Ford Racing
Titre de la ré-édition
Ford Racing 2001
Série
Date de sortie
1999 ()
Genre
Développement
Conversion sur PC
Distribution en Espagne
Distribution en Russie
Systèmes
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titre Introduction

La Ford Motor Company, plus connue sous le simple nom de Ford, est une entreprise de construction automobile basée à Détroit aux États-Unis, et qui a été fondée en 1903 par Henry Ford. Géant de l’automobile américaine, le monde doit à ce constructeur les premières autos bon marché dès le début du XXe siècle, à l’heure où ces dernières étaient surtout réservées à une clientèle d’élite. Après près d’un siècle de succès et une exportation de la marque sur tous les continents, Ford décide à l’instar d’autres constructeurs de surfer sur la vague des jeux-vidéos de courses exclusifs à la firme. Ainsi, si Ferrari a eu son heure de gloire en 1986 avec Out Run, puis Lotus en 1993 avec Lotus : The Ultimate Challenge, c’est au tour du géant de Détroit de s’y coller en 1999 avec Ford Racing, afin de promouvoir leurs derniers modèles auprès des joueurs.

Développé par Elite Systems et édité par Empire Interactive, le titre sort d’abord en fin d’année au Royaume-Uni avant une sortie dans le reste de l’Europe en début d’année 2000. Une version PS1 sortira également l’année suivante, bien différente de la version PC, et développée cette fois-ci par Toolbox Design. Jeu de course finalement très classique, le titre propose au joueur de prendre le volant des derniers véhicules de la firme afin de courir contre des intelligences artificielles sur des circuits fictifs spécialement créés pour l’occasion. Une proposition simple, dans la veine de nombreux titres de l’époque qui proposaient pour beaucoup le même schéma. Alors qu’en est-il, véritable réussite sortant du lot ou énième jeu de course fondu dans la masse des titres similaires du moment ? C’est donc parti pour le test de Ford Racing sur PC.

titre Principe du jeu

En arrivant sur l’écran-titre, deux modes de jeux s’offrent au joueur, à savoir la course simple et le mode carrière. Comme son nom l’indique, le premier consiste simplement à sélectionner la voiture de son choix et de la faire concourir sur le circuit désiré contre un certain nombre d’adversaires paramétrés par le joueur. Le soft comporte ainsi douze véhicules Ford, chacun décliné en quatre millésimes (à savoir 1997, 1998, 1999 et 2000), chaque millésime présentant deux peintures, soient huit variantes par véhicule au total. Les circuits, tous entièrement fictifs, sont au nombre de cinq avec pour chacun une version courte et une version longue, soient dix variantes au total.

Le mode carrière, quant à lui, consiste en la succession de douze championnats, chacun d’entre eux composé de courses qui rapportent plus ou moins de points en fonction de la position d’arrivée du joueur. Le but sera donc de remporter tous les championnats en étant le premier au classement des points, et ce afin de débloquer la suite de l’aventure. Au début du mode carrière, le joueur commence avec une Ford Ka, petite citadine plutôt lente et docile, et les véhicules plus rapides et puissants se débloquent au fur et à mesure de la victoire aux différents championnats. Une fois le mode carrière terminé, le joueur aura accès à au moins une variante de chaque véhicule, et pourra retenter les différents championnats afin de débloquer les variantes restantes.

C’est donc un contenu plutôt frugal que le titre propose, avec seulement deux modes de jeux, dix circuits et douze voitures, pour une aventure sans grande surprise qui devient vite répétitive à la longue. En effet, les championnats se ressemblent tous, et l’on se retrouve inlassablement à courir sur les mêmes circuits en boucle, avec comme seule différence d’avoir une voiture un peu plus rapide que la fois précédente. Une expérience un peu lassante dans un titre ultra-classique qui aurait mérité un peu plus de fantaisie et de prise de risques, sans quoi l’ennui s’impose rapidement et le joueur se retrouve peu investi dans ce soft fade et banal.

titre Le patch 1.1, ou bien "Ford Racing 2001"

Jeu d’origine britannique, c’est donc sans surprise que Ford Racing fait ses premiers pas sur le continent européen, avant de débarquer outre Atlantique en fin d’année 2000. Or, plus qu’une simple relocalisation, cette nouvelle version patchée 1.1 présente de nombreuses améliorations et corrections par rapport à la version d’origine, si bien que le jeu ressortira en Europe début 2001 sous le nom de Ford Racing 2001.

