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Préambule : Clive Barker’s Jericho est un jeu estampillé PEGI 18, et n’est clairement pas adapté à tous les publics.
Introduction
Je n'étonnerais personne en disant que dans une industrie aussi impitoyable que celle du Jeu Vidéo, le simple fait qu’un titre arrive à sortir sur les étagères des boutiques de jeux ainsi que des magasins virtuels est toujours un petit miracle en soi. Le statut d’oeuvre collective, développée sur plusieurs mois voire plusieurs années fait que le nombre de problèmes pouvant irrémédiablement compromettre l’avenir d’un projet est extrêmement élevé, au point que quand un jeu sort, même mauvais, c'est quelque chose à célébrer.
Mais alors, en plus, quand le jeu en question a connu une gestation particulièrement compliquée, avec un conflit interne, un éditeur récalcitrant et une tête pensante freinée artistiquement, tout en aboutissant à un résultat pourtant décent… Et bien il y encore plus de raisons de se réjouir, d’autant plus que le sujet d’aujourd’hui est un Abandonware !
Clive Barker’s Jericho est un jeu de tir à la première personne paru en 2007, édité par la société anglaise Codemasters et développé par le studio espagnol Mercury Steam dont il s’agit du troisième jeu. Ce sont mêmes de Mercury Steam qui, quelques années plus tard ramèneront la licence Castlevania avec la sous-série Lords of Shadow, ainsi que les très bons Metroid : Samus Returns et Metroid Dread. Un studio certes jeune à l’époque, mais qui montrera rapidement de quoi ils sont capables avec des titres de grande qualité. Ceci dit, la personne la plus importante de notre histoire est Clive Barker, qui donne littéralement son nom au jeu. Si le nom de Clive Barker ne vous dit peut-être rien, vous avez sûrement au moins déjà entendu parler de ses oeuvres, qu’elles soient littéraires ou cinématographiques. Hellraiser, Cabal, Le Livre de Sang, Abarat ou encore Candyman, le moins que l’on puisse dire c’est que Clive Barker a posé sa patte dans le domaine de l’horreur, ce qui explique le véritable festival de gore qui nous attend dans Jericho.
En tout cas, c’est la théorie, car si Clive Barker’s Jericho est bel et bien un très bon représentant du FPS horrifique, son développement a été… chaotique, au point où Clive Barker n’a pas pu insuffler sa vision complète au jeu, la faute à Codemasters selon ses dires (ce qui ne me surprendrait qu’à moitié, l’éditeur ayant la fâcheuse tendance à saboter les jeux qu’il distribue ou édite, en témoigne l’atroce traduction de Perimeter). En résulte un titre qui se révèle particulièrement édulcoré quand on est familier du travail de l’auteur britannique, mais qui bénéficie tout de même de son sens de l’esthétique très particulier, reste à voir si le reste du jeu tient bien la route.
Service nettoyage, option Exorcisme
Clive Barker’s Jericho nous conte l’histoire de l’escouade du même nom, appelée sobrement Section Jericho. Rattachée à l’Armée Américaine mais ne disposant pas d’une existence officielle, cette petite force armée est spécialisée dans la neutralisation de menaces occultes de divers niveaux de dangerosité. Une secte fanatique cherchant à ouvrir un portail vers les enfers ? Jericho. Un Shoggoth dans votre placard ? Jericho. Une anomalie spatio-temporelle qui risque de briser le continuum espace temps ? Jericho. Autant dire que les profils des différents soldats qui composent l’escouade sont aussi diversifiés que leurs pouvoirs. Prenons le Père Paul Rawlins, le prêtre et exorciste de l’escouade, armé de ses deux pistolets Foi et Destinée, c’est le seul avec le protagoniste qui soit capable de soigner les coéquipiers tombés au combat. Car oui, Jericho est un jeu où vous contrôlez certes un personnage, mais aussi donnez des ordres à votre escouade au travers d’un système… qui aurait mérité un peu plus de profondeur, on va dire. C’est très simple, pas toujours au point, mais ça a le mérite de vous donner un peu de contrôle sur les affrontements, notamment car chaque soldat possède ses propres capacités, et le scénario vous séparant régulièrement de certains de vos alliés, il est recommandé de connaître les pouvoirs de chaque membre de la section.
Le joueur incarne spécifiquement le capitaine Devin Ross, un soldat capable de soigner les alliés et qui possède un fusil mitrailleur, l’arme de base du jeu. Cela permet d’apprécier le système de combat plutôt efficace de Jericho et les ennemis assez variés, dont les designs semblent tout droit sortis d’Hellraiser ou d’une autre oeuvre de Clive Barker. Sur ce point-là, le jeu ne déçoit pas, et se targue même d’être plutôt joli graphiquement, en plus d’être jouable sans souci à la manette. Paradoxalement, les plus gros défauts de Jericho concernent son level design très linéaire, et sa VF parfois à côté de la plaque, bien que les doubleurs fassent un travail plutôt bon de manière générale.
Conclusion
Avec une note Metacritic oscillant entre le 60 et le 63/100 selon les versions, Clive Barker’s Jericho se place dans la moyenne haute des FPS pourtant très nombreux sortis à cette période, et qui a le mérite d’offrir un univers qui certes ne conviendra pas à tout le monde, mais se trouve être plutôt original. Un abandonware à réserver aux amateurs d’horreur qui auraient besoin de se défouler !
