Caesar III
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Il était une fois une lointaine époque. Une ère située bien avant les vieilles disquettes et l’invention du papier. Un temps où l’on entendait parler d'une certaine Rome prospère et glorieuse. C’est cette période qui nous rappelle encore aujourd’hui la grandeur des cités, une civilisation puissante bercée par les grandes batailles de César… Ouais, bon. Il n’y a pas que les livres d'Histoire, les musées, les documentaires, etc., — qui a dit « Astérix » ? … — pour nous en parler : on retrouvera aussi une série de jeux qui s’est tapée l'incruste sur PC. Virtuellement parlant, prenez ainsi le pouvoir dans le nouvel ancien épisode d’une célèbre épopée : «Caesar 3».

titre J'ai installé, j'ai double cliqué, j'ai joué.

Comme on s’en doutera très vite, on ne sera pas ici en présence d’un gestionnaire de voie ferrée, ni de parc d’attractions. Non, on ne fera pas la guerre avec des engins ultra futuristes pour éviter une quelconque destruction nucléaire. On ne dirigera pas non plus autres orcs et mages dans le but de conquérir le domaine arboricole enneigé du coin. Non, cette fois nous serons virtuellement au sein d'un système de société à faire prospérer à l'époque antique de Rome. Et c’est donc sans surprise que la recette à succès de son prédécesseur «Caesar 2» est reprise ici. On n’écarquillera donc qu’un nœnœil : le but est, une fois de plus, de construire une cité et la faire vivre d’Abraracourcix à Zérozérosix. De quelle manière ? En utilisant son outil rongeur à boutons afin d’entériner les actions voulues sur l'aire de jeu. Diverses options vous seront proposées, et l’évolution progressive de votre partie vous permettra de débloquer de plus en plus de possibilités d'interaction.
Incroyable ! «Caesar 3» n’est donc rien d'autre qu'un jeu de stratégie ? Absolument : en gros, une sorte de mélange entre «Sim City», «Civilization», et «Warcraft» (sans les êtres et autres éléments fantasy bien sûr). Bon, ok, c'est vite résumé : mais vous prendrez bien un café, non ?

Niveau jeu, on consultera, au préalable, de rapides debriefings explicatifs sur les missions à venir. Très clairs, il vous suffira de suivre les instructions demandées. Quoique suivre est un bien grand mot, puisqu’il ne suffira pas de cliquer sur quatre boutons pour vous en sortir. En effet, il faudra mettre en œuvre une stratégie qui, suivant une certaine logique, vous autorisera à faire évoluer les choses dans le sens attendu… ou pas.

Dans les grandes lignes, il sera nécessaire, en premier lieu, de construire de simples habitations (tentes), pour se rendre compte qu’il faudra ensuite les protéger (incendies, destruction, etc.). Par la suite, vous devrez impérativement répondre aux besoins divers de la population. Par exemple, il faudra savoir faire le point sur vos offres en main d’œuvre : pas d'Hommes, pas d’évolution. Et pour faire emménager une paire de joyeux citoyens dans votre cité naissante, vous devrez penser à la manière de les attirer. «Caesar 3» vous demandera aussi de fournir un travail agricole, grâce aux récoltes fermières. Les marchandises serviront à faire fonctionner le commerce, et ainsi, par exemple, créer des emplois. Il faudra aussi amener l’eau des fleuves au cœur des villes : une ressource vitale à la survie de votre société (puits, réservoirs, aqueducs, etc.). La prospérité passera aussi par la représentation déifique de la Rome antique : grâce aux divers temples, Mars, Vénus, etc., pas de jaloux ! Assurez ainsi la paix au sein de votre peuple. N’oubliez pas que tout ce beau monde préfère voyager sur des routes, et qu’il aime aussi se divertir : fabriquez lui théâtres, colisées… Partant d'un simple village, construisez/démolissez/décorez… Réussirez-vous à accroître votre ridicule hameau miteux en ville luxueuse et digne de la gloire de César ?
Tout semblait si simple : mais la réussite est à double tranchant. Le développement de votre cité et de sa population rendra vos ennemis envieux. Vous voler une terre précieuse, et détruire votre dur labeur, deviendront une fin en soit pour l’expansion de vos adversaires historiques. Il sera incontournable de défendre votre bien. Repoussez les vagues de populations hostiles grâce à l'implantation et à l’entraînement de votre armée. Ainsi, soldats préparés, cité protégée : la voie de la gloire s'ouvrira pour vous faire une place parmi les plus grands. Et votre peuple de scander votre nom à tue-tête : ouaiiiiiiis !! Bon, redescendons sur terre : en gros, au gré de vos réussites, vous n'aurez juste droit qu'à des promotions octroyés par César en personne. Oui, c'est quand même la grande classe.

