State of Emergency
Date de sortie
Genre
Age recommandé
Systèmes
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Avertissement : State of Emergency est un jeu PEGI 18, et assume complètement la violence qu’il montre à l’écran, il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains !

titre Introduction

Bonjour cher lecteur. Savez vous ce qu’est une polémique ? D’après le Larousse, une polémique est un “Débat plus ou moins violent, vif et agressif, le plus souvent par écrit.” En somme, quelque chose de controversé, qui ne fait pas consensus. Et en la matière, le studio Rockstar Games reste le champion incontesté, c’est évident : le studio américain, division de l’éditeur Take Two Interactive est passé maître dans l’art des jeux irrévérencieux et n’ayant pas peur d’aller contre le politiquement correct, quitte à déclencher lesdites polémiques. Grand Theft Auto, série emblématique du développeur, mais aussi le très violent Manhunt, Canis Canem Edit (ou Bully selon les versions), The Warriors… Nombre de ces jeux ont fait parler d’eux via la presse grand public ou même certaines personnalités politiques offensées par la présence de tels titres dans les rayonnages des magasins de jeux vidéo.

Alors pourquoi je parle de ça en préambule de cette fiche consacrée à State of Emergency ? Et bien parce que le jeu est édité par Take Two Interactive, et que pour la version PlayStation 2 du jeu, la première à être sortie, l’éditeur a décidé de le distribuer sous la houlette de Rockstar Games (sauf pour la version PC, où cette fois-ci ce sera une autre filiale, Global Star Software qui sera choisie). Ce qui, vous vous en doutez, a donné lieu à une polémique lors de sa sortie en 2002, au point qu’en Italie par exemple, la députée Alessandra Mussolini (petite-fille de Benito Mussolini, actrice et chanteuse pop au Japon à ses heures perdues) avait demandé l’interdiction pure et simple du jeu sur le territoire italien, demande qui n’a pas abouti.

titre Go, Go ! Smash the Corporation !

State of Emergency est un simulateur d’émeute (ou un Beat’em’All si vous n’êtes pas drôle) sorti sur PlayStation 2 en 2002 et sur PC et Xbox en 2003 et développé par le studio écossais VIS Entertainment. Mettant en scène un petit groupe de rebelles contre une corporation toute-puissante dans l’Amérique de 2035, votre objectif est très simple et direct : casser, tuer, détruire un maximum. Mais attention hein, vous aurez des pénalités si vous tuez les civils ! … Enfin, en théorie, la pénalité étant si faible que par souci d’efficacité, on se permettra un certain nombre de dommages collatéraux. Et puis franchement, vous avez déjà essayé de viser précisément un ennemi au milieu d’une foule avec un lance-grenades ou un lance-flammes ? Après tout, ils n’avaient pas à se trouver là et à servir de boucliers humains à ces péquenauds de La Corporation, non ? Oui, si vous adhérez à ces valeurs arriérées (selon le jeu) que sont le respect de la propriété privée, de la loi, de l’ordre et de l’intégrité humaine et matérielle de tout ce qui vous entoure, autant dire que State of Emergency risque de bien vite vous faire déchanter.

Le scénario du jeu tient sur un timbre-poste : vous incarnez une des cinq nouvelles recrues du mouvement révolutionnaire Freedom, et plus précisément au début du jeu deux d’entre eux : Roy “Mack” McNeil, ancien policier devenu résistant et Anna “Libra” Price, ancienne avocate reconvertie en agent du mouvement Freedom dont le but est de renverser la mainmise que la corporation fictionnelle “American Trade Organisation” a sur la ville de Capitol City. A noter que le nom de la société n’est pas choisi au hasard, et est suspicieusement proche de la “World Trade Organisation”, l’Organisation Mondiale du Commerce, dont la réunion à Washington a mené aux émeutes de 1999 ayant causé 20 millions de dollars de dommages, selon les estimations de l’époque. Autant dire que le rapprochement fut fait par de nombreux politiciens américains lors de la sortie du jeu, ce qui ajoute encore une couche à la polémique State of Emergency.

Dans les faits, State of Emergency est l’archétype de ce que l’on pourrait appeler un “jeu à vitrine”. Ce que j’appelle un jeu à vitrine, c’est un jeu dont le gameplay et les graphismes attirent bien l’oeil, et sont donc parfaits pour tourner en démo sur les écrans en vitrine des magasins de jeux. Et c’est vrai que, pour l’époque, State of Emergency est plutôt impressionnant, pas par ses graphismes mais par le nombre de personnages affichés à l’écran. Les développeurs du studio écossais VIS Entertainment ont mis le paquet pour que l’aspect “émeute de masse” soit bien représenté à l’écran, et ça devient vite un joyeux bazar dans lequel il est presque difficile de s’y retrouver. Par dessus le marché, le côté cartoonesque des graphismes et les couleurs criardes rendent le jeu encore plus visible, aspect renforcé par la jaquette qui annonce tout de suite la couleur, avec le personnage de Spanky mis en avant avec son ventre bedonnant, son débardeur et son bandana le transformant en cliché vivant du délinquant américain, qui n’aurait pas dépareillé dans un clip de gangsta-rap. On appréciera aussi les descriptions des personnages et des environnements, décrits comme un reportage sur le terrain par une journaliste de la Corporation.

Une fois manette ou souris en main, State of Emergency se joue comme un beat’em’all ultra classique : un bouton pour l’attaque, les touches pour se déplacer, un autre pour ramasser les armes et une attaque circulaire pour dégager le passage. C’est simple, basique, mais très efficace, surtout que le jeu possède pléthore d’armes à utiliser, allant de la simple matraque au lance-roquettes en passant par les grenades, le taser ou le pistolet-mitrailleur Uzi. Chaque personnage dispose de ses propres mimiques et manière de se déplacer bien qu’ils n’aient aucune différence de statistique concrète. Vous pouvez sprinter si besoin, bien que ce ne soit pas vraiment utile, et les bonus (vie, armure, temps supplémentaire) lâchés par les ennemis sont ramassés automatiquement quand vous passez dessus. Là encore on va à l’essentiel, et l’essentiel c’est de TOUT CASSER ! Vitrines, voitures, mobilier urbain, crânes des civils, des gangsters ou des agents de la Corporation, le jeu assume totalement son côté défouloir sans limite… Enfin, si, il y a une limite, à savoir la résistance du joueur à la répétitivité de son gameplay. Car oui, en bon beat’em’all bas du front, State of Emergency se répète assez vite dans ses missions et dans ses environnements.

titre Conclusion

Votre appréciation de State of Emergency dépendra énormément de votre tolérance à la répétitivité de son gameplay et à votre appréciation de son message. Car oui, les polémiques font certes parler, mais pas toujours en bien, et beaucoup de tests dans la presse spécialisée de l’époque, notamment américaine, le considèrent un peu trop politiquement incorrect au vu du contexte de l’époque. Aujourd’hui, en janvier 2026, la situation n’a pas vraiment évolué, on pourrait même dire que le contexte fictionnel du jeu de VIS Entertainment se rapproche dangereusement de la situation explosive au pays de l’Oncle Sam. Est-ce pour cela que Take Two Interactive, qui techniquement possède toujours les droits du jeu ne l’a jamais ressorti sur les magasins en ligne des consoles de jeu ou du PC ? Peut-être. En tout cas, si vous cherchez un divertissement irrévérencieux, anti-autorité et que vous avez passé une très très mauvaise journée, le jeu peut vous divertir quelques temps.



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