Doom
Série
Année
1993 (Sortie FR)
Développement
Conversion (Mac)
Systèmes
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Multijoueurs
Dosbox
Compatible avec la version 0.72
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titre Rappel

Ce jeu n'est pas abandonware. Il est en vente sur Steam et sur le site d'ID Software. Nous ne vous fournissons donc que la version shareware.

titre Histoire

Le joueur incarne un marine dont la mission est d’investir avec son équipe une base spatiale située sur Phobos, l’une des deux lunes martiennes. Une alerte a été lancée après qu’une expérience scientifique impliquant des portails interdimensionnels ait mal tourné. La base a rapidement été envahie par d’étranges créatures et son personnel transformé en zombie.

Très rapidement, l’assaut contre les créatures tourne mal et le marine se retrouve être le seul survivant de son escouade. Sans possibilité de quitter Phobos, il s’agit maintenant pour lui de survivre à travers un environnement hostile et de stopper l’invasion démoniaque avant qu’elle ne s’étende au-delà de la planète.

titre Historique

ID Software avait déjà complètement secoué le petit monde des jeux video à la sortie de «Wolfenstein 3D» et sa suite «Spear of Destiny» en 1992. Une année seulement après un premier coup de maître, ID Software offre ainsi aux joueurs la suite officieuse à leur first person shooter et le titre le plus marquant de la décennie en cours.

«Doom» n’a certainement pas inventé un genre puisqu’il reprend l’ensemble des composantes de jeu de «Wolfenstein 3D». Il n’est pas non plus le premier jeu à exploiter une vue subjective avec une architecture 3d puisque des titres comme «Ultima Underworld» ou «System Shock» s’y sont déjà essayés avec succès. Là où «Doom» se distingue de ses aînés c’est par la dynamique de jeu qu’il propose. Le jeu n’est pas simplement un bon jeu, il crée un standard pour tous les titres du genre à venir et tous ceux qui font intervenir une vue subjective dans un univers 3d.

Le succès de «Doom» est colossal et la Doom-mania ne tarde pas à envahir le globe, au point de causer pas mal de dégâts dans les entreprises durant les heures de travail. Le jeu est rapidement décliné sur tous les supports possibles et ne devient plus seulement un hit PC. Le jeu étant à l’origine un shareware, «Doom» n’est vendu que par correspondance dans sa version complète. Il faut attendre 1995 pour que «Doom» soit commercialisé en version boite. Baptisée « The Ultimate Doom », cette version propose un tout nouvel quatrième épisode (« Thy Flesh Consumed »), portant le nombre de niveaux à 36.

titre Influences

«Doom» est en 1993 ce qui se fait de plus beau (et plus fluide) sur PC. Le titre d’ID Software prend tout le monde de cours en imposant tout d’un coup un standard de qualité à un genre qui n’en est qu’à ses débuts. Par rapport à «Wolfenstein 3D», le moteur 3d propose des éclairages dynamiques, niveaux sur plusieurs étages, textures au sol et au plafond ainsi que des ascenseurs. «Doom» s’ouvre davantage sur les extérieurs et les grands espaces et rompt avec son design labyrinthique. Deux grands types d’environnements sont proposés : le complexe sur Phobos et les niveaux se déroulant en Enfer, misant sur une inspiration médiévale et sataniste.

D’un point de vue strictement graphique, «Doom» s’en sort avec les honneurs. Le design des ennemis et des armes est des plus réussis, clairement plus réaliste que le design cartoonesque des précédentes productions d’ID Software. Comme un survival-horror avant l’heure, le jeu joue cette fois astucieusement sur les effets de lumières avec des contrastes parfois très forts entre les différents zones de jeu. Dans le troisième niveau du jeu, une salle entière se voit plongé dans le noir alors que le joueur ramasse une clef, et des ennemis sortent subitement d’une salle secrète. En apparence anodine, cette composante est à l’époque une première et reste encore aujourd’hui utilisée dans les titres récents («Half-Life» ou «Unreal» en feront un usage important). De la même manière qu’«Half-Life» ou Medal of Honor : Débarquement Allié après lui, «Doom» est le premier titre de sa catégorie à proposé avec une composante narrative héritée du cinéma de genre. La rythmique du jeu, qui évoque les deux premiers Alien, fait non seulement sortir le FPS mais aussi tous les autres shooters de la grande époque de l’arcade.

