Castle Strike
Date de sortie
Développement
Édition en France
Systèmes
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titre Introduction

Il est intéressant de voir l’évolution du travail de certains studios, en particulier quand ces derniers se focalisent sur des genres spécifiques. Et dans ce domaine, constater le gain en expérience et en qualité des productions des développeurs au fil des années est un vrai plaisir, preuve que, quand-même, l’expérience fait tout de même une certaine différence, et Related Designs en est la parfaite illustration. Le studio allemand aujourd’hui surtout reconnu pour son travail sur de nombreux opus de la série Anno (dont Anno 2070, un titre beaucoup décrié mais que j’apprécie à titre personnel) a pu se faire la main sur trois jeux de stratégie en temps réel (ou STR) avant d’être débauché par Ubisoft pour travailler sur Anno : d’abord America (Ou America : Sur les Sentiers de la Guerre) en 2001, puis No Man’s Land en 2003 et enfin le jeu qui nous intéresse aujourd’hui : Castle Strike, sorti un an plus tard en 2004, édité chez nous par Pointsoft. Si America était un titre avec de bonnes idées mais avec une réalisation assez moyenne, No Man’s Land était déjà plus intéressant, reste à voir si Related Designs a su transformer l’essai avec Castle Strike !

titre Il est pas beau, mon château ?!

On quitte l’Amérique qui servait de contexte aux deux jeux précédents, et nous voici désormais au Moyen-Age en Europe, notamment durant la Guerre de Cent Ans, dans un jeu de Stratégie en Temps Réel (ou STR) avec un accent mis sur la construction et la gestion d’un château. En plus de proposer trois campagnes permettant d’incarner chacune des trois factions du jeu (Allemands, Anglais puis Français) dans une grande histoire nécessitant de jouer chaque campagne dans un ordre spécifique, le tout relié via des cinématiques réalisées avec le moteur du jeu nous permettant notamment de suivre le destin de la famille Von Rabenhorst. Premier bon point, le tutoriel du jeu, divisé en trois missions spécifiques et servant également d’introduction à la campagne solo du jeu est très complet et explique très bien les bases du gameplay du jeu et en quoi il diffère d’un STR standard comme il en existait des tas sur le marché à l’époque. Ledit tutoriel est donc un passage fortement recommandé pour apprendre à maîtriser chaque mécanique de Castle Strike, bien que les bases soient très similaires à un STR classique, ce qui fait que les habitués du genre seront en terrain connu.

Dans Castle Strike, il y a le mot Castle. Château, en anglais, et c’est plutôt approprié tant ledit château est au centre du gameplay du jeu : plus précisément, une partie de Castle Strike (en dehors de missions spécifiques de la campagne) vous fait démarrer avec un bâtiment unique, le Donjon. Autour de lui se trouve une zone appelée la Zone du Château, que vous pouvez fortifier à l’aide de murs et dans laquelle sont construits des bâtiments uniques. A l’instar des châteaux médiévaux, votre Château est le centre névralgique de votre base, qu’il va vous falloir défendre en priorité, en produisant des unités comme les serfs qui seront vos villageois de base mais aussi des unités militaires pour partir guerroyer et massacrer joyeusement votre ennemi. L’interface de Castle Strike vous permet de naviguer entre plusieurs menus de construction et de production d’unités, mais les deux menus qui nous intéressent en premier lieu sont le menu Château et le menu Village : le premier sert à construire les agrandissements du château et ne peuvent être construits que dans l’enceinte de ce dernier, là où le menu Village permet la construction de structures en dehors du château, comme une salle municipale ou des fermes.

D’ailleurs l’interface de Castle Strike est bien pensée, et à l’instar de titres modernes Tempest Rising permet de créer des unités directement via un menu dédié sans avoir à cliquer sur les bâtiments d’entraînement spécifiques, comme la Caserne. Cela permet de garder un oeil sur l’action (comme par exemple une bataille nécessitant une gestion aux petits oignons des déplacements des troupes) tout en continuant de créer des unités supplémentaires. Un autre élément qui fait la particularité du gameplay du jeu est son emphase sur les unités de siège : créées à partir d’un menu dédié, les armes de siège de Castle Strike ne sont pas considérées comme des unités mais comme quelque chose à part entière, nécessitant leur déplacement en kits via des chars à boeufs sur le champ de bataille pour assiéger le donjon adverse, un système que l’on pourrait voir comme une sorte de version plus complexe et profonde de certaines unités de siège dans Age of Empires 4 comme les trébuchets, qui sont également en kit et doivent prendre quelques secondes pour être déployées. Bien entendu, il va falloir protéger la route où les chars à boeufs contenant vos armes de siège vont circuler, ce serait malvenu qu’un ennemi facétieux vous tende une embuscade… La gestion du siège dans Castle Strike est donc un élément à part et nécessite une gestion spécifique, qu’il va falloir apprendre à maîtriser si vous souhaitez mener des batailles efficaces.

