Gearheads
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titre Des jouets pour faire la guerre

Entre réflexion et stratégie, voici un petit jeu qui n'a pas reçu d'accueil tonitruant, au cours du premier semestre 1996. Sous des airs un peu austères, sous des musiques aux tonalités métalliques et sous des décors un peu tristounets aujourd'hui, voici un jeu qui ne paie pas de mine, mais qui pourrait vous faire de l'oeil quand vous aurez fini de lire cette fiche de présentation.
Il n'y a pas de scénario, pas de prétexte magique, surréaliste ou bien loufoque. Vous disposez d'un coffre à jouets, dans lequel se trouvent quatre jouets choisis parmi douze, ou selon le fruit du hasard, si vous préférez débuter une partie plus vite. Et votre objectif est de lancer des jouets animés sur un échiquier, pour qu'ils franchissent la ligne de votre adversaire. 21 points sont nécessaires pour remporter une partie, à condition de disposer de deux points d'écart, sinon on poursuit la partie jusqu'à ce que l'un des joueurs (ou l'ordinateur) capitalise plus au moins deux points d'avance.
Chaque jouet a des particularités et des atouts, mais aussi des points négatifs. Et c'est en jouant, et rejouant encore, que vous allez bâtir votre stratégie pour remporter parties et tournois, et trouver toutes les parades pour devenir un Maître en la matière.
Tant que vous n'avez pas remporté douze parties d'affilée, vous ne pouvez débloquer le treizième niveau. Idem pour le niveau 25.
Mais lorsque vous aurez réussi à franchir la fin du 12 éme, vous pourrez débuter les parties suivantes directement à ce niveau 13. Idem pour le niveau 25, qui est donc un seuil vers de nouveaux niveaux.
Les commandes sont accessibles depuis les fichiers, que vous pouvez lire en cliquant sur les onglets qui s'affichent en promenant votre souris sur le haut de cet écran.
Avec le clavier ou à l'aide d'un joystick (dont il faut calibrer les touches), le jeu est assez facile à prendre en main.
Les flèches directionnelles permettent de choisir le jouet à lancer sur l'aire de jeu, et les touches Haut et Bas permettent de lancer les jouets en vous basant sur ce que votre adversaire fait (jouets sur l'échiquier, type de jouets, flèche rouge qui indique où votre adversaire (réel ou incarné par l'ordinateur) s'apprête à lancer le prochain jouet). La touche CTRL permet de lancer le jouet, et si l'on veut décocher un tir avec plus de vitalité, le mieux est de le déclencher lorsque le cercle de jauge d'énergie est remonté.
Attention, si vous jouez contre un adversaire en chair et en os, les touches indiquées sur la page d'aide correspondent à un clavier Qwerty. Voici les touches qui répondent sur un AZERTY:
Z et C permettent de sélectionner le jouet que vous comptez uiliser pour tenter un tir. S et X permettent de monter et de descendre sur les cases de l'échiquier avant de déclencher le tir (Touche Shift).
Petite précision: outre le type de parties, l'écran principal vous permet de choisir entre trois rangs de difficultés, et vous pouvez aussi accéder à des aires de jeux diffèrentes en mode duel.


titre Douze armes déguisées en jouets

Pour chaque partie, il vous sera demandé de choisir quatre jouets entre les douze disponibles. Et pendant la partie, vous lancez autant de jouets que vous le désirerez, en vous souvenant que la jauge qui se recharge mesure la percussion du lancement à venir. En deux mots, lancez moins souvent pour perforer la défense adverse!
Dans la galerie que n'aurait pas désavouée le célèbre Mister Stauf («The 7th Guest»), vous allez apprendre à utiliser les atouts des jouets suivants:

