Diablo
Série
Année
1996 (Sortie FR)
Distribution
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titre Hello my friend, stay a while, and listen
(ou l'Histoire en marche)

Il y a bien longtemps, alors que le monde était encore jeune, les forces des Enfers étaient en guerre. Les trois démons majeurs Diablo, Baal et Mephisto menaient les troupes. C'est alors que leurs subordonnés se sont révoltés et ont renversé leurs maîtres, les exilant dans le monde des hommes. Un archange nommé Tyrael, à la tête d'un clan de mages, les Horadrim, met à profit cet exil terrestre pour vaincre les démons, et les enfermer dans des pierres. Ces pierres d'âme furent alors cachées dans trois lieux différents et oubliées de tous.

Ceci dura jusqu'à ce que le roi Leoric s'installe dans le monastère où Diablo avait été enfermé. Le démon, s'insinuant dans l'esprit du conseiller du roi, recouvre la liberté et corrompt l'esprit de Leoric. Celui-ci se lance dans une guerre qui l'éloigne de Tristram. Diablo réussit alors à se réincarner, grâce au fils de Leoric, qu'il a enlevé. Leoric sombre alors dans la folie, et commet de nombreuses exactions dans la population, poussant un de ses lieutenants à l'assassiner. Mais le monastère où on eu lieu tous ces événements garde tous ses secrets : personne n'en est sorti pour raconter.

C'est alors qu'un voyageur arrive à Tristram pour enquêter sur les événements. Et il trouve le courage d'entrer dans le monastère pour se dresser sur la route de Diablo.


titre Hey ! What can I do for you ?
(ou comment faire un jeu addictif)

Lorsqu'en 1996 les joueurs sur PC découvrent la nouvelle production de Blizzard, personne n'imaginait que l'on assistait à la naissance d'un mythe. Créé par l'ancien studio Condor Software, devenu Blizzard North par le jeu des rachats, et précédemment créateur de jeux pas inoubliables tels que «Justice League Task Force», «Diablo» a rapidement fait parler de lui, et ce sur tous les plans.

A commencer par un design aux petits oignons, qui a permis à tout un chacun d'explorer les sous-sols de Tristram sans se sentir frustré. Que des passages s'avèrent impassables par un néophyte, et cela n'était plus le cas avec quelques niveaux d'expérience en plus. Ceux qui ont combattu The Butcher verront tout de suite de quoi je parle : premier "boss" à combattre, il est littéralement supérieur à vous sur tous les plans quand vous en entendez parler pour la première fois. Mais en poussant l'exploration plus profondément, et avec l'acquisition d'expérience et de points de compétence bienvenus, le combat sera tout de suite plus aisé. Surtout en mettant dans la balance les objets et armes magiques que vous allez trouver ou acheter chez les commerçants de Tristram. En les combinant aux mieux, et avec l'aide de potions de soins et de sorts divers, vous deveniez enfin capable de vaincre des monstres trop forts pour vous quelques temps plus tôt.

Toujours au niveau du travail fourni par les développeurs, il faut noter la direction artistique du jeu. A l'époque déjà, l'aspect graphique était d'excellente facture et retranscrivait parfaitement l'ambiance du jeu. A l'extérieur, un village simple, baignant dans une lumière crépusculaire. On se rendait bien compte que l'ambiance n'était pas à la plaisanterie, et que des choses graves se tramaient. A l'intérieur, on passait d'un donjon tout ce qu'il y a de plus classique à des grottes artificielles taillées à même la roche, et dans lesquelles la lumière brillait surtout par sa présence limitée. Ces lieux de damnation étaient peuplés par tout un bestiaire monstrueux dont le souvenir fait encore frissonner les aventuriers. Du classique squelette (parfois teinté de vert) à la bête mi-homme mi-bélier, ce sont de vraies abominations que vous deviez affronter. Jusqu'au démon majeur qui marquera la fin de vos combats, mais pas de vos aventures.

Un mot aussi de la musique, qui a marqué les esprits, et qui reste aujourd'hui une des références majeures des bandes sons de jeux videos. Alors que la mode de l'époque faisait la part belle à de la musique technoïde, ou à du métal peu inspiré, les accords de guitare qui résonnent quand le jeu commence sont certainement un des atouts du jeu. Si vous avez joué à «Diablo», ne serait-ce qu'une seule fois, alors vous vous souvenez avec émotion de ces notes, et il ne vous faut pas plus d'un quart de seconde pour les reconnaître.

Mais parlons maintenant un peu plus du gameplay. Car là, on arrive sur ce qui différencie un bon jeu d'un grand jeu, et «Diablo» est assurément un grand parmi les grands. Ce qui marque, c'est que même sans lire le mode d'emploi, la prise en mains est quasi immédiate. Un clic gauche pour se déplacer, ou pour frapper le monstre qui est pointé. Un clic droit pour déclencher le sort actif. Quelques raccourcis clavier utiles ('I' pour l'inventaire, 'C' pour la fiche de personnage) et... c'est tout. Pas de fioritures, pas de difficultés, le jeu se laisse contrôler facilement. Mais il est long à maîtriser ! L'optimisation des compétences de votre héros demandera des choix cornéliens ("Est-ce que je mets ces points en force, ou en magie ?"). Quel est la combinaison d'objets qui vous fera prendre le moins de dégâts possibles pour descendre jusqu'aux Enfers où règne Diablo ? Je le disais plus tôt : «Diablo» (le jeu) est simple à contrôler, mais difficile à maîtriser. Ayons cependant en cette journée une pensée pour les innombrables souris dont la durée de vie s'est trouvée réduite par le festival de clics que'impliquait le lancement d'une partie, et la descente vers les Enfers.

De plus, le jeu a beaucoup fait pour le développement du jeu en réseau, avec la possibilité de jouer jusqu'à 4 en coopération. Le déroulement ne changeait que peu, mais permettait de se lancer à 4 dans des parties endiablées, c'est le cas de le dire.

Pour conclure, on dira simplement que «Diablo» est un des jeux les plus marquants de l'histoire encore courte du jeu video, et que se lancer dans le dernier épisode à ce jour (oui, le 3, c'est vrai, il est sorti) n'empêche pas de retourner à la source du mythe de temps en temps, pour retrouver des sensations que l'on croyait perdues. En particulier quand on atteint une nouvelle fois la cinématique de fin, mais nous ne spoilerons pas pour ceux qui ne l'auraient jamais vue. Mais les frissons reviennent vite : la marque des grands, tout simplement.


titre I sense a soul in search of answers

Pour ceux qui voudront s'essayer à «Diablo», sachez que le jeu (au moins dans ses ré-éditions) tourne impeccablement sur nos machines modernes, et même sur Seven version 64 bits. Encore une chose à mettre au crédit de Blizzard, comme si c'était nécessaire.

Sous Vista / Windows 7, si vous rencontrez des problèmes d'affichage (couleurs bizarres, artefacts dans les vidéos), il faut activer les options de compatibilité suivantes : "Exécuter en 256 couleurs", "Exécuter avec une résolution d'écran de 640x480" et "Désactiver les thèmes visuels".
Pour cela, clic-droit sur le raccourci du jeu ou de la démo, choisir "propriétés" puis l'onglet "compatibilité".



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