Un autre aspect intéressant du titre de Related Designs est sa gestion des serfs, vos villageois : via une barre sur laquelle se trouve un curseur, il est possible de régler directement la quantité de serfs affectés d’un côté à la construction de nouvelles structures et de l’autre à la récolte de trois des quatre ressources du jeu : Le Bois se récolte sur les arbres, le Minerai sur des gisements spécifiques et la Pierre dans une carrière. La quatrième ressource est l’or, et s’obtient en récoltant les impôts via un bâtiment unique, le Collecteur d’Impôts, via lequel vous pouvez d’ailleurs “étrangler le contribuable” (qui est le nom donné directement dans le manuel) et qui vous permet de gagner plus d’or mais au détriment de la vitesse de travail de vos serfs. Ces ressources vous serviront à construire des bâtiments et à produire des unités afin de soutenir l’effort de guerre durant la campagne solo ou durant un match contre l’ordinateur, avec plusieurs modes de jeu disponibles : la capture du Donjon adverse, sa variante appelée Capture de Princesse qui porte très bien son nom et s’apparente presque à un mode Régicide dans d’autres STR, ainsi que le classique match à mort.

Bon, comme vous le voyez, j’ai déjà abordé bon nombre de mécaniques de jeu qui donnent à Castle Strike une identité unique, et pourtant je n’ai exploré que la surface, le jeu offrant une profondeur de gameplay qui fait plaisir à voir. Les trois nations jouables (Allemands, Français et Anglais) disposent d’unités uniques permettant de varier un peu les parties, d’autant plus que le jeu ne s'embarrasse pas de l’exactitude historique de la Guerre de Cent ans, ce qui lui permet de s’amuser un peu au niveau du scénario des campagnes ou même des unités en elles-mêmes, ce qui donne au jeu une saveur unique qui est plutôt chouette. La possibilité de pouvoir utiliser des saboteurs pour faire sauter les portes des remparts du château adverse plutôt que d’avoir recours à la méthodes de bourrin qu’est le siège est une bonne petite touche, en plus de pouvoir avoir recours à des bandits ou des pestiférés pour semer le chaos dans les rangs adverses. Autant dire que les possibilités stratégiques ne manquent pas dans Castle Strike, ce qui permet un bon renouvellement des parties.

Côté graphismes, c’est plutôt joli pour du 2004, avec des modèles d’unités détaillés même si ce n’est pas le pinacle en la matière. La même chose pourrait être dite sur la direction artistique et musicale de manière générale d’ailleurs, c’est bien, très bien même, sans pour autant être ce qui se faisait de mieux à l’époque, mais Related Designs a bien travaillé sa copie. La seule ombre au tableau reste l’intelligence artificielle des ennemis et les habituels soucis de pathfinding des grands groupes d’unités, mais c’est un reproche que l’on pourrait faire à énormément de STR, voire la majorité.

titre Conclusion

On comprend pourquoi Ubisoft a pris la décision de confier le développement de la série Anno à Related Designs quand on voit ce qu’ils ont réussi à faire avec Castle Strike : Le jeu est prenant, intéressant, suffisamment différent de ses (très) nombreux concurrents pour se démarquer et possède un mode solo qui à lui seul occupera le joueur pendant un certain temps. Bien noté voire très bien noté par la presse de l’époque avec notamment un 16/20 sur Jeuxvideo.com ou encore 7/10 sur Canard PC, il s’agit d’un STR très solide qui mérite amplement qu’on y passe quelques heures, ainsi qu’un Abandonware d’Or bien mérité. Pfiouh, après m’être fadé des horreurs ludiques, ça fait du bien de jouer à un bon jeu…




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