La partie sonore est elle aussi toute aussi réussie, avec des sons uniques et immédiatement reconnaissables. «Doom» mise sur l’ambiance angoissante d’un survival-horror par l’usage simple mais efficace des cris poussés par les ennemis non loin du joueur. On reste sur ses gardes, toujours à l’affût, malgré la musique très rock de Robert Prince. Il s’agit là d’une des plus belle trouvailles du game designer John Romero, suggérant au compositeur de s’inspirer de groupes comme Alice in Chains pour la bande son du jeu. Le résultat est sans appel et colle parfaitement au rythme brutal de «Doom». Dans les épisodes se déroulant en Enfer, Robert Prince fait basculer la musique dans une ambiance à la fois malsaine et mystique. De toutes les bandes originales sur lesquelles il a pu travailler, celle de «Doom» (et sa suite) est de loin la plus réussie.

titre Gameplay

«Doom» perpétue le gameplay construit autour de «Wolfenstein 3D» : à travers chaque niveau, il s’agit de trouver la sortie, représentée le plus souvent par un interrupteur. Les niveaux sont le plus souvent découpées en zone, accessibles par des cartes d’accès qu’il est nécessaire de trouver. Entre le début et la sortie du niveau, le joueur affronte des hordes de monstres à coup de roquettes et de fusil à pompe. «Doom» reprend les la plupart des armes de «Wolfenstein 3D» et popularise deux armes hérités du film Evil Dead : le fusil à pompe et la tronçonneuse. À l’arsenal classique s’ajoute un lance roquette et deux armes futuristes : un fusil à plasma et le légendaire BFG 9000, qui pulvérise littéralement chacun des ennemis présents dans le champ de vision du joueur.

Dix ennemis différents existent dans ce premier opus : aux classiques zombies se cotoient les fameux Imps,, Cacodemons et les puissants Baron of Hells, la plupart étant adeptes des attaques à distance. Avec ses différentes armes aux munitions différentes, «Doom» intègre un astucieux moyen d’utiliser l’ensemble des armes disponibles. Chacun des ennemis du jeu possède une manière optimale d’être tué (les démons attaquant au corps à corps à la tronçonneuse, la gatling pour les zombies, etc). Il s’agit donc pour le joueur de choisir l’arme adaptée à la situation. «Doom» propose également un boss pour chaque fin d’épisode à l’exception du premier. Le premier boss, le légendaire Cyberdémon, donnera du fil à retordre à ceux qui n’excellent pas dans l’art d’éviter les roquettes tandis que le Mastermind : cerveau géant monté sur pattes, aura vite fait de hacher menu le joueur avec sa puissante gatling. «Doom» propose vraiment différents niveaux de difficulté adaptée à tous les joueurs, des plus occasionnels au plus puristes. Un mode « Nightmare » est aussi introduit pour la première fois : l’ensemble des ennemis du niveau ressussicitent après avoir été tués, et cela indéfiniment. Sorte de course contre la montre, il s’adresse aux meilleurs joueurs de «Doom» qui souhaitent pousser la difficulté au maximum.

Autre changement par rapport à «Wolfenstein 3D», la présence d’un plus grand nombre d’items : les armures permettent de réduire les dommages infligés, les lunettes de vision nocturne permettent de voir dans les zones éclairées et la combinaison anti-radiation permet de marcher dans les zones toxiques ou la lave. La sphère d’invincibilité fait aussi son grand retour, délivrant une vision monochrome lorsqu’elle est effective. On note aussi pour la première fois d’une automap, non présente dans «Wolfenstein 3D», très utile pour repérer les zones secrètes.

