FERGUS MCNEILL

1969PuceRoyaume-UniPuce
Conception, Direction de projet, Direction des enregistrements vocaux, Musiques, Scénario, Son
Heureux acheteur d'un ZX81, puis d'un ZX Spectrum, Fergus McNeill programmait en BASIC jusqu'au jour où il se procure un exemplaire de The Quill, le célèbre logiciel de création de jeux d'aventure textuels. Nous sommes en 1984, McNeill a à peine quinze ans, et il écrit avec The Quill la trilogie The Dragonstar Trilogy, inspirée par la première trilogie de jeux de Level 9, qu'il vend via sa micro-société Delta 4. Son jeu suivant, Quest for the Holy Joystick, est une satire du milieu micro-ludique de l'époque dans laquelle figurent des journalistes et des magazines authentiques. Fergus McNeill se fait véritablement connaître avec Bored of the Rings (1985), inspiré du livre éponyme paru chez Harvard Lampoon, lui-même pastiche d'un livre de J.R.R. Tolkien. Entre 15000 et 20000 exemplaires de Bored of the Rings sont écoulés, ce qui convainc McNeill de laisser tomber le lycée pour se mettre à son compte. Il peut être intéressant de signaler qu'en 1985, l'oeuvre de Tolkien n'était pas aussi envahissante qu'à partir des années 2000, mais son influence commençait à se faire sentir en Angleterre dans les jeux sur micros, soit grâce à des adaptations officielles (le référentiel The Hobbit de Melbourne House), soit à travers des jeux qui s'en inspirent à divers degrés (les premiers jeux de Level 9, Lords of Midnight de Mike Singleton). Détail qui ne manque pas de piquant, Fergus McNeill et son ex-petite amie, Judith Child, qui allait commencer à lui donner un coup de main sur ses jeux, étaient alors tous deux des fans acharnés de Marillion, groupe qui tire lui-même son nom d'un roman de Tolkien ! McNeill continue d'exploiterà fond The Quill sur Robin of Sherlock (1985), absurde à souhait, The Boggit (1986), la suite de Bored of the Rings, The Colour of Night (1986), la première adaptation de l'oeuvre de Terry Pratchett sur micros, et The Big Sleaze (1987), un autre pastiche, de Raymond Chandler cette fois. Ces jeux sont publiés par des éditeurs plus ou moins honnêtes, le plus connu étant CRL. McNeill lance ensuite un nouveau label, Abstract Concepts, pour développer des jeux plus sérieux, mais seul Mindfighter, qu'il a réalisé avec sa future Femme Anna Popkess, voit le jour, car son éditeur Activision coupe les ponts avec ses labels externes juste après. Quelques années plus tard, on retrouve Fergus McNeill chez On-Line, la nouvelle société de Clement Chambers, ex-boss de CRL. Il travaille avec le système de développement EGADS sur deux jeux pour un CD-ROM, un format encore peu commun mais à la capacité immense. Les deux jeux, le thriller Psycho Killer et le western Town With No Name, sont respectivement un diaporama interactif de photos digitalisées et un mélange douteux de 3D surfaces pleines et de graphismes vectoriels; ils se font descendre par les critiques et n'aident guère à populariser le CD-ROM et le CDTV. Encore un peu plus tard, c'est un Fergus McNeill gominé en costard-cravate que l'on retrouve à la tête du studio SCi basé à Southampton et responsable du désastreux The Lawnmower Man - décidément, passer brutalement des jeux d'aventures textuels aux projets multimédias sur CD-ROM n'est pas une bonne idée. SCi va heureusement se rattraper un peu avec Kingdom O' Magic, co-écrit par McNeill et dans lequel on retrouve l'esprit des jeux Delta 4, Gender Wars, XS et surtout l'immense succès qu'est Carmageddon. Fergus McNeill est devenu aujourd'hui romancier et, outre "Star Drawers", une parodie d'un célèbre film de science-fiction, il a signé "Eye Contact", "Knife Edg" et "Cut Out", qui ne sont pas des pastiches mais des thrillers.
FERGUS MCNEILL

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