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The Suffering : Les Liens qui nous unissent
Date de sortie
28/10/2005 (
)
) Genre
Age recommandé
Développement
Édition
Systèmes
Préambule : The Suffering : Les Liens qui nous Unissent est un jeu estampillé PEGI 18 comme son prédécesseur, et est de ce fait particulièrement gore et violent. Le jeu n’est donc pas à mettre entre toutes les mains, vous êtes prévenus.
Préambule 2 : Si vous ne possédez pas de Pavé Numérique, vous pouvez utiliser la combinaison de touches Shift+4 et Shift+6 pour naviguer dans certains menus comme les documents. D’ailleurs, le jeu se plante quand il annonce qu’il faut ramasser les armes avec Z : C’est la touche W qui doit être utilisée.
Introduction
The Suffering : Les Liens qui nous Unissent (que je vais appeler The Suffering LLQNU) est un jeu d’action/Survival-Horror sorti en 2005 sur PC, Playstation 2 et XBOX. Il fait suite à The Suffering, pépite du jeu d’horreur sorti l’année précédente sur les mêmes supports. D’ailleurs, je vous recommande d’aller lire la fiche de ce dernier avant de passer à celle-ci, car je ne vais pas répéter beaucoup de choses que j’ai déjà mentionnées sur la première fiche. Toutefois, si je devais résumer The Suffering LLQNU en une phrase, ce serait “On prend les mêmes et on recommence”. On reprend la même équipe de développement en la personne de Surreal Software et du game designer Richard Rouse III, de retour aux commandes pour ce second opus, ainsi que le même éditeur, Midway, qui suite aux très bonnes ventes du premier opus a décidé de mettre aussi vite que possible en chantier une suite pour profiter de l’intérêt du public. Un intérêt justifié compte tenu de l’excellente qualité de The Suffering, et après avoir écumé le jeu pendant plusieurs heures, j’étais plutôt impatient de parler de la suite, qui promettait quelque chose d’encore meilleur.
Baltimore mon (dés)amour
Le jeu prend place, pour son introduction, dans le pénitencier d’Eastern Baltimore, dans la ville de… Baltimore, dans le Maryland, cinq ans avant les événements de The Suffering. On fait connaissance avec notre héros, Torque, toujours présent, toujours aussi bestial, et toujours aussi peu causant. Ce que je considère comme un avantage car Midway n’a décidément pas voulu investir davantage dans le doublage français de The Suffering : LLQNU que dans celui de l’opus précédent, c’est donc toujours autant un désastre auditif et ça impacte toujours autant le jeu d’une manière négative (la seule exception étant le doubleur du docteur Killjoy, probablement le seul à prendre son rôle au sérieux), mais passons. Nous faisons également connaissance avec Blackmore, un type avec une gueule aussi ravagée que son doublage, qui semble avoir un lien avec Torque et surtout sa famille. Mais pas le temps de discuter, une émeute éclate dans la prison, et le tutoriel démarre.
Pour les joueurs ayant déjà touché à The Suffering, vous serez en terrain connu, car d’un point de vue gameplay de base, The Suffering : LLQNU ne change absolument rien à la formule d’action-horreur de son prédécesseur. On peut toujours passer de la vue à la première personne à la vue à la troisième personne, on est toujours limité en armes que l’on peut porter, et on passe toujours son temps à courir après ces fichues bouteilles de Xombium tant les ennemis sont nombreux et violents ! Cependant, les équipes de Surreal Software ont tout de même profité de l’année de développement de The Suffering LLQNU pour faire quelques ajustements. Tout d’abord, le jeu est plus avare en munitions, et les armes sont moins puissantes pour s’occuper des ennemis (à l’exception du sacro-saint canon scié, qui transforme en charpie absolument tout ce qui se trouve en face de Torque, pour notre plus grand bonheur). La raison pour laquelle le jeu a mis le holà comparé à son grand frère sur l’utilisation des armes est le petit changement effectué sur le mode folie, plutôt secondaire dans The Suffering, car moins efficace qu’une bonne vieille rafale de balles. Dans The Suffering LLQNU, le mode Folie est plus puissant, plus long, plus mortel, ce qui permet d’inciter les joueurs à l’utiliser davantage.
