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Daemon Vector
Date de sortie
26/01/2007 (
)
) Genre
Age recommandé
Développement
Édition
Distribution en France
Systèmes
IntroductionBonjour.
Aujourd’hui, je ne suis pas content. Mais alors pas content du tout. Bon, je fais des fiches pour Abandonware France depuis plus d’un an désormais (cette fiche ayant été écrite en décembre 2025), et j’ai vu passer de très bon jeux mais aussi des atrocités, des jeux non finis, ou des titres tellement médiocres qu’ils ne m’ont procuré aucune émotion, qu’elle soit positive ou négative. Mais jamais je n’étais tombé sur un titre qui suintait autant le manque de respect envers le joueur que le jeu qui nous intéresse aujourd’hui, à savoir Daemon Vector. Et vous allez voir que ce n’est pas que la faute au studio de développement, alors sortez les pioches, les torches et les fourches, car on ouvre grand la mine de sel.
Sorti originellement en 2004 en exclusivité sur la XBOX de Microsoft et uniquement au Japon sous le nom de "Dark Vector", Daemon Vector est un Hack’n’Slash / Beat’em’All en 3D développé et édité pour sa version d’origine par le studio taïwanais XPEC Entertainment, réussissant au passage à se hisser au panthéon des plus mauvais titres de la console. XPEC Entertainment s’était déjà démarqué sur la console de Microsoft avec le cataclysmique Action-RPG Blackstone : Magic & Steel, sorte de copie très bas de gamme de Gauntlet qui n’avait absolument rien compris à ce qui a fait le succès du titre de Midway, autant dire que Dark Vector n’a même pas eu l’arrogance de se pointer chez nous en 2004, pour notre plus grand bonheur. Mais comme toujours, la période de paix fut de courte durée, et tels les marchands du Moyen-âge ayant rapporté la Peste Noire à Marseille en 1347, Daemon Vector est arrivé en France en 2007 en exclusivité sur PC, en langue française via une localisation assurée par nulle autre que notre Nobilis nationale (En tout cas il s’agit de la seule société française créditée sur la jaquette, donc il y a de fortes chances qu’il s’agisse du distributeur de Daemon Vector dans notre beau pays).
Peste Démoniaaaaaaaaaaaaaaaque !!!Le scénario de Daemon Vector est incroyablement mis en scène (dis-je d’un ton sarcastique). Une étrange malédiction se répand dans toute l’Europe au XIVème siècle, les animaux deviennent des monstres, les morts se relèvent et transforment les vivants en zombies, appelés Velis dans le jeu. On se rend vite compte que les responsables sont des larves d’insectes appelées Nécrolocustes, et il va falloir lever le voile sur ce mystère mystérieux, absolument horrible et… Oui bon, je fais ce que je peux pour rendre cette histoire cliché au possible un minimum intéressant, mais c’est pas facile, surtout que quasiment rien n’est raconté dans le jeu en lui-même, le manuel étant par exemple le seul moyen de connaître l’histoire des deux protagonistes que l’on peut incarner. D’ailleurs parlons-en des protagonistes, dont l’apparence serait probablement le résultat obtenu si on demandait à une IA de nous générer une image d’un protagoniste de jeu japonais le plus cliché possible. Asgard Roy, le héros masculin ressemble à une version sans charisme de Dante de Devil May Cry à qui on aurait mis un visage de chanteur de J-Pop, le tout avec une petite cinématique d’introduction qui est censée nous montrer à quel point notre personnage est stylé de ouf en retirant sa capuche et en la laissant flotter au vent. Je passe sur la protagoniste féminine avec la poitrine opulente et dont la coiffure semble avoir été reprise d’Ophélie Winter à son prime dans les années 1990, et nous voilà envoyés dans la zone du tutoriel.
