The Chaos Engine
Année
Développement
Systèmes
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Multijoueurs
Dosbox
Compatible avec la version 0.65
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titre Histoire

Dans un XIXème siècle où la technologie a très vite évolué, un riche inventeur, le Baron Fortesque met au point une machine surpuissante, baptisée The Chaos Engine. Très rapidement, la machine échappe au contrôle de son créateur, et transforme le manoir du Baron et ses alentours en zone hostile. D’étranges créatures ont en effet fait leur apparition, produit de mutations causées par la machine.

Pour mettre fin à cette situation critique, un commando d’hommes de main au passé criminel est mis sur pied pour détruire le Chaos Engine. Ses effets dévastateurs ne tardent pas à se faire connaître, alors que l’ensemble de la faune locale se met à attaquer nos mercenaires.


titre Historique

À l’époque où sort «The Chaos Engine», les Bitmap Brothers n’en sont pas à leur premier succès. Au palmarès figurent déjà «The Xenon II : Megablast», «Cadaver» ou encore « Speedball II». Le succès des jeux du studio britannique est grandement conditionné par plusieurs ingrédients miracles : un gameplay simple mais extrêmement addictif, une bande son instrumentale de qualité, avec très souvent un thème chanté, ainsi qu’une signature graphique unique, fruit du travail acharné de Dan Malone. Sur ces trois points, «The Chaos Engine» ne fait pas exception à la règle, et s’impose comme un des plus beaux jeux 2D de son époque. L’argument se vérifie d’autant plus que le jeu ne sort sur Amiga 500 que quelques mois avant «Doom», et sera pourtant transposé sur PC l’année suivante.

Si peu d’informations circulent à l’époque quant à la genèse du projet, quelques images et une video circulent et présentent un surprenant mode coopératif à trois joueurs (ramené à deux par la suite), dans une optique beaucoup plus shoot'em up que sa version finale.


titre Influences

«The Chaos Engine» ne possède pas une ligne narrative très élaborée mais bénéficie néanmoins d’un background des plus travaillé. Si l’univers steampunk n’est qu’indirectement suggéré (menus et interfaces principalement), le travail graphique au rendu très comic est propice à un imaginaire de ce genre. Avec une palette de couleurs réduite et pour un jeu en deux dimensions, «The Chaos Engine» balaye tous les jeux du genre de l’époque d’un revers de main, «Alien Breed» en tête. Le character design est lui aussi extrêmement soigné, avec six personnages antipathiques au visage taillé à la serpe, entre le héros de comic book et de film de guerre de série B. Il est à noter que la version PC, sortie après l'original sur Amiga, bénéficie d'une palette de couleurs plus riche, ce que certains ont critiqué à l'époque.

Les environnements traversés, au nombre de quatre, font eux aussi l’objet d’un travail d’orfèvre. En plus des limitations évoquées plus haut, les niveaux sont construits avec un nombre de tilesets très réduits (éléments du décors prédessinés avec lequel on représente un niveau). Néanmoins, on ne ressent pas le caractère répétitif des thèmes imposés (une forêt, une zone industrielle, un manoir et enfin des égouts) car les Bitmap Brothers parviennent à suggérer beaucoup à travers les éléments simples du décor, témoins d’une cohérence graphique sans faille. Malgré le caractère arcade du soft, on garde le sentiment d’atteindre progressivement notre but à travers des niveaux construits sur une base similaire, grâce à une difficulté importante et des ennemis de plus en plus dangereux.

Pour ce qui est du bestiaire, le joueur ne sera pas au bout de ses surprises. Les créatures se révèlent marquante par leur design, se mariant parfaitement avec le décor dans lequel elles évoluent, même si on sera systématiquement surpris par leur forme surréaliste. Au programme figure donc golems, insectes et lézards géants, zombies, mains géantes (oui, comme la Chose de la Famille Addams !) ou encore robots tueurs. L’un des niveaux du jeu vous confrontera même à des kangourous mutants, extrêmement dangereux, capable de traverser à vive allure les murs normalement infranchissables.