Le plus grands boulversement du jeu est sans aucun doute la disparition du score car il implique avant toute une génération de jeux arcade, qui ont constitué jusque là l’essence même des jeux vidéos du genre. Il est toujours possible d’obtenir 100 % à la fin de chaque niveau (monstres tués, items ramassés et zones secrètes découvertes) mais on peut sentir que «Doom» s’oriente clairement dans une optique différente. C’est en effet le mode multijoueur de «Doom» qui sollicite désormais les joueurs à partager une expérience jusque là exclusivement solitaire. Dans la version originale, 4 joueurs peuvent s’affronter en même temps, grâce au fameux match à mort, ou s’essayer au mode coopération. C’est un tournant pour ID Software qui prend conscience du potentiel du jeu en réseau, encore peu fréquent à l’époque. Signature des productions de la société texane, «Doom» propose des affrontements d’une nervosité extrême : on tire dans tous les sens et on strafe (on se déplace latéralement) entre les roquettes. Un héritage qui sera porté par la série Quake, et particulièrement le troisième opus, «Quake III Arena»

La durée de «Doom» n’est pas extraordinaire : il est possible de terminer le jeu en quelques heures à peine. La rejouabilité est néanmoins importante si le concept séduit : de nombreux niveaux sont disponibles sur la toile tandis que finir le jeu dans les niveaux de difficulté les plus extrêmes est un défi de taille.

titre Conclusion

Il est difficile de nier l’influence de «Doom», dont l’impactse ressent encore plus de deux décennies après sa sortie. Avec «Quake», il est probablement la plus grande réussite d’ID Software à ce jour. «Doom» semble être en effet immunisé au passage du temps. Avec les nombreux portages existants, grâce à la libération du code source par les développeurs, le jeu s’est offert une seconde jeunesse avec textures hautes définitions et mods en tout genre. Sur Doomworld, la plus grande communauté de «Doom» existante, on peut s’essayer à 20 années de mapping et de modding. Pour peu que vous adhériez au concept du jeu, vous n’en n’aurez simplement jamais terminé avec «Doom», qui continue à perdurer à travers ses millions de fans à travers le monde.

«Doom» aura le droit à deux suites officielles sur PC, avec «Doom II : Hell on Earth» et «Final Doom», ainsi qu’un portage original de très grande qualité : Doom 64. Sorti à l’origine sur Nintendo 64, le titre a été récemment porté par les fans sur ordinateur dans un remake d’une précision incroyable. «Doom» avec les années se redéfini par les nombreux sous-genres qu’il a engendré avant que des first person shooter à scripts (comme «Half-Life» ou Call of Duty) viennent le démoder. Parmi les plus beaux héritiers du bébé d’ID Software, citons «Heretic», «Duke Nukem 3d», «Blood», sans oublier «Quake» et Serious Sam.

Nous nous vous recommanderons pas de vous essayer à «Doom». Jouez-y, simplement. Sous peu, vous deviendrez comme beaucoup d’entre nous, complètement accro. Your welcome.


titre Lancement du jeu

Lancez le fichier DOOM.EXE.

La version "Director's Cut" que nous vous proposons comprend les deux nouveaux niveaux distribués par John Romero, designer de Doom, en 2016. Pour lancer l'épisode avec ces deux nouveaux niveaux (le 4 et le 8), sélectionnez les fichiers E1M4b et E1M8b et glissez les sur PrBoom.EXE ou GlDoom.EXE pour sa version Open GL.

FreeDoom Phase 1 est l'équivalent d'une version complète de The Ultimate Doom où la partie propriétaire (graphismes, musiques et niveaux) a été remplacée par une version gratuite et libre. Le jeu comporte 36 niveaux jouables seul ou à plusieurs. Si vous avez des nouveaux niveaux PWAD pour Doom premier du nom ou Ultimate Doom, vous pouvez glissez le fichier sur ZDOOM.EXE pour pouvoir y jouer, mais avec les graphismes de FreeDoom.

FreeDoom est également compatible avec des mods en PK3 (comme Brutal Doom)



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