Lancement
L'équipe technique pilotée par Sagitaire021 et mon Ours vous a concocté une version automatique pour vous éviter de galérer : Téléchargez, installez et jouez sur votre PC moderne.
Introduction
Je n'étonnerais personne en disant que dans une industrie aussi impitoyable que celle du Jeu Vidéo, le simple fait qu’un titre arrive à sortir sur les étagères des boutiques de jeux ainsi que des magasins virtuels est toujours un petit miracle en soi. Le statut d’oeuvre collective, développée sur plusieurs mois voire plusieurs années fait que le nombre de problèmes pouvant irrémédiablement compromettre l’avenir d’un projet est extrêmement élevé, au point que quand un jeu sort, même mauvais, c'est quelque chose à célébrer.
Mais alors, en plus, quand le jeu en question a connu une gestation particulièrement compliquée, avec un conflit interne, un éditeur récalcitrant et une tête pensante freinée artistiquement, tout en aboutissant à un résultat pourtant décent… Et bien il y encore plus de raisons de se réjouir, d’autant plus que le sujet d’aujourd’hui est un Abandonware !
Clive Barker’s Jericho est un jeu de tir à la première personne paru en 2007, édité par la société anglaise Codemasters et développé par le studio espagnol Mercury Steam dont il s’agit du troisième jeu. Ce sont mêmes de Mercury Steam qui, quelques années plus tard ramèneront la licence Castlevania avec la sous-série Lords of Shadow, ainsi que les très bons Metroid : Samus Returns et Metroid Dread. Un studio certes jeune à l’époque, mais qui montrera rapidement de quoi ils sont capables avec des titres de grande qualité. Ceci dit, la personne la plus importante de notre histoire est Clive Barker, qui donne littéralement son nom au jeu. Si le nom de Clive Barker ne vous dit peut-être rien, vous avez sûrement au moins déjà entendu parler de ses oeuvres, qu’elles soient littéraires ou cinématographiques. Hellraiser, Cabal, Le Livre de Sang, Abarat ou encore Candyman, le moins que l’on puisse dire c’est que Clive Barker a posé sa patte dans le domaine de l’horreur, ce qui explique le véritable festival de gore qui nous attend dans Jericho.
En tout cas, c’est la théorie, car si Clive Barker’s Jericho est bel et bien un très bon représentant du FPS horrifique, son développement a été… chaotique, au point où Clive Barker n’a pas pu insuffler sa vision complète au jeu, la faute à Codemasters selon ses dires (ce qui ne me surprendrait qu’à moitié, l’éditeur ayant la fâcheuse tendance à saboter les jeux qu’il distribue ou édite, en témoigne l’atroce traduction de Perimeter). En résulte un titre qui se révèle particulièrement édulcoré quand on est familier du travail de l’auteur britannique, mais qui bénéficie tout de même de son sens de l’esthétique très particulier, reste à voir si le reste du jeu tient bien la route.
Service nettoyage, option Exorcisme
Clive Barker’s Jericho nous conte l’histoire de l’escouade du même nom, appelée sobrement Section Jericho. Rattachée à l’Armée Américaine mais ne disposant pas d’une existence officielle, cette petite force armée est spécialisée dans la neutralisation de menaces occultes de divers niveaux de dangerosité. Une secte fanatique cherchant à ouvrir un portail vers les enfers ? Jericho. Un Shoggoth dans votre placard ? Jericho. Une anomalie spatio-temporelle qui risque de briser le continuum espace temps ? Jericho. Autant dire que les profils des différents soldats qui composent l’escouade sont aussi diversifiés que leurs pouvoirs. Prenons le Père Paul Rawlins, le prêtre et exorciste de l’escouade, armé de ses deux pistolets Foi et Destinée, c’est le seul avec le protagoniste qui soit capable de soigner les coéquipiers tombés au combat. Car oui, Jericho est un jeu où vous contrôlez certes un personnage, mais aussi donnez des ordres à votre escouade au travers d’un système… qui aurait mérité un peu plus de profondeur, on va dire. C’est très simple, pas toujours au point, mais ça a le mérite de vous donner un peu de contrôle sur les affrontements, notamment car chaque soldat possède ses propres capacités, et le scénario vous séparant régulièrement de certains de vos alliés, il est recommandé de connaître les pouvoirs de chaque membre de la section.
Le joueur incarne spécifiquement le capitaine Devin Ross, un soldat capable de soigner les alliés et qui possède un fusil mitrailleur, l’arme de base du jeu. Cela permet d’apprécier le système de combat plutôt efficace de Jericho et les ennemis assez variés, dont les designs semblent tout droit sortis d’Hellraiser ou d’une autre oeuvre de Clive Barker. Sur ce point-là, le jeu ne déçoit pas, et se targue même d’être plutôt joli graphiquement, en plus d’être jouable sans souci à la manette. Paradoxalement, les plus gros défauts de Jericho concernent son level design très linéaire, et sa VF parfois à côté de la plaque, bien que les doubleurs fassent un travail plutôt bon de manière générale.
Conclusion
Avec une note Metacritic oscillant entre le 60 et le 63/100 selon les versions, Clive Barker’s Jericho se place dans la moyenne haute des FPS pourtant très nombreux sortis à cette période, et qui a le mérite d’offrir un univers qui certes ne conviendra pas à tout le monde, mais se trouve être plutôt original. Un abandonware à réserver aux amateurs d’horreur qui auraient besoin de se défouler !
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