Mais revenons à nos moutons. Après ce flashback servant de tutoriel, retour au temps présent, plus précisément juste après les évènements de The Suffering. D’ailleurs, si vous possédez une sauvegarde du premier jeu terminé sur votre ordinateur, le jeu prendra en compte la fin que vous avez obtenu en fonction de votre moralité. Car oui, le système de moralité de The Suffering est de retour dans la suite, et il est cette fois-ci plus clair et impacte davantage le jeu, notamment le mode folie. Une fois Torque capturé par des soldats masqués alors qu’il essaie d’atteindre la côte de Baltimore, dans le Maryland, il se retrouve attaché devant Jordan, une mystérieuse femme qui semble être très intéressée par les évènements que Torque a vécus sur l’île de Carnate. Mais, évidemment, rien ne va se passer comme prévu, et soudainement, la ville se retrouve envahie de monstres similaires à ceux rencontrés sur Carnate, et Torque parvient à s’échapper. Et nous voilà dans une ville en proie au chaos, remplie de monstres, de gens devenus fous ou agressifs, et il va falloir survivre au milieu de tout ce bazar.
Le scénario de The Suffering LLQNU est, à mon sens, mieux amené que celui de son prédécesseur, dans la mesure où il profite de toute l’histoire de Torque, qui a vécu à Baltimore toute sa vie. On croise plus de personnages vivants, il y a davantage de dialogues, notamment avec les visions que Torque a de sa femme, de ses fils, et surtout la présence de Blackmore, antagoniste beaucoup plus présent sur toute la longueur du récit et qui servira de “juge” de la moralité de Torque. Le personnage de Killjoy, présenté comme une sorte de fil rouge lors du premier jeu, est toujours là avec sa volonté de “guérir” Torque de sa folie et de ses accès de violence, ce qui donne lieu à de nombreuses interventions de sa part, paradoxalement souvent au pire moment. Mais le changement majeur entre les deux jeux se situe dans l’environnement dans lequel le joueur évolue : exit l’île fictive de Carnate, bonjour la cité bien réelle de Baltimore, dans l'Etat du Maryland. The Suffering a toujours eu à coeur l’idée de centrer son récit, ses monstres, et ses personnages dans l’Histoire des Etats-Unis d’Amérique, et cela se ressent encore plus dans The Suffering : LLQNU, qui prend pour inspiration l’histoire très tumultueuse de la ville pour la création de son bestiaire. Baltimore est une ville considérée aujourd’hui comme en déclin (bien que la situation se soit largement améliorée ces dernières années), et à l’instar de Detroit qui est l’exemple le plus criant de la déchéance des villes industrielles américaines, Baltimore et son port ont connu des jours meilleurs, avec une criminalité et des tensions raciales toujours présentes. Cela se traduit via les monstres que Torque affronte en ville, avec par exemple le pyromane, ennemi inspiré des nombreux incendies de bâtiments abandonnés en ville, provoquant la mort des squatteurs présents à l’intérieur. Ce lien entre le bestiaire et la cité, les nombreux descriptifs présents dans les archives récupérées par Torque au fur et à mesure du jeu, et la relation qu’il a lui-même avec Baltimore qui l’a vu grandir est un ajout bienvenue à l’univers glauque de The Suffering, et cet ancrage dans une réalité que beaucoup d’américains pouvaient vivre à l’époque de la sortie du jeu a certainement aidé de nombreux joueurs à se sentir impliqués dans le titre.
Pour le reste, on est sur The Suffering, mais en un peu mieux : Si rien ne change au niveau du coeur du gameplay et des graphismes, le jeu est un peu plus long, avec plus d’ennemis, plus de contenu, des choix moraux plus nombreux et plus influents, une ambiance parfois moins glauque mais tout aussi oppressante quand on se retrouve à arpenter les appartements en ruine de Baltimore, la musique a une place plus importante… On sent que les développeurs de chez Surreal Software ont appris de leurs erreurs et ont, malgré le délai plutôt court de développement, réussi à offrir un titre plus consistant que The Suffering.
Conclusion
Le jeu a reçu des notes légèrement plus élevées que The Suffering, bien que beaucoup de testeurs aient reproché au titre de n’être qu’un The Suffering 1.5 plutôt qu’une véritable suite. Et malheureusement, les ventes n’ont pas suivi, le jeu se vendant moins que prévu pour Midway, ce qui mettra un terme à toute suite potentielle à ce titre pourtant excellent. Un projet de film produit par MTV Films avait même été envisagé et annoncé, mais rien n'a suivi de ce côté non plus. A l’instar de The Suffering, le jeu est ressorti en 2017 sur GoG, mais a été supprimé du site en Septembre 2024, le rendant de nouveau Abandonware. Un nouvel Abandonware d’or, d’ailleurs, parce que concrètement, c’est The Suffering, mais en un peu plus complet, je ne peux donc que vous recommander de faire les deux titres à la suite, d’autant plus qu’ils ne sont pas bien longs.