En plus des interactions diverses possibles pour progresser dans le jeu, vous pourrez consulter la carte du scénario, ainsi que quelques astuces prodiguées par vos éternels conseillers. Il sera possible d'influer sur divers paramètres, tel que le fait de stocker vos récoltes au lieu de les utiliser par exemple. De plus, vous pourrez modifier certaines options (difficulté, vitesse de jeu) si jamais vous trouviez que la partie devient un peu compliquée… ou, au contraire, qu’il vous semble que la conquête de Rome est un peu trop aisée.

Le jeu est doté d'une bonne réalisation, améliorée depuis le second épisode. L’interface reste claire et agréable à la longue. La fenêtre de jeu est de taille confortable, et il est possible de paramétrer autant la vitesse de défilement que la rapidité d'ensemble de la partie. Le gameplay est adapté à la souris, et «Caesar 3» se révèle assez simple à l’utilisation. Malgré des graphismes un peu ternes, le jeu reste lisible. Les icônes diverses ne sont pas toujours très claires, mais pas infiniment nombreuses : il est rare de se tromper d’outil dans la fenêtre dédiée, d’autant que le titre vous explique dès le départ les éléments que vous allez devoir utiliser ; une sorte de tutoriel dont la transparence est bienvenue.
Il reste à souligner une ambiance globale réussie : les thématiques sonores apportées par les mélodies et les divers bruitages ne sont pas inoubliables mais possèdent l’avantage de mettre le joueur dans le bain : on en redemande ! Car, en plus, la durée de vie reste très bonne : on ne manquera ni de mener ses parties le plus loin possible, ni de recommencer encore et encore. Le tout sans voir défiler les heures. Sans oublier que si le titre est déjà très plaisant en solo, avec sa campagne ou ses scénarios prédéfinis, il sera possible de prendre part à des parties multijoueurs qui s’annoncent déjà fort sympathiques !

Au final, «Caesar 3» est particulièrement fun. Grâce à de nombreuses possibilité de jeu, et le grand nombre de facteurs à considérer pour l’évolution positive de votre partie, le jeu est peu répétitif sur la longueur. «Caesar 3» reste très addictif, et un soft sur lequel on ne voit pas le temps passer. Plus agréable à l'utilisation que son prédécesseur déjà très bon, et bien qu’il n’apporte pas d’énormes innovations de gameplay, le titre a su se démarquer par une ambiance plus soutenue et agréable. On sera toujours ravi de lancer une partie de temps en temps — faut-il encore apprécier le genre.
Doté d’une bonne réalisation, voici un jeu de stratégie qui éveille, dans ses grandes lignes, un grand intérêt de la part du joueur. Si du premier coup d’œil on se dit que le jeu n’apportera pas grand chose par rapport à l’épisode précédent, le sentiment s'évapore illico dès les premières minutes de jeu : dynamique, assez complet, facile à jouer — donc accessible à tous —, agréable, «Caesar 3» mérite qu’on s’y attarde. Si tout à coup le besoin de potion magique se faisait cependant sentir, dîtes-vous bien qu’ici, druides gaulois et menhirs qui tomberont du ciel sont poudre de perlimpinpin : le chef tout puissant, c’est vous. Et vous défendrez avec ferveur votre précieux lopin de terre. Tous les coups sont permis, dans les règles de l’art, et vos forces armées se feront une joie de botter l’arrière train à tous ces empêcheurs de tourner en rond. Avé… Abandonwarus d'Orus ! Non mais.


titre Lancement du jeu

Pour lancer la démo :

- Exécutez le fichier CAESAR3.EXE et indiquez un répertoire de décompression pour l'installation (par exemple, c:\CAESAR3DEMO). Dans le répertoire créé, exécutez le fichier SETUP.EXE avec les paramètres suivants si le programme ne se lance pas (bouton droit sur le fichier - propriétés) :

* Cochez "Executer ce programme en mode de compatibilité pour" et sélectionnez Windows 98 / Windows ME

* Cochez "Mode couleur réduit" et sélectionnez "Couleur 16 bits (655356)"



titre Complétez cette fiche

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titre Liens divers

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