Genesia
Titre américain
Ultimate Domain
Titre provisoire
War on the Land
Année
1994 (Sortie FR)
Edition
Distribution (Europe)
Distribution (Etats-Unis)
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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titre Présentation

Le plus difficile lorsque l’on teste un jeu vieux de dix ans, c’est d’arriver à faire abstraction de tous ceux que l’on a vus durant ces dix dernières années en matière de jeux vidéo. Il est évident qu’il n’est pas facile d’apporter un jugement objectif sur les graphismes ou les sons de «Genesia» lorsque l’on vient de se taper 3 heures de «Warcraft III». C’est pourquoi il est préférable, pour moi, de faire un bond dans le passé pour pouvoir vous parler d’un jeu qui a marqué une époque : «Genesia».

Chronique d’un samedi soir avancé.
Dimanche 3 avril 1993, 4h07 AM.

Il y a des soirées qui vous laissent un certain sentiment de frustration, je veux parler de ces soirs entre amis où après avoir vidé un certain nombre de bouteilles de vin, on tente de refaire le monde. On n'arrive jamais à être d’accord sur la manière dont aurait du évoluer notre civilisation. Pourquoi ne pas avoir concentré les recherches sur le métal plutôt que sur le textile ? Ou bien pourquoi développer une armée alors que notre peuple manque de nourriture ? Tant de questions qui, au fil du temps et des bouteilles, restent sans réponse.
La soirée prenant une tournure aussi intéressante qu’un film, écrit et réalisé par Jean-Claude Van Damme, je décide donc de rentrer chez moi et de refaire le monde, mon monde, à ma façon, celle de «Genesia».

Refaire le monde n’est pas si simple.
Apres avoir allumé mon DX33, je mets la disquette et je lance le jeu. Apres avoir passer l’écran de présentation qui n’est pas des plus sophistiqués, on arrive à un menu qui nous propose de choisir le nombre de joueurs humains, étant revenu seul de cette merveilleuse soirée je vais donc choisir un joueur. Ensuite on a le choix entre 5 mondes, je prends celui marqué par défaut à savoir le premier. Pour l’ambiance sonore je décide de marquer OUI pour profiter pleinement su son et enfin je choisis facile parmis les trois niveaux de difficultés proposés, il est évident qu’a 4h30 du matin je ne vais pas me lancer dans une reconquête terrestre en mode difficile, ni normal d’ailleurs, faudrait pas abuser !
Une fois votre nom défini et rentrés les codes de sécurité anti-piratage, on se retrouve largué dans un monde désert, sans personnages. Voilà que devant cette interface très pratique, n’étant pas sans rappeler un certain Popoulous, je ressens déjà un sentiment d’impuissance. Donc je décide de faire pause et de lire la doc.

Un peu d’histoire.
5h04 AM.

Apres une lecture assidue du feuillet présent dans la boite on y apprend que votre but est de retrouver un certain nombre de joyaux dispersés un peu partout sur la carte. Pour cela il vous faudra faire prospérer votre civilisation en récoltant des matières premières telles que le bois, la pierre et le métal. Vous disposerez de colons, à qui vous assignerez un métier selon vos besoins.
Bon je profite de ce que le jeu est en pause pour aller me faire un petit café, car j’ai l’impression, que pour venir à bout de ma mission je vais avoir besoin de pas mal de temps.

Quand faut y allez, faut y allez…
5h47 AM
Voyons voir, où sont les colons dont on m’a parlé ? Il n’y a sur l’écran que des arbres et un drapeau. J’en déduis donc qu’il va me falloir cliquer sur le drapeau pour voir ce qu’il s’y cache. C’est donc en cliquant sur ce dernier qu’apparaît un écran où sont répertoriés les différents métiers qui peuvent être attribués à nos colons. Après avoir assigné à chacun d’eux une tache, je retourne dans mon village pour en voir les effets. L’animation de mes travailleurs est agréable et les sons qui les accompagnent sont assez marrants.
Voilà que se termine mon tour, on appréciera donc de voir l’évolution de nos adversaires ce qui nous permettra d’agir en conséquence. Comme par enchantement on passe de l’été à l’automne, les couleurs jouent un grand rôle dans le changement de saisons, ainsi que les sons d’ambiance. On remarquera que durant les saisons froides nos travailleurs pourront tomber malade et donc de ne plus être productifs. A la fin de l’hiver, 4ème et dernière saison du jeu, un écran récapitulant les taxes payées par vos colons, apparaît.
Jetons un coup d’oeil à l’interface, d’un côté on a les éléments qui servent à notre gestion (construction de bâtiment, statistique, sauvegarde etc...), de l’autre côte, ceux qui nous permettent de retrouver nos personnages sur la carte.
En appuyant sur le menu statistique, il m’apparaît un écran révélant toutes les informations sur l’état de mes ressources ainsi que sur l’évolution de mon petit monde.


