L'Arche du Captain Blood
Titre anglais
Captain Blood
Année
1988 (Sortie FR)
Développement
Edition
Distribution (Etats-Unis)
Systèmes
systeme systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.73
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titre L'histoire

Bob Morlok est programmeur informatique. Un jour, alors que ses affaires vont très mal, il rencontre à l'improviste le grand biologiste Jean Rostand. Celui-ci indique à notre héros que les extra-terrestres sont déjà parmi les hommes, au travers des jeux videos. Bob entreprend alors de programmer Blood, un alter ego informatique qui lutterait contre les Pac-Mans, dans un vaisseau appelé Arche.

Mais alors qu'il lance son programme pour donner la vie à Blood, Bob Morlok disparaît. Et Blood prend vie au sein de l'Arche, dans son univers informatique, mais au cœur d'une nuée de Space Invaders. Une seule solution pour s'échapper s'offre à lui, le passage en hyper espace. Seulement celui-ci se passe mal, et il se produit la hantise de tout voyageur de l'espace : le clonage. Il y a désormais de nombreuses copies de Blood à travers la galaxie, et pour survivre, Blood va devoir les retrouver. Pour les détruire...

Huit cent ans ont passé. Blood a presque achevé sa tâche, et il ne reste plus que cinq numéros (le petit nom qu'il a trouvé pour ses copies) à retrouver. Mais les choses ne sont pas si faciles : s'ils ont passé plusieurs siècles sans être retrouvés, c'est que ces numéros sont les plus rusés. Et parmi eux, il y a le plus retors, le numéro cinq.

Il reste peu de temps à Blood : il va devoir retrouver les cinq derniers clones au plus vite pour pouvoir continuer à vivre. Peut-être que quelqu'un, sur la planète en orbite de laquelle il se trouve, va pouvoir lui donner une piste.


titre Le jeu

Présenté comme un jeu d'aventure, «Captain Blood» est aussi un jeu d'enquête, qui va vous lancer sur la piste des cinq clones perdus. De planète en planète, les Oorxx qui vous servent d'intermédiaire vont vous permettre des rencontrer des habitants de la galaxie tous plus étranges les uns que les autres. Des Izwals aux Migrax, en passant par les deux factions de Croolis, et jusqu'à la belle Ondoyante, ce sont des races avec des caractéristiques propres à chacune qui peuplent cet univers. Chacune a ses amitiés, ses contacts, et il faudra interroger les individus que vous croiserez.

Vous vous trouvez aux commandes de l'Arche, le vaisseau de Blood, perdu dans une galaxie immense. Pour atterrir, il vous faudra envoyer un Oorxx à la surface, et le piloter à distance, afin qu'il évite de se faire descendre par la défense antimissile installée sur la planète. Vous allez donc avoir à frôler le sol, pour éviter d'être abattu (les deux flèches se rapprochant ou s'éloignant en fonction de votre altitude vous indiquent la proximité du contact avec vous, la cible). Lors du survol, vous allez découvrir des paysages variés, représentés lors de vos déplacements en fil de fer. En 1987, c'était très impressionnant, et chaque planète était unique. Le plus fascinant étant lorsque vous atteignez le lieu où se trouve l'alien local : là, la zone devient texturée, et vous voyez enfin la créature. C'est alors que vous allez pouvoir vous lancer dans une conversation en quête d'informations pour retrouver vos clones.

A cet effet, vous aurez à votre disposition un outil de traduction instantanée. Non, ce n'est pas un poisson-babel, mais un système d'icônes représentant chacune un mot ou une notion. Vous allez mener des discussions en composant les phrases avec les éléments mis à votre disposition, en construisant vos questions ou vos réponses, et en lisant ce que vous répondent les aliens. Heureusement, une traduction s'affiche quand le curseur passe au dessus de l'icône, mais on s'y fait très vite et rapidement on n'a plus besoin des sous-titres. Les conversations se font naturellement et les discussions avec les races d'alien toutes plus étranges (délirantes ?) font progresser la quête de notre héros pour débusquer les numéros.

