Itacante - La Cité des robots
Année
1999 (Sortie FR)
Développement
Systèmes
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titre Présentation

Le soir tombe au-delà de cette chambre d'enfant. Votre chambre. Votre mère vous appelle pour servir le dîner et vous protestez car vous avez trouvé un drôle d'objet. Une sphère argentée. Vous posez la boule mystérieuse sur votre bureau et la voilà qu'elle lévite. Et vous entraîne dans une autre dimension, sur une planète située à la surface de cette masse. Le réveil indique l'heure de 18h50.
Vous perdez votre regard dans une nature tropicale et luxuriante, au milieu de rochers de géants posés sur le sol, lorsqu'une voix aiguë et nasillarde vous interpelle : Une sorte de gros insecte volant mécanique vous explique qu'il s'appelle Ping et qu'il sera votre mentor pour mener à bien votre quête.
Quelle quête ?
Une prophétie a annoncé votre venue en des temps troublés par la tyrannie d'un odieux dictateur qui avale la mémoire de toutes les créatures qu'il rencontre. Ce félon, c'est Vulcor.
Et pour le vaincre, il va falloir accumuler de l'énergie, disponible en construisant les robots qui vous permettront de résoudre des énigmes. D'abord au niveau supérieur de la sphère, puis dans les niveaux souterrains.
Comment ça vous voulez rentrer chez vous ? Que nenni ! parce que vous croyiez sincèrement avoir le choix ? Ben non, il va falloir passer des heures ici, entre action, aventure et réflexion, et rendre paix et harmonie aux 256 habitants qui n'attendaient que votre venue. Dur dur d'être un Elu !

titre Quel Gameplay ?

Le jeu se présente sous la forme d'une suite de tableaux en vue aérienne. Vous allez vous initier au gameplay au cours des deux ou trois premiers tableaux, grâce aux conseils avisés de Ping, et des trois soeurs qui vous accueillent sur le plancher des robots : Mirza, Gaïa et Plonk.

Trois écrans sont disponibles sur le côté gauche :
  • L'écran dédié au "Constructeur de Robots"
Dans chaque niveau, une énigme est à résoudre. Et vous récupérez des pièces détachées de robots que vous accumulez dans cet inventaire.
Pour construire un robot, il faut associer la partie supérieure (tête), intermédiaire (buste et bras) et la partie inférieure (jambes).
La difficulté sera de trouver ce qui permet de résoudre une énigme, quand vous aurez le choix entre des bras pousseurs, une tête-bombe et des pieds avec de grosses roues ou des ressorts.
Pour ne pas trop perdre de temps dans le tâtonnement, vous pourrez cliquer sur les éléments dans l'inventaire pour obtenir une description, et donc avoir des indices sur le choix à faire pour construire votre robot.
Et plus vous avancerez dans les tableaux de résolution d'énigmes, plus vous récupérerez de pièces détachées. Donc la difficulté s'accroît. Logique !
  • La Jauge d'énergie
L'objectif est d'accumuler de l'énergie pour avoir de quoi tenir tête à Vulcor. Ce Hud vous indique tous les niveaux, les risques de défaillances.
  • L'écran-menu
Quand vous convoquez cet écran, vous avez l'aide de Ping, la géographie des zones visitées et déverrouillées. Vous avez aussi le marteau qui permet de casser un robot que vous avez créé mais qui vous gêne dans la résolution d'énigmes, et le bouton qui permet de quitter le jeu, sauvegarder.

Dans la zone d'exploration, une fois que vous avez construit un robot et qu'il apparaît dans la zone interactive, vous cliquez sur lui pour l'animer et utilisez les flèches de votre clavier pour le diriger. Certains robots déclenchent une action à la suite de la barre espace (le bras-fléchettes par exemple) ou avec la touche Entrée.

Quand votre robot touche un élément hostile ou inadapté à sa morphologie, il s'effondre ou se détruit.
Si vous construisez un autre robot, le précédent peut aussi s'animer d'un clic sur lui, ou fait partie du mouvement s'il est debout. C'est ici que l'usage du marteau prend tout son sens : avec trois ou quatre robots dans une arène, vous risquez de voir l'un d'entre eux quitter la zone par une porte et vous quittez aussi ce lieu.
Par contre, tant que vous n'avez pas quitté le jeu, ni sauvegardé votre progression, le jeu "se souvient" de votre dernier passage et en revenant à la zone, vous retrouvez l'énigme à son niveau de non-résolution, mais en tenant compte de tâtonnements déjà effectués (par exemple cet oeuf à détruire avant de rassembler les fragments selon un protocole donné par des statues).

