Fiche de la compagnie Remedy Entertainment
NomRemedy Entertainment
Autres nomsRemedy Entertainment, Ltd. (Finlande)
PaysFinlande
Création1995
Rôle(s)Développement
Site officielhttp://www.remedygames.com
Développeur finlandais basé à Espoo, Uusimaa (1995).

La mission de Remedy Entertainment est d'apporter sur le marché des jeux d'action extrêmes. Son premier titre, «Death Rally» a marqué les mémoires par sa jouabilité. Mais en interne, on avoue fort humblement chez Remedy que techniquement, le jeu n'est pas si abouti que cela, et une nouvelle direction est prise. Effectivement, avec la montée en puissance des cartes graphiques 3D de l'époque, la société désormais s’attèlera à produire un moteur 3D maison, qui servira à ses développements ultérieurs.

Parallèlement, l'implication de la société dans les développements 3D parvient à la connaissance du groupe de presse britannique VNU Business Publications, qui lui commandera par le biais de ses VNU European Labs, un logiciel de test de cartes 3D. Nommé «Final Reality», surnommé "the standard in Direct3D benchmarking", il sera livré en novembre 1997 et deviendra un repère de l'industrie, mais pas pour longtemps (voir Trivia 1). Cette activité de benchmarking de cartes 3D, qui avait occupé une partie de l'année 1997, sera néanmoins confiée à une autre partie de Remedy, qui constituera la société Futuremark Corporation, renommée finalement MadOnion.com. Dès lors, Remedy peut se consacrer à temps plein à son moteur 3D maison.

L'année 1998 est donc partagée entre la finalisation de ce moteur 3D, nommé MAX-FX, et le teasing autour des premières versions du jeu issu de ce moteur, mais un jeu dont le nom est déjà néanmoins arrêté : «Max Payne» (voir Trivia 2). Effectivement, des pré-versions sont dévoilées à la presse et le jeu fait l'objet de démonstrations privées encore plus officielles au cours du quatrième Electronic Entertainment Expo d'Atlanta, en mai 1998 et du onzième European Computer Trade Show de London, en septembre 1998. Le teasing est tellement abouti que le magazine américain PC Gamer le classe parmi les 10 meilleurs jeu de l'année 1999, mais dans son édition de septembre 1998 ! Plus prudent est néanmoins le magazine en ligne Online Gaming Review, qui classe «Max Payne» parmi les 25 jeux les plus prometteurs de 1999. Les relations avec Apogee Software (l'éditeur de leur premier jeu) se resserrent et Scott Miller est invité à visiter les studios finlandais de Remedy, à l'issue de l'ECTS. Aux États-Unis, le jeu sera finalement édité par Gathering of Developers, alors qu'en Europe, ce sera par Take-Two Interactive Software Europe.

Pour finir l'année sur une note contrastée, notons cette petite tracasserie juridique. Le 9 juillet 1998, un certain John Sullivan, agissant au nom du cabinet d'avocats Fenwick and West LLP (qui a toujours pignon sur rue en 2012 : wwww.fenwick.com) et représentant la société américaine LucasArts, envoie à la direction de Remedy une lettre d'injonction. Il semble que Remedy a eu la malencontreuse idée d'utiliser un globe oculaire comme élément graphique principal de son logotype. Comme LucasArts a utilisé préalablement ce graphisme, cette effronterie relèverait du parasitisme commercial, d'autant que la renommée de LucasArts est sans commune mesure comparée à celle de Remedy Entertainment. C'est du moins ce que John Sullivan signale dans sa missive (considering LucasArts' prominence in the computer game industry") et enjoint la direction de Remedy, en la personne de Samuli Syvähuoko de changer de logotype. La défense de ce dernier est sans ambiguïtés : il n'y a pas eu de volonté de copier quoi que ce soit, Remedy n'est pas la seule société à utiliser un globe oculaire et qu'elle était même en cours d'en changer, aussi va-t-elle accélérer ce processus pour éviter tout problème (voir Trivia 3). Il était initialement prévu que le nouveau logotype soit prêt à l'occasion de l'European Computer Trade Show de septembre 1998, il sera finalement dévoilé un mois avant, en août 1998, apaisant ainsi les avocats de LucasArts.


Trivia 1
«Final Reality» est une co-propriété VNU/Remedy. Aussi important qu'il ait pu être, il restera limité à l'évaluation des PC sous Microsoft Windows 95 utilisant DirectX 5.0. Il ne connaîtra qu'une mise à jour, numérotée 1.01 et son utilisation sera inadpatée avec DirectX 6.0. C'est aussi pourquoi l'activité benchmarking est séparée de l'activité gamedev de Remedy. Finalement, «Final Reality» aura une postérité sous la forme du nouveau logiciel de test «3DMark».

Trivia 2
on saluera bien bas l'originalité des créatifs à l'origine du nommage de ce premier jeu : MAX-FX a donné vie à Max Payne ! Brillant !

Trivia 3
il s'agit là d'une affaire assez triste, le Goliath LucasArts s'en prenant au David Remedy. Triste et pas reluisante, non plus. Si le thème du globe oculaire ne peut être protégé, sa représentation stylisée si. Pour autant, est-ce que LucasArts s'en est pris à toutes les sociétés utilisant ce thème ? Nous n'avons pas la réponse à cette question mais nous pouvons en douter. Des sociétés comme Melbourne House ou encore DWANGO utilisent des logotypes encore une fois très proches. Ont-elles été menacées ou poursuivies pour cela ? Je cherche encore. Par contre, quand on sait qu'attaquer DWANGO pouvait également signifier avoir sur le dos les sociétés américaines 3D Realms, Blizzard, id Software, et Microsoft Corporation, on ne s'étonnera pas de trouver des traces d'attaques de LucasArts contre des cibles moins coriaces. Eh, courageux les gars de chez Lucas, mais pas téméraires non plus.


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