Ecstatica
Série
Année
Edition
Systèmes
systeme systeme systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
note0note1note2note3note4note5note6note7note8note9note10 notesnotesnotesnotes
439 votes



Ah, bienvenue ami internaute ! Nous étions à la recherche du sens du mot "Ecstatica". Le dictionnaire nous indique ainsi qu'il provient à la fois du néo-latin et du grec ancien, et dont le sens historique est celui-ci "Une femme perçue comme ayant un état émotionnel très puissant ou sujette à des trances quasi-mythiques". Quel hasard que le jeu éponyme nous place dans des conditions très proches de cette définition ! Les développeurs s'en donnent à cœur joie et mêlent ainsi magie, extase et un petit côté psychédélique (vous avez dit ecstasy ?) dans ce titre. Mais venez ami lecteur, laissez-moi vous emmener dans un royaume ou rien ne va plus.

titre Une ombre plane
La journée avait mal commencé : affamé et épuisé par votre voyage dans cette partie nord de l'Europe vous décidez de faire halte dans la village voisin de Tirich... Pour qu'à peine arrivé, le pont s'effondre derrière vous et que vous rendiez compte que le village est envahi, en ruines, ses habitants massacrés et que des démons se promènent librement dans les alentours. En bon héros (ou héroïne d'ailleurs !), vous allez tenter de découvrir ce qui se trame ici, et qui sait, tenter d'annuler cette malédiction et de libérer la sorcière Ecstatica de son sommeil ténébreux.

titre Il est rond comme un ballon
Vous l'aurez remarqué si vous avez été traîner du côté des screenshots (et je vous invite à le faire !), «Ecstatica» dispose d'un look totalement unique. La raison ? Et bien au lieu de nos traditionnels polygones, la 3D d'«Ecstatica» a été réalisée à base d'ellipsoïdes, c'est à dire de multiples boules. Si aujourd'hui cela prête à rire, il faut se rappeler que les équivalents en polygones restaient assez basiques et donc très anguleux : on ne manquera pas de citer ici le concurrent direct d'«Ecstatica», la série des «Alone in the Dark». Sans compter que cette technique permet de simuler des mouvements plus réalistes, les ellipsoïdes étant moins "fixes" que les squelettes des modèles 3D traditionnels. Bref, une approche technique intéressante qui mérite d'autant plus le détour qu'il s'agit du seul jeu à en tirer parti !

titre Seul contre tous
Le nom de la série culte d'Infogrames n'a pas été glissé par hasard : il est impossible de jouer à «Ecstatica» sans penser à son illustre ancêtre. Tout comme «Alone in the Dark», le jeu utilise un système de caméras fixes, qui permutent lors que vous sortez de l'écran. Le mélange entre action et aventure est lui aussi présent, puisqu'il vous faudra gérer la relative faiblesse de votre personnage et juger s'il vous est possible ou non de remporter un combat en fonction de l'adversaire rencontré. Vos méninges ne seront pas en reste, puisque de nombreuses énigmes vous barreront le chemin jusqu'à Ecstatica. A ce sujet, pour conserver une immersion totale, le jeu ne s'embarrasse d'aucune sorte d'interface : vous ne pourrez porter que deux objets maximum, un par main, et au lieu d'une barre de vie, ce sont les grognements et la démarche de votre personnage qui vous informeront de son état de santé. Si l'on ressent vite les limites de ce parti pris, il n'empêche que l'atmosphère du jeu en ressort grandie.

titre Lost in translation
Son titre attire l'attention, et pourtant «Ecstatica» possède également un sous-titre peu commun : "A state of mind". Et c'est vrai que l'univers d'«Ecstatica» dispose d'un cachet particulier, avec parfois cette impression que le jeu ne sait pas s'il veut faire peur, choquer ou être drôle. Effrayant, il l'est par moment : qui n'a pas regardé chaque bord de l'écran avec frayeur, dans l'espoir insensé qu'un certain loup-garou invincible ne pointe son museau ? Choquant, il l'est par sa juxtaposition entre le graphisme cartoon des ellipsoïdes et les scènes de violence que vous ne manquerez pas de découvrir dans la section des screenshots. Enfin, l'humour n'est jamais loin, lorsque vous vous transformez en souris ou que le jeu décide de vous tuer lorsque vous souhaitez simplement enfiler une armure. Oui, la frustration n'est jamais très loin, sans compter que les contrôles du jeu, au pavé numérique, vous conduiront parfois à vous arracher les cheveux tant ils sont rigides.

titre Au bout de l'extase
Quel bilan tirer d'«Ecstatica» ? Qu'il s'agit indubitablement d'un titre à essayer. Sans être une parfaite réussite, il s'agit d'un titre bourré de bonnes idées mais dont l'exécution est parfois un peu faible. Très bien reçu à sa sortie, il réussit à enfanter «une suite» qui n'a marqué personne, en oubliant en cours de route les ellipsoïdes, l'humour et qui a pris une direction sensiblement identique à «Alone in the Dark 2» en lorgnant du côté de l'action. Bref, essayer «Ecstatica», c'est croquer à pleine dent le jeu vidéo de l'an 1994, et c'est tout ce qu'on lui demande !


titre Lancement sous DOSBox

Exécutez le fichier ECSTATIC.BAT. SETUP.BAT permet de configurer le jeu.
Décompressez le répertoire ECSTATIC à la racine du disque dur virtuel et ne le renommez pas.



titre Complétez cette fiche

Vous avez des screenshots, un avis personnel, des fichiers que nous ne possédons pas et qui concernent ce jeu ? Vous avez remarqué une erreur dans nos textes ?
Dans ce cas, aidez-nous à améliorer cette fiche : en nous contactant via le forum.

titre Liens divers

Vous pouvez trouver de nombreuses informations en allant sur les sites du Réseau Abandonware Francophone :
- Abandonware Forums pour trouver une aide technique, une astuce...
- La clinique des jeux vidéo, pour ceux qui veulent jouer avec DOSBox ou VDMS.





Vous souhaitez nous aider ?


Partenaires : Hébergement web - WoW - Association MO5 - Megatest.fr - Emu-France - Association WDA - Another Retro World - Planète Aventure