  • Disasteroid:
  • un énergumène qui élimine tous les jouets qui lui barrent la route.
  • Deadhead:
  • fait faire un détour à tous les jouets qu'il rencontre. Ce jouet s'apparente à un crane transpercé d'une arme blanche.
  • Chucketta:
  • Une poule qui donne naissance à un poussin qui se montre plus véloce et malin pour aller passer la ligne adverse. Deux jouets en un, quoi!
  • Big Al:
  • Un Bulldozer qui pousse tout sur son passage: très bien pour emporter des jouets immobilisés sur l'aire de jeu.
  • Presto:
  • Un magicien qui disparaît et réapparaît n'importe où sur l'échiquier. Très bien pour semer la panique dans le camp adverse.
  • Krush Kringle:
  • un gros costaud à tête de père fouettard qui fait changer de direction aux jouets qui sont autour de lui, en tapant du pied par terre.
  • Ziggy:
  • Un cancrelat ultra-rapide qui peut vous obtenir des points. Mais l'IA de l'ordinateur a le chic pour apprendre à contourner les qualités de cet insecte au physique d'athlète.
  • Handy:
  • C'est une main qui soutient et remonte tous les jouets qu'elle rencontre. Impeccable pour enlever des objets qui encombrent l'espace!
  • Zap-Bot:
  • C'est un petit robot qui électrocute tous les objets qu'il rencontre, ce qui a pour effet de les détruire.
  • Walking Timebomb
  • Un personnage rempli de dynamite, qui explose au contact des autres. Si vous n'arrivez pas à éliminer des jouets qui s'accumulent, Timebomb est une solution fiable.
  • Orbit:
  • Sorte de toupie en forme d'ovni. Un objet pas facile à stopper et qui se fraye un chemin en changeant de direction à maintes reprises.
  • Kangaruffian:
  • un kangourou boxeur. Très difficile à arrêter, il se déplace en diagonales.


titre Un jeu conçu dans la Grosse Pomme

R/GA Interactive est un studio new-yorkais qui semble se subdiviser en deux branches, celle de la conception du jeu, et celle de la conception graphique. Cela représente une vingtaine de personnes créditées au générique.
Brian Loube, le producteur exécutif de «Gearheads» est également mentionné dans le générique de «Netwits», l'autre jeu développé par ce studio.
Eric Zimmerman, qui a conçu le jeu avec Frank Lantz, a une carrière beaucoup plus dense, puisque le jeune homme a créé son propre studio, toujours à New-York, en 2000. Celui-ci est toujours en activité et se nomme GameLab.
Pour le reste, les noms qui jaillissent du générique sont peu notables et appartiennent à une génération de jeunes programmeurs et infographistes qui ont dû prendre d'autres directions au tournant de l'an 2000.
Nous retiendrons que Zimmerman, qui semble être la véritable âme du jeu, a cherché à créer un genre nouveau avec de l'action, de la stratégie, de la réflexion, le tout basé sur des rencontres improbbles entre les douze personnages du coffre à jouets. Ces derniers ont d'ailleurs été créés par David Zung, et méritent d'être évoqués tant leur originalité est criante.
Hormis la vingtaine de collaborateurs et testeurs, R/GA Interactive a fait travailler deux petits studios new-yorkais pour ateindre la qualité décrite dans le cahier des charges.
Susan Brand Studio a été recruté pour la qualité de son travail sur les animations, dessins et autres décors.
Susan Brand pilote ce studio, avec quatre autres collaboratrices, ce qui semble être un fait exceptionnel dans ce milieu si masculin.
Deux d'entre elles ont quitté Susan pour entrer chez Scholastic, en 1999, et travailler sur une saga très prolifique qui a pour nom «I Spy».
Dernier élément, c'est le studio Elias Associates, également sis à New-York, qui a été recruté pour la bande sonore, avec une quinzaine de morceaux et des dizaines de sons pour rehausser le sentiment d'immersion. C'est Mickael Sweet qui a oeuvré sur cette bande-son, et que l'on retrouve au cours des années 2000 avec l'équipe de GameLab sur les crédits d'une dizaine de jeux.
Un jeu intégralement new-yorkais, pensez-vous?
Presque, car l'éditeur, Philips Interactive Media est localisé en Californie.

titre Conclusion


Le jeu n'est pas révolutionnaire. En mode solo ou duo, en option Tournoi ou en duel, c'est un jeu dont on a vite fait le tour. Cela dit, des astuces permettent d'allonger artificiellement le jeu, en choisissant des environnements diffèrents, en concédant à l'adversaire des atouts ou en s'octroyant atouts ou handicaps. Il se murmure même que le jeu permet de dénicher des niveaux bonus et quelques secrets.
Finalement, c'est un jeu qui peut rapidement devenir jubilatoire, voire addictif. Il satisfera tous les casual gamers d'aujourd'hui, les rétrogamers d'hier,et la Next Gen de demain: jouez-y avec vos enfants, histoire de leur montrer que ce qui se passe sur l'écran de leurs tablettes ou de leurs téléphones n'a pas été créé à partir de Clash of Clans ou de Candy Crush. En 1996, «Gearheads» c'était déjà demain!


titre Lancement


«Gearheads» fonctionne parfaitement sous Virtual PC + win 98. Non testé sous Win 3.1 ni sous Mac, mais le jeu est prévu pour être lancé sous ces divers systèmes d'exploitation.



titre Complétez cette fiche

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titre Liens divers

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