Cette version retravaillée présente notamment deux changements majeurs, parmi lesquels un changement complet de la physique du jeu afin d’offrir au joueur une conduite plus réaliste, plus proche des simulations de courses de l’époque, là où la version initiale comportait une conduite plus arcade. Secondement, les circuits semblent avoir fait l’objet d’un agrandissement d’échelle, la piste étant plus large et plus longue pour les mêmes tracés que dans la version d’origine, ce qui change considérablement les trajectoires à suivre et les temps au tour réalisés. Avec des pistes plus grandes et plus larges, le joueur aura ainsi plus la place de manœuvrer et plus le temps de courir afin de triompher de ses adversaires.

Parmi les autres changements, notons la présence d’une caméra embarquée dans le cockpit, la possibilité de passer par une séance de qualifications avant de débuter une course, ou encore la présence des courses de nuit, de la pluie et de la neige, même si ces deux derniers paramètres ne sont que purement cosmétiques, l’adhérence de la piste restant la même dans tous les cas. Une accumulation de petits changements et d’ajouts qui font de ce Ford Racing 2001 non pas un tout nouveau jeu, mais bien une version alternative repensée du même matériau de base.

titre Graphismes et sons

Visuellement, le titre se situe dans les standards de l’époque, avec des graphismes corrects sans pour autant être sublimes ou hideux. Les modèles de voitures, quoiqu’un peu cubiques, sont reconnaissables, les textures sont de qualité convenable, les effets de lumière plutôt corrects et les traces de pneus sur la piste dans les zones de freinage participent à l’immersion du joueur dans la course. Dommage cependant que les différents millésimes des véhicules ne présentent pas réellement de variations visuelles en dehors de la peinture, alors que les voitures réelles ayant servi de modèles changent elles légèrement un peu tous les ans. Concernant Ford Racing 2001, si les courses de nuit sont un ajout esthétique bienvenu, force est de constater que la pluie et la neige, en plus de ne pas modifier l’adhérence de la piste, ne sont visuellement pas très réussies et font surtout l’effet d’un simple filtre appliqué sur l’écran.

Côté sonore, le bilan est un peu plus sévère, le titre étant auditivement austère à plusieurs points de vue. Premièrement, la bande originale se compose exclusivement de musique techno instrumentale caractéristique des jeux de course de cette époque, musique de qualité moyenne qui devient très vite agaçante au bout de quelques courses et que l’on finit inévitablement par couper. Secondement, les sons des moteurs sont rigoureusement identiques pour tous les véhicules du jeu, que l’on conduise une petite citadine ou une puissante voiture de sport. Ce choix de sound design, manifestement imposé pour une question de coûts, se montre en jeu finalement très pénible et participe à casser l’immersion du joueur dans sa course, et l’on a sans cesse l’impression de conduire une voiture toute autre que celle que l’on conduit réellement. Bref, ni les musiques ni les bruitages ne semblent convaincants, et l’on se résigne finalement à jouer à ce soft le son coupé afin de se préserver l’audition. Dommage.

titre Gameplay

Si le titre ne brille par sur la forme, ce n’est pas non plus le cas au niveau de la jouabilité. En effet, quelle que soit la version du jeu, Ford Racing avec une conduite plutôt arcade ou Ford Racing 2001 avec une conduite plutôt simulation, la maniabilité est très approximative, avec une conduite rigide où il est relativement difficile de placer sa voiture à l’endroit voulu sur la piste. Dans le jeu original, les véhicules semblent en effet plutôt légers et répondent rapidement aux directives du joueur, mais par conséquent ont tendance à beaucoup glisser et parfois même se retourner dans les virages les plus abrupts. A contrario, dans la version retravaillée du jeu, les véhicules sont plus lourds et ont beaucoup plus d’inertie, ce qui a pour effet un sous-virage très prononcé et un impact plutôt négatif sur les sensations de conduite. De plus, dans cette nouvelle version les collisions avec les murs ne font plus perdre de vitesse à la voiture du joueur, contrairement au jeu initial, il est donc parfaitement possible de terminer certaines courses sans freiner et en raclant les murs dans tous les virages afin de prendre l’avantage sur ses adversaires.

