Roland Garros 1998
Année
1998 (Sortie )
Genre
Développement
Édition
Distribution en Europe
Systèmes
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Multijoueurs


titre Une cuvée espagnole

Qui pour succéder à Guga ? En 1997, un gamin issu des profondeurs de l'ATP avait fait sensation en s'emparant du Trophée en devenant le premier brésilien à devenir vainqueur de ce tournoi du grand chelem. En 1998, ce sont les Espagnols qui font sensation, avec trois Ibères dans le dernier carré, et Cédric Pioline battu en demi-finale par Corretja, lui-même malheureux face à Carlos Moya en finale. Les grands favoris n'ont pas su tenir leur rang, Korda, Sampras ou Kafelnikov, ni même Chang, Rios ou Rafter. Tous laminés par cette vague de fond venue d'Espagne. Chez les dames aussi, Seles n'a pas fait un pli face à Arantxa Sanchez ! Olé ! La finale malheureuse que Arantxa avait perdue contre la même Monica, en 1991, est effacée en dépit d'un set concédé 0-6. 1998 est enfin l'année de la regrettée (décédée en 2017 à 49 ans) Jana Nowotna, qui gagne le double dames avec la suissesse Martina Hingis, et qui enchaînera quelques semaines plus tard en remportant Wimbledon.

Revivez tous ces faits à travers le second opus d'une série qui avait été fort remarquée l'année précédente. Les Toulousains de Runn Software ont-ils su transformer l'essai avec un volet amélioré ? Regardons de plus près !

titre Le réalisme sans joueurs du réel

Auréolés du succès du premier opus, les frenchies de Carapace (société de production non créditée avant l'édition de 1999) et de Runn Software (développement) et sous le patronage des éditeurs de MicroFolie's, ont relancé un nouveau cru sur fond d'attention détournée par la coupe du monde de football, précisément en France. Il ne fallait pas se louper... Et comme les idées foisonnent dans l'esprit de Georges Torrès, le grand manitou de l'équipe de Runn Software, il valait mieux que l'ensemble soit bien ficelé.

Comme pour le premier jeu de la série, les droits ne sont pas couverts par l'acquisition d'une licence, donc ne cherchez pas Chang ou Kafelnikov parmi les joueurs : il y a des joueurs avec des caractéristiques techniques et physiques (gaucher, coup droit, revers à une main...), mais les noms sont tous fantaisistes. Vous pouvez jouer en simple ou en double, avec un match féminin ou masculin, avec une IA ou avec 2, 3 et 4 joueurs humains.

La bonne idée est d'exploiter les perspectives de l'Internet pour créer une sorte d'ATP virtuelle. Pour le reste, vous pouvez jouer à un tournoi, un match ou une saison de tennis, en choisissant parmi les différents tournois mondiaux.
Vous pouvez même jouer sur des courts fantaisistes, sur une plage ou sur le toit d'un immeuble. Il vaudra mieux compter quelques heures de vol à l'entraînement, et avec une manette plutôt qu'un clavier comme j'ai pu le tester avant de le balancer par la fenêtre de rage !

C'est ici que le bât blesse : une touche pour les coups frappés et une touche pour les coups slicés et amortis, avec une pression plus ou moins longue sur le bouton pour doser la force... Et quatre touches pour quadriller votre portion de court. Très vite, on comprend que l'on n'est pas dans une simulation de tennis, mais dans un «Pong» avec de jolis graphismes. Il vaudra mieux, également, éplucher le manuel qui se trouve à la racine du CD-ROM mais que l'on met à votre disposition dès la page de téléchargement.

Du coup, le travail d'orfèvre qui a été réalisé sur la motion capture avec de vrais tennismen, et le travail d'artiste de Jean-François Jacq (au design) sont remisés au second plan, tant la lourdeur du jeu vient renforcer l'ennui que l'on ressent. Personnellement, je n'ai pas voulu devenir un as du Pong pour aller au-delà de ces premières impressions, qui m'ont fait ressentir de l'ennui et de la frustration. La lecture des tests d'époque vient parachever ce sentiment, et pardon à tous ceux qui ont aimé ce jeu et qui trouveront que mon curseur de sévérité est trop grand.

titre Conclusion

Ce genre de jeu ne peut sortir dans les bacs à n'importe quelle date : c'est comme sortir FIFA en milieu de saison, ça ne se fait pas ! Roland Garros c'est la fin du printemps, c'est l'annonce des grandes vacances. Et quand «Roland Garros 1998» est sorti, il a souffert de la concurrence de «Great Courts 3 : Jeu, set et match !» Sur ce coup-là, la "suite" du coup d'éclat de 1997 était attendue, un peu comme Gustavo Kuerten était attendu un an après son exploit. Le jeu a de jolis graphismes, pousse l'audace à multiplier les cours jusque sur un toit d'immeuble, mais le jeu est lent, saccadé, et semble bien moins abouti que le premier. Clavier s'abstenir !

Bonne nouvelle : ces critiques et la baisse des ventes ont poussé les développeurs à remettre le couvert et à créer une cuvée 1999 qui sera encensée par la critique. Chez Runn Software, on n'aime pas rester sur une mauvaise impression.

titre Lancement

Ne fonctionne pas sous les OS récents : testé sans souci avec PCEM et Win 98.



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