Commander Keen 3 : Keen Must Die!
Année
1990 (Sortie FR)
Développement
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.65
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606 votes




titre Histoire

Vous êtes Billy Blaze, petit garçon de 8 ans au Q.I. de 314, en d'autres termes, vous êtes un génie ! Vos capacités hors normes vous ont permis de construire un vaisseau spatial fait de bric et de broc.

Le soir, quand vos parents sont de sortie et que votre baby-sitter finit enfin par s'endormir, vous mettez le casque de football américain de votre grand frère et devenez Commander Keen, l'explorateur de l'espace.

Dans cet ultime épisode, Commander Keen se rend sur Vorticon VI pour mettre fin à la menace des envahisseurs. Au cours de l'affrontement final, Billy Blaze fera cependant une étonnante découverte : l'identité du grand responsable lui est étrangement familière...

titre Historique

Au début des années 90, le studio id Software n’a pas encore réalisé ses plus grands jeux («Wolfenstein 3d» «Doom» et «Quake») et reste une petite société texane créatrice de sharewares pour Apogee Software.

La saga Commander Keen est la première création de la société du duo John Carmack (futur programmeur du moteur 3d des jeux précités) et John Romero (futur designer des jeux précités), accompagné de l’équipe originale (Tom Hall et Adrian Carmack).

Commander Keen constituera l’une des rares expériences dans le genre plate forme mais assurément la mieux réussie. Avant d’inventer et de spécialiser dans le first person shooter, id Software ne sortira que le très moyen Dangerous Dave in the Haunted Mansion une année plus tard.

Il est à noter que cet épisode, à la différence de «Commander Keen 1 : Marooned on Mars», n’était jouable que si on faisait l’acquisition de la version commerciale.

titre Influences

Pour un shareware sorti au début des années 90, «Commander Keen 3: Keen Must Die !» est pile dans la moyenne d’un point de vue graphique. Le titre affiche un rendu EGA (16 couleurs) très coloré, dans un style enfantin. id Software n’en est pas encore à faire dans l’ultra violence et «Commander Keen 3: Keen Must Die !» a très clairement l’allure d’un jeu pour enfants.

Les décors des différents niveaux des premiers épisodes étaient suffisamment variés pour que ne ressente pas la pauvreté graphique de l’ensemble. Ne vous attendez à rien de révolutionnaire, il faudra patienter jusqu’au quatrième épisode pour bénéficier de décors en extérieurs détaillés. On apprécie cependant la variétés d’items qu’il est possible de trouver au travers des niveaux et le design complètement fantaisiste des ennemis, comme tiré tout droit de l’imagination d’un jeune enfant.

Cette suite directe du premier épisode, n'apporte pas d'amélioration graphique, au contraire. Si le joueur évolue dans un tout nouvel environnement (la planète Vorticon), celui-ci se révèle beaucoup moins séduisant. Aux environnements intérieurs se succèdent de nouveaux en extérieurs, aux couleurs rose et grise. Les villages Vorticon et autres cavernes donnent une impression de niveau réalisé à la va-vite. Les seuls niveaux réussis sont ceux qui font intervenir une base de lancement, avec ses fusées.

La partie sonore, faite de bips très basiques, n’a rien d’extraordinaire n et évoque celle de «Wolfenstein 3d». Le jeu ne comporte par ailleurs aucune partie musicale.

titre Gameplay

«Commander Keen 3: Keen Must Die !» est un jeu de plateforme en vue de profil où le joueur doit trouver et détruire le Boss des Vorticons. Billy Blaze peut se déplacer sur la planète, dans une vue de dessus et choisir le niveau qu'il l'intéresse. Comme dans le volet précédent, c’est une des particularités du jeu : la présence de niveaux facultatifs où l’on peut simplement augmenter son score. Le pogo, objet bonus du premier volet et permettant d’effectuer de très grands sauts, est déjà disponible dès le début de la partie. Un nouvel item exclusif à cet épisode fait son apparition, l'ankh, rendant le joueur totalement invincible pour une courte durée.

