Panzer Commander
Date de sortie
06/1998 ()
Développement
Systèmes
systeme
Multijoueurs


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titre Présentation

Bien qu'il soit publié par SSI, Panzer Commander n'a strictement aucun lien avec la série des Panzer General. Ce n'est pas un wargame, mais un vrai simulateur de tanks pendant la Seconde Guerre Mondiale, sorti en même temps qu'iPanzer '44 et un peu avant Panzer Elite. Curieux, cette tendance qu'ont certains éditeurs à avoir la même idée au même moment... Mais comme les autres simulateurs de tanks étaient presque tous basés sur des conflits contemporains, cela changeait un peu.

Au niveau du contenu, Panzer Commander ne se moque pas du monde. Les quatre camps impliqués (Américains, Britanniques, Russes, Allemands) ont chacun deux séances d'entraînement et dix scénarios individuels à différents moments et points du conflit. Les camps allemands et russes ont aussi trois campagnes chacun. Au total, plus de vingt modèles de tanks sont pilotables. Ajoutez à cela un éditeur de scénario et un mode multijoueur, et vous aurez une idée de la durée de vie du jeu. Vous n'aurez aucun plan d'action détaillé du secteur pendant un briefing, et une toute petite carte en cours de mission. Vous découvrirez donc l'état des forces en présence sur le terrain, et il faudra certainement plus d'une tentative pour vous organiser efficacement. Peut-être est-ce un choix pour coller à la réalité. Ce qui est moins réaliste, c'est que vous ne contrôlez que trois tanks au maximum, alors que les escouades étaient généralement composées de quatre à cinq tanks. L'aspect stratégique est assez limité, car les seuls ordres que vous pouvez donner concernent la formation à adopter et les cibles à attaquer. Les pilotes aux commandes de chaque tank (qui s'expriment dans leur langue natale pendant les batailles) gagnent en expérience et en efficacité au fur et à mesure des missions. On remarque aussi l'absence totale d'infanterie à protéger, accompagner - ou écrabouiller dans le cas des ennemis - ou de tireur isolé pour tirer sur un gradé qui risquerait sa tête hors du tank. C'est tout juste s'il y a quelques attaques aériennes, la hantise des blindés. Bref, il faut s'y faire, on a là davantage un jeu de combat de tanks qu'un simulateur authentique.

Une fois sur le terrain, on peut admirer la qualité de la modélisation, qui est évidemment bien meilleure avec une carte 3D. Les tanks ont une peinture de camouflage, ils laissent des empreintes de chenilles derrière eux, crachent de la fumée s'ils sont touchés... Les paysages contiennent souvent des ponts, des cours d'eau, et des bâtiments de taille varible derrière lesquels se protéger. Bien sûr, il faut aussi profiter du relief pour feinter l'ennemi. Bien qu'il n'affiche pas des courbes aussi aguicheuses que le moteur Voxel, le paysage a suffisamment de variations de déclivité pour vous mettre des bâtons dans les chenilles. Prenez le poste de pilotage ou de tir, et vous vous verrez bringuebalé à chaque bosse, sans le moindre outil de correction d'un tir en mouvement comme sur les chars modernes. Vous allez donc vite apprendre la règle numéro une de pilotage d'un tank vintage : freiner avant de tirer ! Règle numéro deux : visez en priorité l'arrière ou les côtés, car la face avant est toujours la mieux blindée. Règle numéro trois : tirez de préférence avec le canon perpendiculaire à l'orientation du tank, pour limiter le recul après chaque tir. Règle numéro quatre : les positions en hauteur sont plus avantageuses, mais en grimpant sur des reliefs, vous allez faire surchauffer, et peut-être couler, votre moteur. Tous ces paramètres, et bien d'autres (l'angle des impacts, par exemple) sont pris en compte.

Le tableau semble positif, et pourtant les notes données à Panzer Commander dans la presse faisaient des grands écarts vandammiens, car en plus des défauts déjà cités, d'autres peuvent être encore plus gênants. Il y a encore quelques soucis graphiques : des arbres volent dans les airs au loin car le sol n'a pas encore été chargé, les explosions sont des gerbes de boules de feu et de fumée qui rappellent Magic Carpet, et la fumée ne gêne jamais la visibilité. Ensuite, il y a l'I.A. défecteuse des pilotes, comme dans iPanzer '44. Vos alliés, très compétents, lorsqu'ils doivent suivre un script, sont complètement largués dès qu'ils doivent contourner des bâtiments, et mettre la marche arrière semble leur poser de gros problèmes de conscience. Au permis de conduire, ils seraient recalé à l'étape "créneau". Les ennemis ne valent guère mieux et réagissent à peine lorsque vous les canardez par derrière. Enfin, il y a d'autres détails qui passent au-dessus de la tête des gamers moyens, mais qui irritent les experts en authenticité militaire. Par exemple, les tanks d'époque étaient capables de toucher des cibles situées à deux kilomètres ou plus. Vous ne risquez pas d'y parvenir avec un moteur 3D qui noie tout ce qui se trouve à environ 800m-1km dans le brouillard pour réduire le clipping. La précision des tirs est aussi suspecte sel'on que l'on tire à l'arme légère ou lourde, ou qu'on laisse l'ordinateur s'en charger. Cela fait assez de défauts (moins gênants en multijoueur) pour expliquer la réception mitigée de Panzer Commander.

titre Lancement

Testé avec VirtualPC + Windows 98.



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