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Delta Force
Date de sortie
10/1998 (
)
) Genre
Développement
Édition
Distribution en France
Distribution en Espagne
Systèmes
Multijoueurs
#decors3dtext #objets3dtext #scrollmulti #vuesubj #vuedos #armee #1990 #ameriquesud #afrique #asie #russie
On est Américains, baissez-vous !
La Delta Force est une unité des forces spéciales américaines tellement secrète que si vous interrogez un représentant du gouvernement à son sujet, il commencera à vous parler du film du même nom avec Chuck Norris pour détourner la conversation. On sait donc à quoi s'attendre avec Delta Force, le jeu, sorti en 1998 : un nouveau titre dans la grande vague des jeux d'intervention militaire, entre Rainbow Six, Spec Ops : Ranger Assault et Soldier of Fortune, avec la contribution d'un vrai agent de la Delta Force. Delta Force est un FPS militaire qui se veut réaliste, ce qui signifie que vous êtes tué en un ou deux coups, qu'il n'y a pas de munitions ou de trousses de soin qui traînent par terre, et que vous n'aurez pas de moto lance-roquettes comme Chuck Norris. C'est aussi l'occasion pour Novalogic de sortir du train-train des simulateurs de vol.
Delta Force contient cinq campagnes : Pérou, Tchad, Indonésie, Ouzbékistan et Nouvelle-Zemble (ce n'est pas un pays fictif, c'est un archipel russe). Non, il n'y a pas de reconstitution de la prise d'otage à l'ambassade américaine d'Iran de 1979, inutile de remuer le couteau dans la plaie. Chaque mission débute par un briefing et une carte. Vous avez le droit de choisir votre équipement (un couteau, indispensable pour éliminer des sentinelles sans attirer l'attention, un pistolet à silencieux, un M4...), mais contrairement à ce qui se fait dans les simulateurs de vol, vous ne pouvez pas définir votre plan d'attaque, il faut suivre celui imposé par vos supérieurs. Or, ces supérieurs sont, au choix, des sadiques, des incapables ou des traîtres à la cause de l'ennemi, car ils aiment bien placer leurs waypoints au beau milieu d'une plaine à découvert ou dans le camp ennemi, et il faudra impérativement y passer pour déclencher des évènements scriptés comme l'arrivée de renforts. De plus, vous ne pouvez pas dialoguer avec les autres soldats ou leur donner des ordres, ils agissent de leur côté. Si vous traînez trop, ils ne vous attendront pas et ils se feront souvent dégommer. Bref, vous êtes à la fois un simple troufion chargé d'obéir aux ordres, et un soldat d'élite assez important pour que la mission s'achève si vous mourez.
Comme d'habitude avec Novalogic, le terrain utilise la technologie Voxel. Depuis le premier Comanche : Maximum Overkill, elle a été grandement améliorée pour limiter la pixellisation. On a donc des reliefs très bien rendus, irréguliers, et fort pratiques pour s'approcher d'une zone ennemie en rampant sans se faire repérer. Il y a d'autres petits détails appréciables, comme les impacts de balle au sol quand on vous tire dessus (ce qui est souvent mauvais signe), et même des oiseaux qui volent dans le ciel, un élément souvent absent des simulateurs aériens. Note pour les bons chasseurs : oui, on peut les cartonner ! L'I.A. des ennemis n'est pas trop mauvaise : ils discutent entre eux pendant leur ronde, cherchent d'où viennent les tirs en cas d'alerte, essayent de vous repérer, crient de douleur quand ils sont touchés... Tirez au fusil à lunette sur l'un d'eux, vous verrez son collègue courir en zig-zag pour se mettre à l'abri. Bon, il leur arrive aussi de tirer bêtement à travers des murs... Mais c'est en multijoueur que Delta Force trouvait tout son intérêt, avec jusqu'à 30 joueurs réunis sur une même carte, via le serveur web NovaWorld, pour s'entretuer dans la joie et la bonne humeur.
Delta Force n'est pas aussi réaliste que Rainbow Six, c'est un compromis entre le fun d'un FPS et le sérieux d'une simulation militaire. Mais c'est surtout le moteur Voxel qui a suscité des réactions clivantes et a valu au jeu des notes très contrastées dans la presse. Pour certains, le rendu du terrain est hideux et vieux de plusieurs années. Ce n'est pas mon avis : certes, ça pixellise encore, mais dans le feu de l'action ce n'est pas gênant. Le problème, c'est que la technologie Voxel exigeait une très grosse configuration : un gros Pentium 200 au minimum pour jouer en 640x480, et davantage pour du 800x600. Et comme cette technologie n'utilise pas de polygones, les cartes 3D n'étaient d'aucune utilité pour accélérer l'affichage, les calculs 3D sont 100% logiciels. Les possesseurs de Pentium 166 avec carte 3D se retrouvaient donc avec un jeu poussif qui laggait tellement que toucher des ennemis au fusil à lunettes relevait de l'exploit. Heureusement, ces défauts ne sont plus de mise sur les machines modernes. Delta Force est le premier épisode d'une franchise à succès, toujours exploitée à l'heure actuelle.
