America : Sur les sentiers de la guerre
Titre anglais
America : No Peace Beyond the Line !
Date de sortie
2001 ()
Age recommandé
Développement
Édition
Distribution en France
Distribution en Espagne
Systèmes
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titre Introduction

America : Sur les Sentiers de la Guerre (abrégé America) est un jeu de Stratégie en Temps Réel (ou STR) sorti chez nous le 22 Janvier 2001, développé par le studio allemand Related Designs et édité en France par Micro Application, plutôt originellement spécialisé dans les logiciels informatiques professionnels. Il s'agit du premier jeu de Related Designs, qui continuera plus tard sur sa lancée avec No Man's Land : Fight for Your Rights et la série Anno. En dehors de la France, le jeu sera édité par Data Becker, une société d'édition allemande dont America sera le premier jeu vidéo édité.

titre I'm a lonesome Cowboy...

America est un titre qui se joue d'une manière très similaire à un Age of Empires : avec une caméra en vue de dessus, chaque joueur doit construire sa base, créer ses unités, gérer son économie et éliminer son adversaire. Sur ce point, America reste extrêmement classique, avec quatre factions disponibles, chacune possédant d'ailleurs sa propre campagne solo : les USA, les Mexicains, les Indiens et ce que le jeu appelle les Desperados.

Chacune de ces factions se joue d'une manière assez différente, avec des spécificités qui rendent chacune des quatre civilisations unique d'une certaine manière. Les indiens, par exemple, ont deux villageois différents, avec le guerrier qui récolte le bois et l'or, et la squaw qui construit les bâtiments et récolte la nourriture dans les champs. Quant à la nourriture issue de la chasse, elle est assurée par l'archer, une unité militaire. Cette complexité supplémentaire quant à la récolte des ressources est assez déstabilisante quand on est habitué à l'unité ouvrière unique d'un Age of Empires, mais on s'y fait rapidement. Dans les ressources à récolter, on peut également citer les chevaux et les fusils : les premiers peuvent soit être domptés à l'état sauvage ou formés à l'enclos de chevaux pour les Indiens contre de la nourriture. Certaines unités peuvent ensuite les monter pour se déplacer plus rapidement et posséder plus de défense.

Les fusils sont quant à eux disponibles dès le début du jeu en quantité limitée. Pour récupérer d'autres fusils (et par conséquent former des unités équipées d'armes à feu), il est nécessaire de former un travois et de récupérer les fusils dans des bâtiments neutres disposés sur la carte. Les unités possèdent également une seconde jauge au delà de la traditionnelle barre de vie, la barre d'état psychologique. Plus cette jauge baisse (par exemple si des unités alliées sont tuées à proximité), moins l'unité sera efficace en combat. Ce système partage des similitudes avec la barre de moral que l'on retrouve dans le premier Dawn of War, un autre STR sorti quelques années plus tard.

titre Jouer aux Cowboys et aux Indiens

Graphiquement, le jeu se révèle dans la moyenne des titres de son époque, avec des sprites en 2D plutôt bien animés et des bâtiments bien modélisés et très différents selon les factions. Les Desperados, par exemple, ont deux corps pendus se balançant de manière régulière à l'entrée de leur QG, ce qui peut paraître d'un mauvais goût certain mais est plutôt approprié pour la faction. Le doublage français est de plutôt bonne qualité, bien que les répliques des unités soient assez peu nombreuses donc plutôt répétitives. Un joli travail a cependant été fait sur l'interface, qui imite un panneau de bois avec des clous et des icônes en forme de papier déchiré, ce qui renforce l'immersion. Un passage par les quelques missions de didacticiel s'impose cependant, le jeu possédant tout de même quelques spécificités que même des joueurs habitués aux STR trouveront troublantes.

Le jeu n'est cependant pas exempt de défauts ou d'éléments étranges, le premier sautant aux yeux (ou plutôt aux oreilles) est la musique qui se joue durant par exemple les escarmouches, qui n'est pas vraiment celle qu'on pourrait imaginer dans un jeu se passant dans l'Amérique post-guerre de sécession, avec une emphase suprêmement importante sur le synthé. Ce n'est pas désagréable, juste légèrement hors de propos.

Ce choix de musique étrange pourrait être corrélé à la représentation parfois très stéréotypée des factions présentées : certaines unités mexicaines portent des sombreros, les indiens font de la magie en invoquant le tonnerre grâce à leur sorcier faisant une danse... Pour un jeu vendu comme historiquement réaliste, ces choix peuvent surprendre.

La campagne de chaque faction est par ailleurs assez courte, et le jeu de base ne possède pas un nombre très important de cartes pour le mode escarmouche. Il est intéressant de mentionner l'Intelligence Artificielle très... Artificielle des ennemis, et un pathfinding parfois aux fraises, mais ces défauts sont plutôt récurrents dans les STR sortis à cette époque, et America n'est pas pire que ses concurrents à ce niveau-là.

Ces défauts seront corrigés en partie dans l'add-on, sobrement intitulé America : Add-On sorti quelques mois plus tard dans le commerce, qui ajoute de nouvelles missions pour chaque campagne, de nouvelles unités ainsi qu'une IA plus retorse, surtout dans les modes de difficulté plus élevés.

titre Conclusion

America recevra des notes assez éparses de la critique, avec Joystick et JeuxVideo.Com notant le jeu 60% et 15/20, mais Gen4 sera plus sévère, attribuant un 8/20. La critique outre-Atlantique se montrera moins enthousiaste, avec un 50/100 sur l'agrégateur Metacritic, ou encore un 4,5/10 de la part d'IGN. Le jeu sera notamment critiqué pour sa représentation des natifs américains, NextGen indiquant tout de même que le jeu était de bonne facture bien que, pour les citer : "Si seulement les Allemands avaient un peu mieux révisé leur histoire de l'Amérique."

America se retrouvera également au cœur d'une bataille juridique entre Data Becker, l'éditeur du jeu et CDV Software Entertainment, qui éditera deux ans plus tard No Man's Land, une suite spirituelle à America développée également par Related Designs. Via des articles de presse, CDV indiquera produire America 2 en collaboration avec Related Designs. Data Becker ayant les droits pour le nom America tentera d'arrêter la production du jeu pour atteinte aux droits d'auteur, affaire qui sera portée devant les tribunaux allemands en 2002 avec une victoire de Data Becker, forçant CDV à changer le nom de domaine du site internet du jeu en production, jeu qui deviendra plus tard No Man's Land : Fight for your Rights. De son côté, Data Becker annonce dès 2001 la production d'America 2, avec un site internet mis en ligne et une présentation du jeu à l'E3 2002 pour une sortie en 2003. Cependant, le projet ne verra jamais le jour, et America 2 sera par conséquent annulé par Data Becker.

titre Lancement

Le jeu peut être lancé à partir d'une version automatique développée par la team : téléchargez, installez et jouez !



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