Ultima II : Revenge of the Enchantress
Série
Année
1982 (Sortie FR)
Edition
Systèmes
systeme systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
note0note1note2note3note4note5note6note7note8note9note10 notesnotesnotes
560 votes




titre Ultima, Lord British...

Pour bon nombre de joueurs, ces deux noms sont emprunts de respect compte tenu de l'apport à la fois de la série et de son créateur Richard Garriott (alias Lord British) à l'industrie du jeu vidéo.
Si la production de titres se compte aujourd'hui par centaines, aidé en cela par des logiciels qui fonctionnent comme du "prêt-à-jouer", il n'en a pas toujours été ainsi.
Il fut un temps où tout était à imaginer, tout à faire. On aimait Donjon et Dragons ? Oui mais comment le représenter sur un écran alors que la place sur une disquette est réduite ? Comment rendre compte des combats ? Quelles compétences donner aux héros de l'Histoire ? Comment construire un arc narratif cohérent ?
A toutes ces questions, la série Ultima fut l'une des premières à apporter des réponses probantes. En 1979, à peine quelques mois avant l'emballement de la production de jeux, un anglais se lance un défi. Il propose un jeu de rôle pour ordinateur. La chose n'existe pour ainsi dire pas. Il y eut bien quelques tentatives plus ou moins complètes et complexes comme Dnd ou Dungeon mais rien de l'ampleur d'«Akalabeth». Ce jeu permettait de choisir « ses » personnages, accumuler des points d'expériences... Tout ce qui se trouve encore aujourd'hui dans les jeux de rôle contemporain était déjà là.

titre Ultima 3 : aux origines du succès

 Après ce coup d'éclat, Lord British allait persévérer en proposant la série Ultima. Les principes des premiers épisodes sont les mêmes : nous sommes propulsés dans un monde binaire où nous incarnons les champions du bien contre les forces du mal. Poussant toujours plus loin les mécanismes immersifs, Lord British sut s'agréger une communauté de fidèles.
Si le «deuxième épisode» de la saga s'est signalé par une qualité technique moindre et un scénario en retrait par rapport aux autres opus, il connut malgré tout un succès notable. Mais, c'est finalement, «l'épisode 3 » qui marque la consécration de la saga. Le jeu de rôle sur ordinateur se fait plus complexe : on ne dirige plus un mais des personnages. Il faut désormais s'orienter dans des donjons avec un chemin prédéterminé. L'animation gagne en maturité : le joueur a vraiment l'impression que « son » personnage bouge et qu'il interagit avec son environnement. L'épisode 3 va commencer à délaisser le texte pour utiliser les possibilités graphiques. Il faudra désormais montrer l'action pour favoriser l'immersion.
Ultima évoluera ensuite : richesse du scénario, problèmes éthiques posés aux personnages, évolution vers un monde plus ouvert, arrivée d'un moteur 3D...
A la fin des années 90, Ultima innove moins mais précède encore les modes avec «Ultima online», l'un des premiers jeux massivement connectés. Cet échec sera le chant du signe de la saga.

titre Quand Ultima innove, c'est toute l'industrie du jeu vidéo qui en est secouée

 Via la série des Ultima, Lord British a participé à l'émergence de deux géants de l'industrie informatique : Sierra Online qui allait distribuer «Ultima 2» et Origin qui est aujourd'hui la propriété d'Electronic Arts. Aujourd'hui encore, sur son simple nom, Richard Garriott a su attirer les regards avec Shourd of the Avatar annoncé comme le successeur des Ultima. Voilà une preuve supplémentaire de l'attrait toujours vivace de la saga.
Si Ultima n'a pas inventé le style "héroïque fantaisie", il l'a popularisé auprès d'un grand nombre de (jeunes) joueurs. Les années 70 et 80 resteront pour beaucoup l'époque de l'imaginaire avec des bestiaires peuplés de dragons, des monstres en tout genre et de héros prêts à sauver le monde. Dans la culture anglo-saxonne des années 80-90, Ultima avait remplacé les aventures de chevalier de Sir Walter Scott et la pratique de la lecture par l'usage du clavier et de la souris. Ce n'est pas la moindre des prouesses.



titre Complétez cette fiche

Vous avez des screenshots, un avis personnel, des fichiers que nous ne possédons pas et qui concernent ce jeu ? Vous avez remarqué une erreur dans nos textes ?
Dans ce cas, aidez-nous à améliorer cette fiche : en nous contactant via le forum.

titre Liens divers

Vous pouvez trouver de nombreuses informations en allant sur les sites du Réseau Abandonware Francophone :
- Abandonware Forums pour trouver une aide technique, une astuce...
- La clinique des jeux vidéo, pour ceux qui veulent jouer avec DOSBox ou VDMS.

  Informations diverses
    Infos éditions, compils...
    Médias
    Crédits
    Avis & Comments (1)
    Astuces (2)

    Screenshots (14)
    Covers (2)
    Scans disques (1)
    Publicités (4)

    Télécharger le manuel
    Divers
Guilmoon (Covers, Scan disquettes), Jerome Izard (Screenshots), Soteen (Manuel)








Vous pouvez aussi faire un don via Paypal :


Partenaires : Hébergement web - WoW - Association MO5 - Megatest.fr - Emu-France - Association WDA - Another Retro World - Planète Aventure