnaires, qui font qu'un éditeur préfère aujourd'hui sortir un Call of Warfare : Modern Duty ou un énième FPS insipide plutôt qu'un Point'N'Click dont l'attrait est nul à ses yeux. Mais tout a changé depuis quelques mois, et l'arrivée du crowdfunding.
Le crowdfunding, qu'est-ce que c'est ? Un terme bien barbare pour une idée toute simple : un financement communautaire. Pour résumer, un créateur a une idée qu'il veut concrétiser, mais pas les fonds pour lui permettre de mener son projet à bien : il lance alors un appel à de généreux mécènes qui vont lui fournir l'argent nécessaire pour arriver à ses fins. Rien de bien nouveau depuis l'époque de Michel-Ange et Léonard De Vinci, en somme. Sauf que... Depuis quelques années, des sites se sont créés sur le web, qui se proposent de mettre en avant les projets de divers genres, et de servir d'intermédiaire entre les créateurs et les donateurs.
L'idée n'est pas nouvelle : il y a déjà plusieurs années que des sites se sont montés dans des domaines aussi variés que la musique ou le cinéma. My major company, pour la musique, ou Touscoprod, pour le cinéma, ont ainsi permis à des internautes de participer au financement de projets artistiques. Mais ils se limitaient à un seul genre de projets, et ce ne sont pas les seuls. Aujourd'hui, on connaît par exemple Kisskissbankbank ou Indiegogo. Aux Etats-Unis se lançait en 2009 un site qui allait faire parler de lui plus tard : Kickstarter.
La différence majeure avec le mécénat tel qu'on le connaissait avant, c'est donc qu'aujourd'hui, il n'y a plus un seul donateur, mais 10,100,1000... voire beaucoup, beaucoup plus. Et que chacun donne en fonction de ses moyens, selon un barème établi par le créateur du projet. En effet, en fonction du montant qu'il promet de fournir, le donateur va pouvoir obtenir une "récompense". Rien de financier, le don n'est pas une participation au capital d'une société : on ne peut dire, comme certains le disent parfois, qu'il doit y avoir un retour sur investissement. Plutôt une récompense pour avoir cru à un projet, et l'avoir soutenu. Les montants que vous pouvez promettre vont de 1$ ou 1€, en fonction de l'origine du site, à plusieurs milliers de dollars. Les récompenses sont à l'avenant : d'un remerciement du créateur, on peut aller jusqu'à une version en boîte du jeu qui est créé, jusqu’à une tenue du héros du jeu que vous soutenez. Vous pourrez aussi vous retrouver dans les remerciements du générique d'un film ou d'un jeu, ou vous voir offrir un repas avec le créateur de jeu vidéo mythique de votre adolescence...
Une mise en avant qui mène au succès ?
Il ne faut pas se faire d'illusion : tous les projets n'aboutissent pas, malgré la bonne volonté de leurs créateurs. C'est que l'objectif fixé n'a pas été atteint. Et dans ce cas, les donateurs ne donnent rien. C'est donc sans aucun risque si le projet n'est pas totalement financé. Par contre, si l'objectif est atteint, alors le projet va pouvoir être développé. Et si l'objectif est dépassé, alors on a régulièrement des annonces pour des "stretch goals", qui annoncent, selon les sommes supplémentaires recueillies, des ajouts au projet, que ce soit plus de contenu ou une musique interprétée par un orchestre pour un jeu, ou des bonus supplémentaires.
Le système est donc un moyen moderne, et probablement le meilleur aujourd'hui, de permettre aux artistes et créateurs de tout poil de présenter leurs projets au plus grand nombre. Cela permet donc de voir éclore des oeuvres, des jeux, des livres et des films qui autrement n'auraient pu se financer auprès des investisseurs et producteurs classiques. Aujourd'hui, plus besoin d'Universal, Sony ou Warner pour sortir son disque. Plus besoin d'Electronic Arts ou d'Activision Blizzard pour sortir un jeu révolutionnaire, ou tout simplement à l'ancienne, qui ne vendrait pas 2 millions d'exemplaires la première semaine suivant sa sortie. Et c'est là que cela nous intéresse nous autres, amateurs de jeux à l'ancienne.
Un nouvel espoir ?