Lancement
Utilisez la version automatique si vous préférez ne pas mettre les mains dans le cambouis. Bon jeu à vous !
Préambule 2 : Si vous ne possédez pas de Pavé Numérique, vous pouvez utiliser la combinaison de touches Shift+4 et Shift+6 pour naviguer dans certains menus comme les documents. D’ailleurs, le jeu se plante quand il annonce qu’il faut ramasser les armes avec Z : C’est la touche W qui doit être utilisée.
Introduction
The Suffering : Les Liens qui nous Unissent (que je vais appeler The Suffering LLQNU) est un jeu d’action/Survival-Horror sorti en 2005 sur PC, Playstation 2 et XBOX. Il fait suite à The Suffering, pépite du jeu d’horreur sorti l’année précédente sur les mêmes supports. D’ailleurs, je vous recommande d’aller lire la fiche de ce dernier avant de passer à celle-ci, car je ne vais pas répéter beaucoup de choses que j’ai déjà mentionnées sur la première fiche. Toutefois, si je devais résumer The Suffering LLQNU en une phrase, ce serait “On prend les mêmes et on recommence”. On reprend la même équipe de développement en la personne de Surreal Software et du game designer Richard Rouse III, de retour aux commandes pour ce second opus, ainsi que le même éditeur, Midway, qui suite aux très bonnes ventes du premier opus a décidé de mettre aussi vite que possible en chantier une suite pour profiter de l’intérêt du public. Un intérêt justifié compte tenu de l’excellente qualité de The Suffering, et après avoir écumé le jeu pendant plusieurs heures, j’étais plutôt impatient de parler de la suite, qui promettait quelque chose d’encore meilleur.
Baltimore mon (dés)amour
Le jeu prend place, pour son introduction, dans le pénitencier d’Eastern Baltimore, dans la ville de… Baltimore, dans le Maryland, cinq ans avant les événements de The Suffering. On fait connaissance avec notre héros, Torque, toujours présent, toujours aussi bestial, et toujours aussi peu causant. Ce que je considère comme un avantage car Midway n’a décidément pas voulu investir davantage dans le doublage français de The Suffering : LLQNU que dans celui de l’opus précédent, c’est donc toujours autant un désastre auditif et ça impacte toujours autant le jeu d’une manière négative (la seule exception étant le doubleur du docteur Killjoy, probablement le seul à prendre son rôle au sérieux), mais passons. Nous faisons également connaissance avec Blackmore, un type avec une gueule aussi ravagée que son doublage, qui semble avoir un lien avec Torque et surtout sa famille. Mais pas le temps de discuter, une émeute éclate dans la prison, et le tutoriel démarre.
Pour les joueurs ayant déjà touché à The Suffering, vous serez en terrain connu, car d’un point de vue gameplay de base, The Suffering : LLQNU ne change absolument rien à la formule d’action-horreur de son prédécesseur. On peut toujours passer de la vue à la première personne à la vue à la troisième personne, on est toujours limité en armes que l’on peut porter, et on passe toujours son temps à courir après ces fichues bouteilles de Xombium tant les ennemis sont nombreux et violents ! Cependant, les équipes de Surreal Software ont tout de même profité de l’année de développement de The Suffering LLQNU pour faire quelques ajustements. Tout d’abord, le jeu est plus avare en munitions, et les armes sont moins puissantes pour s’occuper des ennemis (à l’exception du sacro-saint canon scié, qui transforme en charpie absolument tout ce qui se trouve en face de Torque, pour notre plus grand bonheur). La raison pour laquelle le jeu a mis le holà comparé à son grand frère sur l’utilisation des armes est le petit changement effectué sur le mode folie, plutôt secondaire dans The Suffering, car moins efficace qu’une bonne vieille rafale de balles. Dans The Suffering LLQNU, le mode Folie est plus puissant, plus long, plus mortel, ce qui permet d’inciter les joueurs à l’utiliser davantage.