Aux niveaux ouverts se succèdent des niveaux horizontaux, le plus souvent sur deux étages (un en extérieur, l'autre souterrain). La partie puzzle / plate-forme a laissé place à un gameplay avec de très nombreuses phases de shoot, qu'il n'est le plus souvent pas possible d'éviter. Par ailleurs, le stress de jeu est d'autant plus important que les munitions se font rare. Tout a été cependant été revu dans cet épisode, malheureusement à la baisse. La difficulté est élevée mais pour de mauvaises raisons. Certaines situations sont parfois impossibles à gérer. À titre d'exemple, citons l'ouverture dans laquelle il faut nécessairement passer, bloquée par un ennemi sur lequel on ne peut pas tirer. D'autres petits détails agacent vite, tels que les les bébés vorticons qui paralysent le joueur à leur contact, présents à certains endroits en nombre ridiculement élevé . On se retrouve a alors attendre un long moment en espérant ne pas être touché par l'une de ses créatures. À cela s'ajoute enfin l'inégalité entre certains niveaux, courts et faciles à d'autres longs et pénibles. Une difficulté plus importante était certes à attendre pour ce «Commander Keen 3: Keen Must Die !» mais il est regrettable qu'elle se fasse au détriment du gameplay et du plaisir de jeu.

Le bestiaire a été entièrement revu, auquel s'ajoute un boss final. On affronte désormais de nouvelles espèces de Vorticons : Les VortiMom, gros Vorticons sur lequel on peut grimper et cracheurs de boules de feu. Une seconde espèce de Vorticon fait son apparition et se révèle encore plus dangereuse que toutes les précédentes : le Vorticon Ninja. Rapide, résistant (4 coups de pistolet sont nécessaire pour en venir à bout), il constitue l'adversaire le plus fréquent dans certains niveaux. Les développeurs, toujours aussi vicieux, ne manqueront d’ailleurs pas une occasion de placer cet ennemi en très grand nombre à la fin des niveaux. S'ajoute enfin un ennemi inoffensif (que l'on tue d'un simple contact) et un alien vert lanceurs de rayons lasers, afin de masquer la répétitivité des situations.

La durée de vie du soft a été elle aussi revue à la baisse, augmentée par la difficulté parfois ridicule de certaines situations évoquées plus haut. La plupart des niveaux sont facultatifs, on peut donc terminer le jeu très rapidement (au nombre de trois, dont un facilement finissable si l'on trouve la sortie secrète). À noter qu'un niveau secret est présent dans cet épisode, accessible d'une façon plutôt originale.

titre Conclusion

Alors que les deux volets précédents laissaient présager d'un final en apothéose, «Commander Keen 3: Keen Must Die !» est une véritable déception. id Software joue la carte de la facilité en ramenant son bébé à un shooter médiocre. Cet ultime épisode rappelle à quel point les deux premiers opus sont réussis et que créer un bon jeu n'était pas chose facile. Pour les amateurs de shooters purs et simples, nous les orienteront vers «Duke Nukem», «Duke Nukem II» et Bio Menace, tous édités par Apogee Software.

La série Commander Keen, bien que devenue culte, connaîtra une durée de vie limitée. Après 1991, seule une piètre adaptation sur Game Boy Color fera office de suite aux aventures de Billy Blaze. Peut être car la vie du jeune garçon a pris fin en 1994, au détour d’un niveau d’un certain «Doom II». Mais cela est une autre histoire...

Si vous avez pris plaisir à terminer les deux premiers épisodes, vous pourrez toujours tenter votre chance pour terminer celui-ci. Un final quelque peu décevant. Dommage !


titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. Il est en vente sur Steam, sur le site d'ID Software (développeurs) et sur le site de 3D-Realms (ex-Apogee, éditeur). Donc nous ne vous fournissons que la version shareware.
Steam ne vend que l'intégrale des 5 épisodes en download
ID Software vend les deux séries séparément en download.
3D-Realms vend les 2 séries séparées en download, ou l'intégrale sur CD.

Les épisodes 1 à 3 forment la série "Invasion of the Vorticons" :
épisode 1 : Marooned on Mars
épisode 2 : The Earth Explodes
épisode 3 : Keen Must Die !

Graphismes en EGA, agréables et lisibles, bruitages et musiques au buzzer (activer / désactiver le son : 'F2').


titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier KEEN1.EXE.



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