Car bien évidemment, cela a donné des idées aux créateurs de jeux vidéos. Les divers sites "généralistes" possèdent tous leur section gaming, proposant la plupart du temps des projets relatifs au jeu vidéo (mais pas que, on a aussi des projets de jeux de société). Et depuis longtemps, des créateurs demandent de l'aide pour financer leurs jeux. Mais depuis février 2012, le crowdfunding est rentré dans une autre dimension pour le jeu vidéo. Tout cela grâce à Tim Schafer, un ancien de Lucasarts qui a créé Day Of The Tentacle, Full Throtlle ou Grim Fandango, entre autres... Un grand nom du jeu d'aventure, tout le monde en conviendra. Mais le monsieur était frustré, car il souhaitait revenir à ses premières amours : le jeu d'aventure à l'ancienne. Mais aucun éditeur ne voulait prendre le risque de se lancer dans un genre considéré en mort clinique depuis des années, malgré les relatifs succès des Runaway, des productions de Telltale et quelques autres représentants du genre. C'est ainsi qu'avec sa société, Double Fine, il a décidé de se relancer dans un projet de jeu d'aventure à l'ancienne, comme il les faisait il y a encore quinze ans. Mais pour se financer, puisqu'aucun éditeur ne le soutenait, il fut décidé de se tourner vers Kickstarter, en prévoyant un budget de 400000$, relativement modeste selon les standards de l'industrie vidéo-ludique moderne.
La nouvelle fit très rapidement le tour du net. Et les fans d'aventure sont apparemment plus nombreux qu'on le pensait. En effet, en huit heures, l'objectif était atteint. Et les promesses de dons n'arrêtaient pas de grimper. Ce qui fait qu'après la campagne d'un mois, les résultats furent au dessus des espérances : 3336371$ de dons, plus de huit fois l'objectif. Ce qui permet d'améliorer le documentaire qui est tourné en parallèle sur le développement du jeu, et la mise en place de sous titres en français, italien, allemand ou espagnol.
100% des gagnants ont tenté leur chance
Le succès du projet de Double Fine a mis en lumière ce que l'on savait déjà : que si des fans se mobilisent, alors des oeuvres considérées comme "non rentables" par des éditeurs/producteurs peuvent finalement voir le jour. Mais cela, vous allez pouvoir le constater dans la sélection de projets que nous vous avons préparé.
- pas encore de titre définitif
- Jeu d'aventure
- Tim Schafer, Double Fine Adventure
- Objectif : 400000$ - Terminé à 3 336 371$
- Lien vers Kickstarter
- Jeu d'aventure
- Al Lowe, Replay Games
- Objectif : 500000$ - Terminé à 655 182$
- Lien vers Kickstarter
- Jeu de rôles
- Brian Fargo, InXile entertainment
- Objectif : 900000$ - Terminé à 2 933 252$
- Lien vers Kickstarter
- Jeu d'aventure
- Aaron conners, Chris Jones, Big Finnish Games
- Objectif : 450000$ - Terminé 598 104$
- Lien vers Kickstarter
- Jeu d'aventure
- Infamous Quests
- Objectif : 25000$ - Terminé à 63 281$
- Lien vers Kickstarter
- Jeu d'échecs
- Subdued Software
- Objectif : 100000€ - Terminé à 16 472$
- Lien vers Kickstarter
- Musique
- Chris Huelsbeck
- Objectif : 75000$ - Terminé à 175 534$
- Lien vers Kickstarter
- Livre
- Ekianjo
- Objectif : 15000€ - Terminé autour de 2 500€
- Lien vers Kisskissbankbank
Le système de financement communautaire a ouvert aux amateurs de vieilles licences et de genres abandonnés une raison d'espérer qu'ils auront toujours la possibilité de trouver des jeux à leurs goûts. Ce n'est certainement pas la solution parfaite, car les projets peuvent ne pas aboutir. Cela a cependant permis à des projets qui n'auraient pas vu le jour autrement d'être mis en chantier. Et cela permet à tout un chacun d'avoir un rapport encore plus proche avec les oeuvres qu'il soutient : quoi de mieux pour un fan que de se dire que c'est un peu grâce à lui que ce jeu existe aujourd'hui ?
le 09/06/2012 21:51

le 09/06/2012 22:32

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