Johnny Bazookatone
Année
1995 (Sortie FR)
Développement
Edition
Systèmes
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18 votes


titre Johnny s'en va t-en guerre


Dans un jeu de plates-formes, l'histoire est un prétexte.
Ici, ce ne sera pas dans le scénario qu'il faudra recueillir l'essence de l'originalité. Nous sommes en 2050, dans un monde parallèle au nôtre : celui des Toons.
Plus de guerre, plus de violence, juste un monde en harmonie avec la musique du groupe de Johnny Bazookatone.
Look de Rocker des Fifties, banane violette, lunettes noires vissées sur le visage, Johnny est le dieu de la rythmique, et son groupe fait vibrer la planète.
El Diablo, le nom de Satan au pays des Toons, ne voit pas ce triomphe du meilleur oeil. La musique adoucit les moeurs, cela éloigne les gens du Mal. Du coup, El Diablo kidnappe les membres du groupe de Johnny et surtout confisque sa guitare Anita.
Vous incarnerez ce Johnny à la troisième personne, histoire d'aller libérer les poteaux et votre guitare (your Hero) et de fesser allègrement ce Diablo, histoire de lui montrer que sans musique, les moeurs peuvent effectivement redoutables.

titre Quand l'arcade dépasse les bornes


Le jeu a été développé en 1995 (la date sur le CD et sur l'écran de départ du jeu viennent l'attester) mais atterrit dans les bacs en 1996. En février/mars dans les magasins européens.
On se souviendra surtout que ce jeu a été un produit d'appel pour la toute nouvelle console Playstation, au même titre que «Krazy Ivan» ou «NBA 97», et que les graphismes et les textures ont valu une pluie de louanges à la version de Sony, mais aussi à la Sega Saturn.
Le jeu cartonne entre les deux rives de l'Atlantique, augure des promesses que font miroiter les nouvelles capacités des consoles dites de cinquième génération.
Lorsque le jeu PC a déboulé, il était attendu fermement par les critiques.
Pour les puristes de la conversion, on pourra dire que tout est parfait : le jeu déroule les mêmes sprites, le même scrolling horizontal, les mêmes musiques que dans les versions consoles.Le jeu mêle réflexes et réflexion, entre Rayman-like et énigmes chiadées.
Vous démarrez avec trois vies et un seul continue, et pour augmenter le nombre de vies, il faudra dénicher des têtes de Johnny qui se planquent dans des décors ou qui sont accessibles par des sauts plus ou moins millimétrés.
Vous allez parcourir cinq très longs niveaux, entrecoupés de tableaux et de passages secrets (dès le tout premier tableau dans la prison, essayez de trouver le tableau secret sans tricher, hein, hein, hein !) entrecoupés de cinématiques.
Chaque niveau débouche sur un boss et permet de libérer un de vos musiciens, jusqu'au Saint Graal, ou plutôt la Sainte Gratte, après un affrontement contre El Diablo. Ces cinq niveaux s'apparentent tous à une vision de l'Enfer et d'environnements terrestres : Une Prison, un Hôtel style l'Overlook de Shining, avec des chambres numérotées en 666, une cuisine, un hôpital et les appartements d'El Diablo.
Les ennemis vous plongent dessus, et il faudra apprendre à maîtriser tous les mouvements de votre Bazooka-guitare, d'autant que la notice est réduite à sa plus simple expression.
Deux éléments retiendront votre attention :
- Les énigmes originales : pour accéder à certaines zones, il faudra sucer (sic !!) un objet et le recracher sur la zone d'interaction pour ouvrir une porte ou déclencher une action.
- La Bande-son, riche et diversifiée, dont les morceaux ont été composés par Andi Mac Ginty et Des Tong et qui a donné lieu à la distribution d'un CD audio (versions Saturn et PC).

titre B. Good or not B. Good ?


Si le jeu a été accueilli comme un vrai phénomène par les magazines de consoles (qui, c'est vrai, ont intérêt à susciter l'engouement des joueurs : Mega Force n'allait pas détruire la réputation d'un jeu Saturn qui assurait la survie du magazine dédié à cette même console), l'arrivée un peu plus tard de la version PC a laissé des avis circonspects, et des articles concis.
Pour ce qui est de l'avis de votre humble testeur, le jeu est beau (pour un jeu de 1996) et assez fluide. Les sons sont remarquables, les détails sont magiques. Mais le jeu est très, très difficile, non seulement parce qu'il faut maîtriser les mouvements et viser au pixel à chaque saut, mais en plus il faut réfléchir pour trouver la sortie. Par exemple, une certaine tapette à souris servira d'ascenseur, une fois que l'on aura pris position dessus et que l'on aura dégommé le fromage pour bénéficier de la force du ressort.
Des dizaines d'heures vous attendent, et ne cherchez pas les cheat codes pour finir le jeu en une heure et des poussières.
Pour ma part, j'ai adoré cette déclinaison des Enfers, avec cette balade sur le Styx et ce passeur à...ben vous verrez bien, je ne vais pas spoiler le jeu.
Un très beau jeu mais un jeu qui vous enlèvera des cheveux et même du cuir chevelu, avec ses énigmes capillotractées.

titre Lancement


Jeu à lancer sous Dosbox . Mais pour plus de commodité, prenez donc la version automatique. Le clip du générique de départ est haché sur mon ordinateur. Mais ensuite, le jeu est fluide et n'a pas montré de bugs.



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