Au cours du jeu, vous allez vous voir confier des missions par les différents êtres de la galaxie : de la libération de son père, demandée par un Izwal, à une prise de parti dans le conflit qui oppose les Croolis Vareux et les Croolis Ulvés, vous menant à détruire l'une ou l'autre des races, il n'y aura pas le temps de s'ennuyer. Surtout que le temps n'est pas votre allié : c'est contre une dégénérescence de son corps que lutte Blood, et le seul moyen de s'en sortir est de détruire les clones restants, pour absorber leur énergie vitale. Ces ignobles copies ne faisant rien pour vous aider, il faudra ne pas tarder, pour pouvoir continuer à se rendre à un point précis de la galaxie. Vous le verrez, plus le temps passe, plus le bras de Blood tremble. Une sorte de maladie de Parkinson cosmique, en quelque sorte. Et le seul remède, on vous le répète, est d'assimiler l'énergie des clones.

Pour se déplacer de planète en planète, il vous faudra effectuer des sauts en hyper-espace. Pour cela, rien de plus simple : sélectionnez sur la superbe carte de la galaxie vos coordonnées de destination (en faisant se déplacer les deux lignes perpendiculaires, et en les faisant se croiser là où vous souhaitez vous rendre. Il suffit alors d'enclencher le saut en hyper-espace, et zou ! Vous voila rendu, après une séquence pleine de couleurs, en orbite autour de votre destination. Mais hors de question de partir au hasard ! Le nombre de planètes est si élevé que vous risqueriez de partir à la recherche d'une aiguille dans une meule de foin, si vous n'aviez pas des coordonnées fournies par un indigène. Vous pourrez aussi de cette façon procéder à la téléportation d'un des habitants de la galaxie vers une autre planète, si jamais il vous le demandait évidemment.


titre Autour du jeu

Fin 1987, l'Atari ST n'est pas encore la machine mythique qu'il est aujourd'hui. Les jeux développés spécialement pour lui sont de plus en plus nombreux, et le constructeur a baissé le prix de l'ordinateur à moins de 3000 francs (soit moins de 450€ pour les plus jeunes).

Cependant, il y a déjà quelques temps que l'on peut lire dans la presse des articles consacrés à ce que d'aucuns nomment "le plus beau jeu du monde" (dixit Science & Vie Micro). Il faut dire que le jeu en mettait plein la vue, et dès son lancement. Le ST faisait commencer le voyage dès le lancement du jeu : au lancement, résonnait une musique de Jean-Michel Jarre, sur un écran montrant le moment du clonage. Image frappante pour les jeunes joueurs qui voulaient prendre les commandes de l'Arche, car presque effrayante. Les deux créateurs de «Captain Blood» sont Philippe Ulrich, pour le scénario, et Didier Bouchon, pour la partie programmation. La réunion de ces deux talents a abouti à la création d'un des jeux qui a laissé le plus de traces dans les esprits. Il faut dire que la création connaît bien nos deux hommes, Ulrich ayant pratiqué la musique (et même sorti des disques), ce qui l'a conduit au fil des expérimentations à aborder l'informatique, et Didier Bouchon étant sorti de l'école Boulle. Un monde étrange, un être presque complètement perdu, et des objectifs à retrouver au plus vite. Le tout avec des images splendides : il n'en fallait pas plus pour créer un chef-d’œuvre.

La version PC n'est évidemment pas au niveau graphiquement de ses consœurs ST et Amiga, mais elle n'en reste pas moins une excellente adaptation du jeu sur les PC de l'époque, compte tenu de leurs capacités bien moindres.

A noter que des extensions au jeu devaient sortir, pour former une trilogie. Mais même si elles ne virent pas le jour, on a bien pu se promener dans l'univers déglingué de «Captain Blood» grâce à deux autres jeux, sortis quelques années plus tard : «Commander Blood» et «Big Bug Bang».


titre Technique

Jeu de 1987, donc fonctionnant sous DOS uniquement. Copiez le dossier fourni sur votre disque dur virtuel de DOSBox, et lancez le programme ERE.



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