Lancement
Testé avec VirtualPC + Windows 98.
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Vous pouvez trouver de nombreuses informations et vous pourrez poser des questions à la communauté en allant sur notre forum : Abandonware Forums.
On est Américains, baissez-vous !La Delta Force est une unité des forces spéciales américaines tellement secrète que si vous interrogez un représentant du gouvernement à son sujet, il commencera à vous parler du film du même nom avec Chuck Norris pour détourner la conversation. On sait donc à quoi s'attendre avec Delta Force, le jeu, sorti en 1998 : un nouveau titre dans la grande vague des jeux d'intervention militaire, entre Rainbow Six, Spec Ops : Ranger Assault et Soldier of Fortune, avec la contribution d'un vrai agent de la Delta Force. Delta Force est un FPS militaire qui se veut réaliste, ce qui signifie que vous êtes tué en un ou deux coups, qu'il n'y a pas de munitions ou de trousses de soin qui traînent par terre, et que vous n'aurez pas de moto lance-roquettes comme Chuck Norris. C'est aussi l'occasion pour Novalogic de sortir du train-train des simulateurs de vol.
Delta Force contient cinq campagnes : Pérou, Tchad, Indonésie, Ouzbékistan et Nouvelle-Zemble (ce n'est pas un pays fictif, c'est un archipel russe). Non, il n'y a pas de reconstitution de la prise d'otage à l'ambassade américaine d'Iran de 1979, inutile de remuer le couteau dans la plaie. Chaque mission débute par un briefing et une carte. Vous avez le droit de choisir votre équipement (un couteau, indispensable pour éliminer des sentinelles sans attirer l'attention, un pistolet à silencieux, un M4...), mais contrairement à ce qui se fait dans les simulateurs de vol, vous ne pouvez pas définir votre plan d'attaque, il faut suivre celui imposé par vos supérieurs. Or, ces supérieurs sont, au choix, des sadiques, des incapables ou des traîtres à la cause de l'ennemi, car ils aiment bien placer leurs waypoints au beau milieu d'une plaine à découvert ou dans le camp ennemi, et il faudra impérativement y passer pour déclencher des évènements scriptés comme l'arrivée de renforts. De plus, vous ne pouvez pas dialoguer avec les autres soldats ou leur donner des ordres, ils agissent de leur côté. Si vous traînez trop, ils ne vous attendront pas et ils se feront souvent dégommer. Bref, vous êtes à la fois un simple troufion chargé d'obéir aux ordres, et un soldat d'élite assez important pour que la mission s'achève si vous mourez.
Comme d'habitude avec Novalogic, le terrain utilise la technologie Voxel. Depuis le premier Comanche : Maximum Overkill, elle a été grandement améliorée pour limiter la pixellisation. On a donc des reliefs très bien rendus, irréguliers, et fort pratiques pour s'approcher d'une zone ennemie en rampant sans se faire repérer. Il y a d'autres petits détails appréciables, comme les impacts de balle au sol quand on vous tire dessus (ce qui est souvent mauvais signe), et même des oiseaux qui volent dans le ciel, un élément souvent absent des simulateurs aériens. Note pour les bons chasseurs : oui, on peut les cartonner ! L'I.A. des ennemis n'est pas trop mauvaise : ils discutent entre eux pendant leur ronde, cherchent d'où viennent les tirs en cas d'alerte, essayent de vous repérer, crient de douleur quand ils sont touchés... Tirez au fusil à lunette sur l'un d'eux, vous verrez son collègue courir en zig-zag pour se mettre à l'abri. Bon, il leur arrive aussi de tirer bêtement à travers des murs... Mais c'est en multijoueur que Delta Force trouvait tout son intérêt, avec jusqu'à 30 joueurs réunis sur une même carte, via le serveur web NovaWorld, pour s'entretuer dans la joie et la bonne humeur.
Delta Force n'est pas aussi réaliste que Rainbow Six, c'est un compromis entre le fun d'un FPS et le sérieux d'une simulation militaire. Mais c'est surtout le moteur Voxel qui a suscité des réactions clivantes et a valu au jeu des notes très contrastées dans la presse. Pour certains, le rendu du terrain est hideux et vieux de plusieurs années. Ce n'est pas mon avis : certes, ça pixellise encore, mais dans le feu de l'action ce n'est pas gênant. Le problème, c'est que la technologie Voxel exigeait une très grosse configuration : un gros Pentium 200 au minimum pour jouer en 640x480, et davantage pour du 800x600. Et comme cette technologie n'utilise pas de polygones, les cartes 3D n'étaient d'aucune utilité pour accélérer l'affichage, les calculs 3D sont 100% logiciels. Les possesseurs de Pentium 166 avec carte 3D se retrouvaient donc avec un jeu poussif qui laggait tellement que toucher des ennemis au fusil à lunettes relevait de l'exploit. Heureusement, ces défauts ne sont plus de mise sur les machines modernes. Delta Force est le premier épisode d'une franchise à succès, toujours exploitée à l'heure actuelle.
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