Solution de Croisière pour un cadavre
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« Cher inspecteur, vous vous souvenez certainement de cette rafle que vous aviez menée l'an dernier au Café de Paris, dans lequel je dînais ce soir là... » C'est par cette lettre, envoyée le 25 mars 1927 au commissaire Raoul Dusentier par le richissime Niklos Karaboudjan, que débuta l'une des affaires les plus étranges qu'il nous fut permis de connaître. Une année après le drame qui fit couler tant d'encre à l'époque, Raoul Dusentier a accepté de répondre au questions de Tilt, pour lever une bonne fois pour toutes le voile qui plane encore sur l'affaire Karaboudjan. Jonathan Le Roux, l'un des plus hardis journalistes micro du moment, a discuté pendant de longues heures avec le commissaire. Voici le résultat de son travail.

Jonathan Le Roux : Commissaire Dusentier, bonjour ! Avant d'entrer dans le vif du sujet, à savoir la découverte des premiers indices sur le Karaboudjan, pouvez-vous nous racontez les circonstances qui vous ont amené à participer à cette croisière funeste ?

Raoul Dusentier : Bien sûr. C'était une froide matinée de printemps. Le facteur m'apporta une lettre. Je l'ouvrais et découvris que son auteur n'était autre que le célèbre Niklos Karaboudjan, un armateur grec, l'un des plus riches et célèbres hommes d'affaire de la place de Paris. J'avais connu cet éminent personnage lors d'une opération de police quelques temps auparavant. II m'invitait sur son yacht, soi disant pour discuter avec moi de diverses affaires criminelles. Niklos prétendait, dans cette même lettre, vouloir écrire un roman policier. En fait, je n'ai pas cru un instant à ce stratagème. Je dirais même qu'aiguisant ma curiosité, cela m'a poussé à accepter l'invitation. Et puis, une croisière sur un yacht ! ce n'est pas avec mon traitement de fonctionnaire de police que je pouvais espérer profiter une autre fois de la même chance!

JLR : D'après ce qu'en a dit la presse, votre croisière a bien mal commencé...

RD : En effet, à peine avais-je mis le pied sur le Karaboudjan que les événements se sont précipités. Pensez donc, j'ai juste eu le temps de tomber nez à nez avec un cadavre avant de me prendre un bon coup sur la tête. Nous étions déjà loin des côtes. Impossible de faire appel aux collègues. Il fallait agir seul. J'ai repris connaissance dans ma cabine, réveillé par un homme en livrée. II fallait commencer l'enquête au plus vite. Le plus étrange dans tout cela, c'était la disparition du cadavre. L'avait-on jeté à la mer ? Sans doute, mais pourquoi ? Le crime était de toute façon découvert.

JLR : Quel a été votre premier indice ?

RD : Tout a réellement commencé à 8 h 10 précises. Alors que je me remettais lentement du choc, j'ai découvert par le plus grand des hasard un papier froissé, près du cendrier. Après l'avoir déplié, je pus lire son contenu.

JLR : Et le mot disait... ?

RD : « Rendez-vous au bar, question de vie ou de mort... » Quant à la signature, un simple F énigmatique... Il m'était impossible, bien sûr, de reconnaître l'écriture du message. Il aurait fallu mettre tout le monde dans le bain. Aussi décidai-je de me rendre au bar du Karaboudjan, en espérant collecter d'autres indices. En fait, avant de me rendre au bar, je suis passé par le fumoir et y ai rencontré mon premier suspect. Je dis suspect car, vu les circonstances étranges de cette affaire, tout le monde entrait illico dans cette catégorie. Au fumoir, donc, j'ai pu discuter avec Tom. Tom était notaire. Un homme en apparence très respectable, un peu borné : il refusa que nous discutions dans le silence, il fallait toujours que ce satané gramophone fonctionne ! Je lui parlai d'Hector et appris que c'était le majordome de la victime, un homme très dévoué à son patron. II ne savait rien par contre sur le rendez-vous du bar. A 8 h 20, je me rendis enfin au bar où j'appris du nouveau sur le père Fabiani.

JLR : On a beaucoup entendu parler de cet homme d'Église. Un personnage généreux et très attaché à Niklos...

RD ; Et pourtant, ce n'était pas un saint... Lorsque j'ai montré le papier au barman, celui-ci m'a appris que le rendez-vous fixé provenait de Fabiani. Le père avait rencontré Niklos le soir du crime. Au dire de ce témoin, la rencontre fut chaude et Fabiani élevait fréquemment la voix. Fabiani passait du même coup en tête de liste des suspects ! Et puisqu'il avait oublié son missel au bar, ma manière de l'aborder était toute trouvée. A 8 h 30 précise, je décidai donc de rendre visite à cet homme. La chambre de Fabiani était vide, hélas. Mais je n'allais pas rester pour autant les bras croisés. Je fouillai la cabine de fond en comble. A droite, un tiroir... Mais, fausse piste ! Par contre, je remarquai une valise à côté de chacun des lits. Si celle de Désiré, l'homme qui partageait la cabine avec Fabiani, était fermée à clef, celle du père était ouverte. Et là, surprise ! La valise de Fabiani était un véritable casino ambulant ! Décidément, mes soupçons contre ce brave ecclésiastique se confirmaient de minute en minute.
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