Côté intelligences artificielles, ces dernières sont relativement faiblardes et n’arrivent très souvent pas à garder le rythme imposé par le joueur, ce qui rend le soft assez facile. Si ce manque de performance est à déplorer, ce n’est pas pour autant que ces IA ne peuvent pas être agaçantes, puisqu’elles ne semblent pas prendre en compte les autres voitures sur la piste et se permettent donc régulièrement de causer des collisions et des accidents. Avec les pistes élargies et la nouvelle physique du jeu, les intelligences artificielles de Ford Racing 2001 sont légèrement plus efficaces que dans le jeu original, mais cela ne les empêche pas de conduire parfois de manière erratique en fonçant dans les autres voitures à chaque zone de freinage, ce qui peut être frustrant dans un titre où il n’est pas possible de recommencer la course ou pire le championnat en cours, et force donc le joueur à abandonner la compétition pour la reprendre depuis le début.

Dernièrement, et comme évoqué précédemment, le contenu du titre étant relativement réduit, la durée de vie du mode carrière s’en ressent également, avec environ 4h15 pour terminer le jeu original et 1h30 de plus pour terminer Ford Racing 2001, les circuits étant élargis et plus longs. De plus, ces quelques heures passées sur le titre sont très répétitives, avec les mêmes courses en boucle à remporter inlassablement afin de débloquer itération après itération la voiture supérieure à celle que l’on possède déjà, et force est de constater que la lassitude s’installe rapidement. En outre, après avoir terminé le mode carrière, seule une fraction des variantes des véhicules est débloquée, le reste des variantes devant être obtenu au compte-goutte en refaisant en boucle les mêmes championnats. Une manière fainéante d’augmenter considérablement et artificiellement la durée de vie du titre.

titre Conclusion

Parti d’une bonne idée d’origine, ce premier titre dans la saga vidéoludique des Ford Racing s’avère aussi en être l’un des plus faibles, avec un certain nombre de manquements et de problèmes qui viennent ternir l’expérience du joueur. Le contenu réduit, la répétitivité du mode carrière, les modèles de voitures recyclés et qui sont de simples "copier-coller" les uns des autres, la musique de piètre qualité, l’austérité des bruitages et des sons des moteurs, la maniabilité perfectible dans les deux versions du jeu, la faiblesse et la dangerosité des IA ou encore la durée de vie du titre artificiellement gonflée par la myriade de variantes de véhicules à débloquer sont autant de griefs qui rendent l’expérience de Ford Racing relativement médiocre.

Cependant, tout n’est pas à jeter dans cette première adaptation vidéoludique des automobiles du géant de Détroit. Le jeu reste globalement jouable et accessible, et il est assez plaisant de comparer les deux versions du jeu en y jouant l’une après l’autre afin de mettre en parallèle deux visions d’un même socle de base. Si les joueurs lambda se sentiront très vite lassés par ce titre, les acharnés des jeux de course de cette époque y trouveront peut-être une nouvelle expérience intéressante à tester.

Après ce soft très moyen, Empire Interactive va persévérer et signera, cette fois-ci avec Razorworks au développement, plusieurs suites de meilleure facture, en particulier Ford Racing 2 et Ford Racing 3 sortis respectivement en 2003 et 2004 aux États-Unis. Avec un changement de ton et de concept, la saga vidéoludique aura trouvé sa formule qui lui permettra de perdurer jusqu’en 2008 avec la faillite de son éditeur. De nombreuses années après, toujours aucun signe de cette saga disparue, et les jeux de courses basés sur un constructeur en particulier semblent avoir passé de mode. Seul l’avenir nous indiquera donc si nous retrouverons ce genre de titres singuliers qui ont pu fleurir à une certaine époque.

titre Annexe : Liste des voitures

Véhicules accessibles en mode carrière :
- Ford Ka
- Ford Fiesta
- Ford Escort
- Ford Puma
- Ford Focus
- Ford Mondeo
- Ford Mustang
- Ford Cougar
- Ford Taurus
- Ford GT90

Véhicules uniquement accessibles en course simple :
- Ford F-150
- Ford Explorer

titre Lancement du jeu

La version 1999 est très capricieuse sur PC moderne, le curseur de la souris se déplace à la vitesse d'un escargot mais une fois en jeu aucun problème. La version 2001 s'en sort beaucoup mieux. Les versions automatiques sont disponibles pour vous faciliter la tâche par contre une seule version doit être installée sous peine de conflits.



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