MetalHeart : Replicants Rampage
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Édition en France
Distribution en France
Systèmes
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titre Introduction

Est-ce que vous avez déjà eu l'impression d’être revenu soudainement plusieurs années en arrière en étant confronté à une œuvre ? Le sentiment que ce que vous êtes en train de regarder est resté coincé dans une autre époque, et que par un acte de nécromancie culturelle, elle s’est extirpée des limbes où elle aurait parfois dû rester pour se confronter au spectateur. Parfois, c’est fait avec talent, comme quand des jeux ou des films exploitent volontairement des supports anciens pour rendre hommage aux productions de l’époque ou comme étant un élément narratif.

Et parfois on a juste l’impression de jouer à un jeu pas terrible qui en plus semble avoir dix ans de retard, et comme par hasard, Metal Heart : Replicants Rampage rentre exactement dans cette catégorie. Mais à quel point est-ce que c’est raté ? Découvrons ça ensemble. Metal Heart : Replicants Rampage est un jeu de rôle avec des éléments de stratégie au tour par tour développé par les allemands de NumLock Software (dont il s’agit du seul jeu développé) et édité par Akella, éditeur/développeur russe très prolifique dans les années 2000, bien qu’en France, ce soit Dreamcatcher Interactive qui se soit occupé de porter le jeu dans notre beau pays.

Et quel portage, si j’en crois la pauvre âme de chez RpgJeuxVideo.com qui semble être le seul journaliste francophone assez fou s’embarquer dans l’aventure d’un test du jeu ! Le test mentionne un prix de vente neuf de moins de 15 €, avec à la clé pléthore de bugs graphiques et audio, par exemple un jeu en Espagnol alors que la boîte mentionne des voix et du texte en Français (à titre personnel, je les cherche encore, les voix françaises, parce que tout le doublage est en anglais de mon côté). On se retrouve avec un tutoriel très sommaire expliqué par un prêtre orthodoxe à la longue barbe qui nous annonce que notre vaisseau spatial vient de se crasher sur une planète inconnue, et qu’il va falloir trouver un moyen de se barrer. La traduction française se permet d’ailleurs quelques traits d’humour (voir la section des Captures d’écran)...

titre Fallout or not Fallout ?

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, Metal Heart puise une grande partie de son inspiration, notamment pour son univers et ses graphismes des premiers jeux Fallout, dont la franchise était à l’époque en dormance après l’échec cuisant de Fallout : Brotherhood of Steel sur Playstation 2 et XBOX et les retours mitigés du pourtant excellent Fallout Tactics. Et on était encore trois ans avant la résurrection opérée par Bethesda Softworks en 2008 avec (jeu_0,Fallout 3], autant dire que le créneau du RPG post-apocalyptique était disponible, et qu’il y avait là un coup à jouer. Malheureusement, les développeurs de chez Akella semblent n’avoir retenu que les aspects les plus lourdingues des jeux originaux, sans pour autant apporter une quelconque amélioration, même graphique. Bon, d’accord, l’univers de SF avec une emphase sur la cybernétique est plutôt sympa, et permet de se différencier un peu de Fallout, mais bon, pour le reste, c’est très chiche.

Parce que, qu’on se le dise, Metal Heart est graphiquement plus austère qu’un bloc d’appartements de l’ère soviétique : certes, les univers de SF un peu cradingues et désertiques ne sont pas connus pour péter de couleurs et pour avoir des décors qui flattent la rétine mais s’il vous plaît, un peu d’effort ! Là, on visite toujours les mêmes bâtiments en ruine, les mêmes terrains vagues irradiés, et en plus ça manque cruellement de détails. Comme dit en préambule, le jeu était déjà très daté graphiquement en 2005, alors avec les standards d’aujourd’hui, même en reprenant la 3D isométrique si chère à Fallout, le résultat est extrêmement peu engageant, même en étant amateur du genre. Fallout Tactics, pourtant sorti quatre ans avant était non seulement plus beau, mais en plus plus varié dans les environnements explorés et les ennemis affrontés. Bon, au moins, Metal Heart propose quelques environnements plutôt jolis, et on sent que les décors ont eu droit à un minimum de soin, mais pour un jeu de 2005, c’est daté, très daté…

Bon, les graphismes, c’est pas ça, mais est-ce que au moins niveau gameplay, ça tient la route ? Si en soi l’interface n’est pas horrible (mais pas exceptionnelle non plus, c’est juste une interface à la Fallout en moins intéressante et sans les petits effets esthétiques qui faisaient le charme des jeux originaux), les phases de combat sont ternies par une intelligence artificielle très très artificielle (et ce même dans les modes de difficulté les plus élevés), un tutoriel pas intuitif pour un sou sur certains points, et l’absence de guide au début du jeu qui fait que l’on peut se retrouver à être bloqué dés le début de l’aventure à affronter des scorpions qui bon sang font mal ! … Ah, mais on peut d’office mettre pleins de points de compétence dans les caractéristiques de nos héros, ça aurait été bien de me le dire, le jeu, ça m’aurait épargné des Game Over, scrogneugneu.

Est-ce qu'au moins le scénario peut sauver tout ça ? Non. C’est cliché, c’est lent, ça n’apporte rien au genre, et par dessus le marché, la traduction française est un réservoir à répliques d’une beauferie incroyable, avec des personnages qui parlent comme des charretiers et dont le ton des répliques ne correspond absolument pas à la gravité de la situation dans laquelle ils sont. Ajoutons à ça des musiques insipides pas franchement mirobolantes (qui ont le bon goût de se relancer à chaque fois qu’on appuie sur une touche du clavier, c’est pas magnifique ça ?), et on obtient un jeu apparemment plutôt long à terminer (je ne suis pas allé au bout, désolé, je vous aime bien chers lecteurs, mais j’ai mes limites) mais qui risque de décourager même les fans les plus acharnés du genre.

titre Conclusion

Est-ce que Dreamcatcher devait absolument sortir Metal Heart chez nous ? Si on en croit le test très peu enthousiaste de RPGJeuxVideo.com (que je trouve à titre personnel très conciliant avec l’absence de l’intérêt du jeu malgré un moyen 5/10), pas vraiment. Metal Heart est un peu comme tous ces FPS génériques qui se sont échoués sur nos ordinateurs dans les années 2000 suite au succès grandissant de franchises comme Call of Duty ou Medal of Honor : c’est jouable, certes, mais ça n’apporte tellement rien au genre qu’il vaut mieux refaire les classiques comme Fallout plutôt que de s’essayer a un titre certes plus récent mais qui pourtant ne semble avoir rien retenu des qualités de ses aînés. Mais il reste jouable, et esquive donc de très près l’Abandonware de Plomb. Après, si VRAIMENT vous souhaitez vous y essayer, bah le jeu est disponible ici-même, mais franchement, je pense que vous aurez plus intéressant à tester sur le site, à moins que vous ne soyez vraiment, vraiment curieux. C’est tout de même un peu meilleur que Shadow Vault, un autre clone de Fallout sorti un an plus tard qui lui est un peu moins qualitatif, mais franchement, quitte à faire un jeu du genre, prenez vous Fallout Tactics ou un des deux Fallout originaux, vous vous amuserez davantage…



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