Mais revenons à notre carte, de petites bulles, sorties tout droit d’une BD de Boule & Bill, s’affichent pour vous informer des besoins de la population ainsi que leurs actions, la plus inattendue d’entre elles étant : "Goulou goulou dans la case". Sans commentaires.

Je décide donc dans un premier temps de construire un entrepôt, pour pouvoir stocker les ressources récoltées. Une fois celui ci terminé, clic droit pour voir nos ressources si méticuleusement stockées à l’intérieur, arf, ça ne sent pas bon, je n’ai pas de roche, il va me falloir construire une foreuse.

6h03 AM
Le temps passe et je galère un peu avec mes quatre mauvais colons, je décide donc de mettre un architecte en sacrifiant un menuisier, pour que celui ci me construise des cases pouvant accueillir de nouveaux colons. Le résultat ne se fait pas attendre, alors que je rentre dans ma cinquième année, un nouveau colon apparaît. Woaw, je vais enfin pouvoir construire tous les bâtiments qu’il me manque, à commencer par un atelier permettant de faire des recherches de nouvelles technologies grâce aux inventeurs, et d’en construire les objets découverts à l’aide des forgerons.
Essayons maintenant la caserne. Hein ? Une autre protection, un code m’est demandé pour rentrer dans ce bâtiment, le piratage ce fait difficile en 1993. Je rentre donc mon code et profite de mes nouvelles options. Tiens pourquoi pas demander une alliance avec l’équipe bleue ? Et hop ! J’envoie un messager. Deux saisons plus tard je reçois une réponse négative de la part de mon concurrent. Pas sympas les voisins.


Je commence à me faire du souci, mes concurrents se développent à une allure phénoménale ! Mais comment font-ils ? Une intelligence artificielle assez bien programmée, on dirait. Par rapport à mes deux concurrents j’ai l’impression d’être le créateur du Liechtenstein

7h14 AM
J’ai faim. Je jette un coup d’œil par la fenêtre, tiens la boulangerie ouvre, c’est l’heure des croissants, allez je mets sur pause et je reviens. Deux croissants et un café plus tard, je fais le point sur la situation : j’ai des colons à ne plus savoir qu’en faire, les ressources abondent. Qu’est ce que je pourrais bien faire maintenant ? Et si je partais à la recherche de ces fameux joyaux. Tous d’abord il me faut construire une taverne, qui me permettra d’en apprendre un peu plus sur ces joyaux, moyennant quelques pièces d’or bien sur.

7h37 AM

Ca y est ! ! ! J’ai mon premier joyau, mais j’ai malencontreusement fermé la fenêtre qui l’accompagnait, donc je ne serais jamais ce qu’il fallait en faire. Les saisons passent et ma civilisation augmente considérablement.
Grâce aux recherches effectuées dans l’atelier, j’ai maintenant la possibilité de monter un véritable arsenal de guerre : canons, montgolfières etc…Je suis prêt pour lancer une guerre contre l’ennemie, allez je suis motivé, je vais casser du bleu, tous mes soldats sont prêts pour la grande croisade... Allez, on y... Tiens, y à déjà les infos à la télé... Mais qu’elle heure est-il ? Ha ouais quand même, c’est midi, je crois que je vais reporter ma croisade à plus tard si je ne veux pas me retrouver lundi matin la tête dans le clavier.

Conclusion
«Genesia» est un jeu, plein de ressources et de richesses, qui vous tiendront en haleine pendant des heures, techniquement, l’interface claire et très pratique, et vous permettra une prise en main du jeu dès son début. Les sons et les graphismes sont très réussis notamment dans la version SVGA. Ben alors c’est le jeu parfait, me direz vous ? Pas tout à fait il y a tout de même un petit point noir qui réside dans la répétition de l’action, il est vrai que celle-ci devient vite lassante au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu. Mais ce petit défaut n’enlève rien à la grande qualité de son gameplay.
Pour la petite histoire, en 1993, Microïds édite le jeu «Genesia» («Ultimate Domain» aux USA) dont les ventes dépasseront les 350000 exemplaires.
Bon, sur ce, je vais me coucher moi…

Turk182 !


titre Lancement sous DOSBox

Pour les versions disquettes, exécutez le fichier GENESIA.EXE.
Pour la version CD, lancez le fichier INSTALL.BAT de l'image-disque pour créer un répertoire sur le disque dur virtuel. Dans ce répertoire, utilisez le fichier GENESIA.BAT pour démarrer le jeu.

Protection :
-version 'basse résolution' : Cette version est crackée, entrez ce que vous voulez quand on vous demande un mot du manuel.
-version 'haute résolution' : Cette version crackée ne vous demande même pas de code.
-version CD : à l'époque les CD étaient considérés comme incopiables, il n'y a pas de protection sur cette version.



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