TRILOBYTE

1990 1999PuceEtats-Unis
Autres noms : Trilobyte, Inc., Trilobyte Software
Développeur et éditeur américain basé à Medford, Oregon (1990).

Cofondé par Graeme Devine et Rob Landeros, deux personnages dont personne n'aurait parié qu'ils allaient se rencontrer un jour chez Virgin Mastertronic. Le duo se retrouve cependant dans la volonté de développer des jeux spécifiques pour CD-ROM, à une époque où la majorité des développeurs se posaient encore la question (voir Trivia 1) et que le support optique n'inspirait alors que les encyclopédistes et les remplisseurs de galettes (voir Trivia 2). Ayant un projet nommé Guest, un jeu de résolution d'énigmes, les deux employés le présentent au grand chef Virgin, non pas le roi Richard, mais Martin Alper. Ce dernier les licencie immédiatement avec cette justification : le jeu est novateur et pourrait détourner les équipes de développement californiennes de Virgin Mastertronic de leur gagne-pain quotidien, les jeux à licences (voir Trivia 3). Pour ainsi éviter que les développeurs Virgin Mastertronic boudent leur tâche routinière vis-à-vis de Guest, sa production ne pourra pas se faire à Novato, en Californie.

C'est ainsi que Graeme Devine et Rob Landeros quittent Virgin Mastertronic pour fonder Trilobyte à plus de 500 kilomètres de là, dans l'état septentrional de l'Oregon.

Son adresse : 1225 Crater Lake Avenue, Medford, OR 97504.

Trivia 1
Paul Cuisset de Delphine Software ne ferme pas la porte à ce média, mais pour lui, le CD-ROM représente avant tout l'arme anti-piratage par excellence, puisque pour copier un CD-ROM rempli de données, il faudrait quelques centaines de disquettes.

Trivia 2
De par ses capacités, effectivement, le support CD-ROM attirait essentiellement les sociétés ayant à archiver des données et les vendeurs de sharewares, qui remplissaient à l'époque des CD-ROM, qui de logiciels en libre essai, qui de présentations multimédia, qui d'images érotico-pornographiques, etc.

Trivia 3
A l'époque en projet de développement, il semble déjà que certains développeurs ont refusé de travailler pour des titres à la gloire de McDonalds ou encore de 7UP (vous aurez reconnu les jeux), même si les jeux au final, du moins pour le second, se sont avérés bons.
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