Quelques énigmes misent aussi sur la rapidité avec une intelligence artificielle qui peut vous agacer (je pense à des poules à capturer ou de gardes plutôt véloces), et quelques moments purement récréatifs viennent espacer des moments de résolution impérative de puzzles (par exemple une partie de foot "Fun" sans autre enjeu que de jouer avec des pieds ventouses).

titre La nouvelle génération des Frenchies entre en scène

"En concevant Itacante, j'ai voulu créer une aventure dans laquelle chacun se plonge avec passion en se familiarisant avec les sciences". Minh Phan est un des collaborateurs les plus actifs du studio Lexis Numérique, à la veille de l'an 2000.
Il a épaulé Eric Viennot à la mise en oeuvre de «l Album secret de l'Oncle Ernest» et, devant l'engouement du public, Minh a dirigé le projet qu'il a entièrement écrit : «Itacante, la Cité des Robots».
Titre éducatif, avec cette ambition de faire découvrir les sciences aux 9-14 ans, mais vrai jeu d'aventure avec une trame narrative qui met le joueur au centre de l'intrigue : L'élu, c'est toi !".
L'équipe de l'Oncle Ernest est mobilisée tout entière dans ce projet, avec le musicien et arrangeur sonore Jean-pascal Vielfaure, déjà auteur de la bande-son de l'Oncle Ernest. Chaque puzzle est nimbé de la musique la plus juste : des riffs électriques pendant le puzzle du circuit électrique, une musique atmosphérique pendant le puzzle de l'oeuf et des tonalités bucoliques au cours du puzzle sur la ferme. Et des thèmes de générique à vous donner la chair de poule même sous une chaleur torride.

Son site reste une vraie mine à visiter.

Eric Viennot reste toutefois l'âme du jeu, et incarne l'esprit de la nouvelle génération de développeurs "made in France".
Enseignant en Arts Plastiques, il s'intéresse tout autant à la sculpture, à la peinture, la photo ou au cinéma. Jusqu'au jeu vidéo, il n'y a plus qu'un pas, que Viennot franchit au sein du studio Lexis numérique qu'il a fondé en 1990 avec José Sanchis.
On considère que la série "Oncle Ernest" est le point de départ de l'activité vidéoludique de Eric Viennot. Et si son talent contribue à faire vendre des centaines de milliers d'exemplaires de la série de l'oncle Ernest dans de nombreux pays, son heure de gloire viendra plutôt avec la série In Memoriam (2003-2006) et avec Experience 112 ou Alt-Minds.
Créateur du spin-off "La Boîte à Bidules", de l'autre série à succès Alexandra Ledermann, et de toute une galaxie de succès sans équivalent, il abandonne Lexis Numérique après un quart de siècle d'aventure (1990-2014).
A l'heure où ces lignes sont écrites, en juin 2018, il se présente comme un producteur indépendant investi dans des projets "Transmédia". Certains le présentent comme le précurseur du concept de Pokemon Go, avec ses jeux en temps et environnements réels.
Après les années Cryo, l'an 2000 nous plonge dans les années Lexis Numérique. Une nouvelle génération vient d'entrer en scène. Cocorico !

titre Conclusion

A la manière d'un BlockBuster Hollywoodien, le jeu se termine avec une séquence pleine d'émotions et d'une touche humoristique : "Hého, on n'est pas des robots !". Retour à la chambre de nuit, la sphère vous dépose chez vous. Le réveil affiche 3h40. Près de 9 heures pour faire le jeu, en temps réel, c'est à peu près ça !
Quand la poésie et la magie se combinent cela donne Itacante. Dans la continuité de la série de l'Oncle Ernest, l'équipe d'Eric Viennot s'en donne à coeur joie et compose ici un jeu hybride qui rappelle parfois le gameplay de «Gruntz » ou des« Lemmings», avec un clin d'oeil appuyé à «Micro Machines» et à «Tetris».
Mais là s'arrête la comparaison : jeu d'exploration, d'aventure, de stratégie, de réflexion, Itacante implique le joueur à la façon d'un «Myst-Like», créant une nouvelle façon de jouer et de s'identifier, rythmée par le "temps réel", marque de fabrique de l'oeuvre de Viennot.
Quand la créativité et les mélodies enchanteresses de Jean-Pascal Vielfaure font vibrer chaque scéne de puzzle et chaque cinématique, c'est encore «Itacante».
Si la Série de l'Oncle Ernest en appelle à la fibre émotionnelle du canal des souvenirs, les créateurs de Lexis Numérique en appellent ici à l'imaginaire créatif et annoncent déjà les joyaux à venir dans les années 2000, avec la série In Memoriam. Remarquez, tout est toujours affaire de mémoire avec Viennot : avec Oncle Ernest on la ravive, dans Itacante on la réactive.
Itacante, plus encore que l'Oncle Ernest, c'est un jeu précurseur. Un jeu culte. Un mythe, peut-être. Ca mérite un Abandonware d'or !

titre Lancement

Jeu testé avec Win 7 et 64 bits. Emulé avec VPC et Win 98, le jeu n'a souffert d'aucun bug pendant tout le test.



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titre Liens divers

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