Mais revenons à nos moutons. Après ce flashback servant de tutoriel, retour au temps présent, plus précisément juste après les évènements de The Suffering. D’ailleurs, si vous possédez une sauvegarde du premier jeu terminé sur votre ordinateur, le jeu prendra en compte la fin que vous avez obtenu en fonction de votre moralité. Car oui, le système de moralité de The Suffering est de retour dans la suite, et il est cette fois-ci plus clair et impacte davantage le jeu, notamment le mode folie. Une fois Torque capturé par des soldats masqués alors qu’il essaie d’atteindre la côte de Baltimore, dans le Maryland, il se retrouve attaché devant Jordan, une mystérieuse femme qui semble être très intéressée par les évènements que Torque a vécus sur l’île de Carnate. Mais, évidemment, rien ne va se passer comme prévu, et soudainement, la ville se retrouve envahie de monstres similaires à ceux rencontrés sur Carnate, et Torque parvient à s’échapper. Et nous voilà dans une ville en proie au chaos, remplie de monstres, de gens devenus fous ou agressifs, et il va falloir survivre au milieu de tout ce bazar.
Le scénario de The Suffering LLQNU est, à mon sens, mieux amené que celui de son prédécesseur, dans la mesure où il profite de toute l’histoire de Torque, qui a vécu à Baltimore toute sa vie. On croise plus de personnages vivants, il y a davantage de dialogues, notamment avec les visions que Torque a de sa femme, de ses fils, et surtout la présence de Blackmore, antagoniste beaucoup plus présent sur toute la longueur du récit et qui servira de “juge” de la moralité de Torque. Le personnage de Killjoy, présenté comme une sorte de fil rouge lors du premier jeu, est toujours là avec sa volonté de “guérir” Torque de sa folie et de ses accès de violence, ce qui donne lieu à de nombreuses interventions de sa part, paradoxalement souvent au pire moment. Mais le changement majeur entre les deux jeux se situe dans l’environnement dans lequel le joueur évolue : exit l’île fictive de Carnate, bonjour la cité bien réelle de Baltimore, dans l'Etat du Maryland. The Suffering a toujours eu à coeur l’idée de centrer son récit, ses monstres, et ses personnages dans l’Histoire des Etats-Unis d’Amérique, et cela se ressent encore plus dans The Suffering : LLQNU, qui prend pour inspiration l’histoire très tumultueuse de la ville pour la création de son bestiaire. Baltimore est une ville considérée aujourd’hui comme en déclin (bien que la situation se soit largement améliorée ces dernières années), et à l’instar de Detroit qui est l’exemple le plus criant de la déchéance des villes industrielles américaines, Baltimore et son port ont connu des jours meilleurs, avec une criminalité et des tensions raciales toujours présentes. Cela se traduit via les monstres que Torque affronte en ville, avec par exemple le pyromane, ennemi inspiré des nombreux incendies de bâtiments abandonnés en ville, provoquant la mort des squatteurs présents à l’intérieur. Ce lien entre le bestiaire et la cité, les nombreux descriptifs présents dans les archives récupérées par Torque au fur et à mesure du jeu, et la relation qu’il a lui-même avec Baltimore qui l’a vu grandir est un ajout bienvenue à l’univers glauque de The Suffering, et cet ancrage dans une réalité que beaucoup d’américains pouvaient vivre à l’époque de la sortie du jeu a certainement aidé de nombreux joueurs à se sentir impliqués dans le titre.
Pour le reste, on est sur The Suffering, mais en un peu mieux : Si rien ne change au niveau du coeur du gameplay et des graphismes, le jeu est un peu plus long, avec plus d’ennemis, plus de contenu, des choix moraux plus nombreux et plus influents, une ambiance parfois moins glauque mais tout aussi oppressante quand on se retrouve à arpenter les appartements en ruine de Baltimore, la musique a une place plus importante… On sent que les développeurs de chez Surreal Software ont appris de leurs erreurs et ont, malgré le délai plutôt court de développement, réussi à offrir un titre plus consistant que The Suffering.
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Le jeu a reçu des notes légèrement plus élevées que The Suffering, bien que beaucoup de testeurs aient reproché au titre de n’être qu’un The Suffering 1.5 plutôt qu’une véritable suite. Et malheureusement, les ventes n’ont pas suivi, le jeu se vendant moins que prévu pour Midway, ce qui mettra un terme à toute suite potentielle à ce titre pourtant excellent. Un projet de film produit par MTV Films avait même été envisagé et annoncé, mais rien n'a suivi de ce côté non plus. A l’instar de The Suffering, le jeu est ressorti en 2017 sur GoG, mais a été supprimé du site en Septembre 2024, le rendant de nouveau Abandonware. Un nouvel Abandonware d’or, d’ailleurs, parce que concrètement, c’est The Suffering, mais en un peu plus complet, je ne peux donc que vous recommander de faire les deux titres à la suite, d’autant plus qu’ils ne sont pas bien longs.
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