titre Gameplay

«The Chaos Engine» est construit comme un «Gauntlet»-like. En vue de trois quarts, il s’agit de progresser dans les niveaux en activant un nombre de portails prédéfinis pour finalement débloquer la sortie et passer au niveau suivant. Il existe globalement deux types de niveaux : le premier est un niveau relativement linéaire où les ennemis apparaissent à des emplacements définis par des scripts (par exemple, le tout premier niveau du jeu). Il convient de rester vigilant car le menace peut surgir de n’importe où et à n’importe quel moment, sans cohérance particulière. Le second type de niveau met le joueur face à une zone assez large où il est possible de prendre plusieurs chemins et de découvrir des zones facultatives, très souvent remplis de bonus (par exemple, le premier niveau de la deuxième zone). «The Chaos Engine» bénéficiant d’une durée de vie assez faible, on apprécie de la part des développeurs d’avoir mis en place un système de chemins alternatifs pendant et à la fin des niveaux. Le joueur est en effet amené à faire certains choix qui lui accordent une difficulté différente, selon le chemin choisi, sur lequel il n’est d’ailleurs pas possible de revenir. Un élément de gameplay en faveur d’une certaine rejouabilité donc mais aussi d’un stress incroyable, surtout lors d’une situation critique (certains chemins n’offrent parfois que peu de récompense au joueur).

Ce rythme construit sur une série de script s’accordent parfaitement à une approche arcade du soft, qui plus est lorsque l’on joue à deux joueurs. Il n’y a quasiment aucun temps mort dans «The Chaos Engine», au point que lorsque cela arrive, on peut être certain qu’une situation dangereuse nous attend. Très souvent, le joueur se retrouvera enfermé soudainement dans une zone réduite avec un nombre importants d’ennemis fonçant droit sur lui. Arcade oblige, «The Chaos Engine» est un jeu dans lequel on recommence souvent, car la mort arrive vite. On peut se permettre en moyenne d’être touché deux fois avant de perdre une vie, en nombre très réduits au début du jeu et particulièrement rares tout au long de celui-ci. Pour équilibrer le jeu, un système de mot de passe, permettant au joueur de reprendre au début d’une série de quatre niveaux, est mis en place, auquel se rajoute un système de customisation des personnages, lorsqu’on termine un niveau, et qu’il faut distribuer ses points durement gagnés (obtenus grâce à des bonus disséminés un peu partout).

C’est par ailleurs dans le système de personnage que se situe la vraie force de «The Chaos Engine». Chacun d'entre eux possèdent en effet des caractéristiques qui lui sont propres (vitesse, résistance aux dégâts, puissance de feu), ainsi qu'un skill qu'il peut activer lorsqu'il récupère un item particulier. Chaque personnage possède une caractéristique bien à lui, qui va d'un tir à 360 degrés à une carte du niveau. Certains étant plus utiles que d'autres, le choix du personnage est donc important, et influence directement sur la difficulté du jeu. C'est à deux joueurs que cette possibilité se révèle très utile car en solo, le coéquipier contrôlé par l'IA n'en fera jamais aucun usage.


titre Conclusion

Dans sa discipline, «The Chaos Engine» reste assurément l'un des meilleurs «Gauntlet»-like de sa génération. Extrêmement équilibré pour l'ensemble de sa réalisation, il offre une expérience de jeu solide et ravira ceux qui cherchent à passer une bon aprèm seul ou à deux joueurs. Une valeur sûre mais aussi un grand classique du jeu vidéo. Si vous n'y avez jamais joué, ou même que vous n'accrochez pas spécialement au genre, vous ne pouvez pas passer à côté de ce petit bijou.

Le genre est hélas tombé en désuétude et la suite du jeu, «The Chaos Engine 2», n'est jamais sortie autre part que sur Amiga, malgré un renouveau dans le gameplay des plus significatifs (un jeu où il est nécessaire d'avancer en coopération, tout en arrivant avant l'autre joueur, un peu à la manière du «Zelda» multijoueurs, «The Four Swords»). Vu l'engouement suscité à l'époque, il n'est pas impossible que l'on entende parler de «The Chaos Engine» dans les prochaines années, et plus tôt qu'on ne le croit.

titre Lancement sous DosBox

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