Daemon Vector est censé nous présenter un univers de Dark Fantasy, où les morts sont légion et où les scènes de violence et de gore sont nombreuses et sans concession, comme en témoigne l’avertissement en début de jeu : “ATTENTION, le jeu contient des scène explicites de violence et d’horreur”. Un message qui contraste légèrement avec l’adorable mention PEGI 12 sur la jaquette, les instances de classification s’étant probablement bien marrées en voyant les fameuses scènes explicites de violence et d’horreur qui réussissent l’exploit de ne pas mettre à l’écran une seule gerbe de sang, et pas un seul membre amputé, rien. Je suis persuadé que les développeurs voulaient créer un monde à la Berserk (et j’en profite pour m’excuser platement auprès des fans de l’oeuvre de Kentaro Miura pour oser mentionner son nom dans la fiche de cette bouse), mais la mise en scène d’une pauvreté absolue rend chaque tentative de montrer quelque chose de vaguement violent particulièrement risible. Bien évidemment, la mise en scène est accompagnée par des graphismes déjà indignes de la XBOX en 2004 (même la Saturn de SEGA arrivait à sortir quelque chose de plus détaillé), alors imaginez sortir ça sur PC en 2007 ! Mais bon, soyons honnêtes, les graphismes de piètre qualité peuvent être pardonnés si le jeu arrive à proposer un gameplay qui réussisse à tenir les joueurs en haleine.
Et c’est probablement là que Daemon Vector se tire un projectile de trébuchet dans le pied. Je peux pardonner les ennemis ridicules, la pauvreté des décors, le manque de variété dans lesdits ennemis, mais le titre de XPEC Entertainment se paie en plus le luxe d’être d’une lenteur et d’une mollesse abominables. Quand vous jouez à Diablo, à Dynasty Warriors ou encore plus à des jeux très cinématographiques comme Devil May Cry, où le côté satisfaisant du gameplay vient de la grande variété des combos d’attaque que l’on peut effectuer, de la fluidité de l’action et du rythme effréné, Daemon Vector donne l’impression d’avoir été réalisé par des paresseux du film "Zootopie" tant l’action est LENTE. Les personnages mettent du temps à effectuer leurs actions, les ennemis même en nombre ne représentent absolument aucun danger car ils attendront toujours patiemment de se faire taper dessus par notre héros, et la constante interruption des affrontements quand il faut attendre que l’ennemi se relève pour le frapper efficacement (l’attaque censée achever l’ennemi au sol étant totalement inutile) brise le rythme de la partie. Résultat, on se retrouve à toujours enchaîner les mêmes coups sur la même musique d’ambiance bas de gamme, et ce ne sont pas les boss qui vont rattraper tout ce schmilblick, tant leurs patterns sont peu variés et répétitifs au possible.
Le dernier clou dans le cercueil de ce Daemon Vector est sans aucun doute infligé par Nobilis en personne, car la localisation française du jeu finit d’achever le joueur assez fou pour avoir osé s’aventurer dessus. Outre les habituels problèmes de mise en page de textes dans les boîtes de dialogue, les erreurs de traduction sont tellement nombreuses qu’elles en deviennent hilarantes, à l’image du tutoriel pour utiliser les objets qui demande, je cite, de “Tirer le Q après avoir choisi retrouver objet pour les utiliser”. Je n’invente rien, vous pouvez le constater dans les captures d’écran, autant dire que ça n’aide pas à s’investir dans l’histoire déjà pas ouf du jeu, et le pire c’est que le jeu est relativement long, de ce que j’ai vu des deux campagnes (non, je ne l’ai pas fini, mon masochisme a ses limites…).
ConclusionEt bah bravo Nobilis, encore un ratage qui vient s’ajouter à votre liste de plus en plus longue ! Décidément, à force, je vais finir par vous placer au même niveau que Jowood en termes de douleurs vidéoludiques que vous m’avez infligées.
Si je n’ai pas la qualité d’écriture de Hiro, le pauvre testeur de Jeuxvidéo.com qui s’est fadé Daemon Vector lors de sa sortie en 2007 (en lui collant 6/20, une note extrêmement généreuse si vous voulez mon avis), je tiens à le dire : ce jeu est l’incarnation du jemenfoutisme de certains éditeurs dans les années 2000 qui allaient chercher les navets les plus obscurs développés à l’étranger pour les localiser à l’arrache chez nous, sans aucun souci pour la qualité ni même d’offrir un produit correctement localisé au joueur qui a dépensé de l’argent bien réel pour espérer s’amuser. C’est purement et simplement honteux, et pour toutes ces raisons, Daemon Vector mérite largement son Abandonware de plomb. Par pitié, si vous aimez les jeux de ce genre et que vous cherchez un abandonware de qualité, tournez vous plutôt vers Onimusha 3 : Demon Siege, déjà présent sur le site. D’ailleurs je vais y rejouer tout de suite… Et exorciser mon PC, histoire qu’il ne devienne pas un vecteur de peste.
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