Dead Man's Hand
Date de sortie
Genre
Age recommandé
Développement
Édition
Systèmes
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titre Introduction

Dead Man’s Hand est un jeu de tir à la première personne (ou FPS) sorti en 2003 en France, édité par Atari et développé par le studio américain Human Head Studios, originellement fondé par des anciens de Raven Software. Un studio connu à la fois pour des bonnes raisons (le jeu Rune et son univers Viking et surtout le très bon Prey sorti en 2006) mais aussi pour des beaucoup moins bonnes comme l’hilarant The Quiet Man de 2018 qui a fait les choux gras des vidéastes amateurs de mauvais jeux lors de sa sortie, et Human Head Studios fermera ses portes un an plus tard après des démêlées judiciaires avec l’éditeur de Rune 2, pour finalement voir son personnel se faire absorber par Bethesda Softworks pour assister au développement d’un nouveau titre… Redfall.

titre Nan, vraiment, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas.

Mais en 2003, ça va encore pas trop mal pour le studio, qui nous sort donc ce Dead Man’s Hand sur PC et XBOX. D’ailleurs, le terme de Dead Man’s Hand vient du poker : appelé en français “Main du Mort” ou “Main de l’Homme Mort”, il désigne une combinaison de quatre cartes particulières composées d’un 8 de Trèfle, d’un 8 de Pique, d’un As de Trèfle et d’un As de Pique. Considérée comme maudite, elle aurait été tirée par Wild Bill Hickock (une légende de la Conquête de l’Ouest américain) avant d’être abattu dans un saloon. Un terme chargé de légende et intimement lié à la période de la Conquête de l’Ouest, c’est donc tout naturellement que le jeu qui porte son nom se situe dans cette période.

titre Règlement de compte au Mexique

L’histoire, digne d’un scénario de film avec Clint Eastwood, se déroule dans les années 1890 : On y incarne un pistolero surnommé “El Tejon”, expert en armes à feu et ancien membre des Neuf, un groupe de bandits réputés pour leur sauvagerie et leur efficacité. Lors d’une opération particulièrement brutale et meurtrière, Tejon s’embrouille avec le chef de la bande, un certain Tennessee Vic qui finit par lui planter une balle dans le ventre et le laisser pour mort aux mains des forces de l’ordre mexicaines. Emprisonné par un général véreux, notre protagoniste va profiter d’une rébellion des locaux pour s’enfuir et traquer chaque membre des Neuf pour assouvir sa vengeance arme au poing. Vous l’aurez compris, on ne fait pas dans la dentelle dans Dead Man’s Hand, et l’action prime sur la réflexion alors qu’il va falloir dézinguer pléthore de malfrats à coup de pistolet, carabine et fusil à pompe, les trois armes que l’on peut porter dans le jeu.

Un arsenal somme toute limité, mais qui fonctionne suffisamment bien dans un jeu au rythme extrêmement soutenu : si le jeu n’est pas un “Fast-FPS” à la Serious Sam, il propose une formule où être constamment en mouvement est la clé de la réussite, surtout que les ennemis ne font aucun cadeau. Vous êtes constamment en sous-nombre, et pour l’emporter, au delà de la visée, il va falloir apprendre à utiliser l’environnement à votre avantage, et c’est d’ailleurs un des points forts de Dead Man’s Hand : son interactivité avec le décor. A l’image de certains Rail Shooters sur borne d’arcade, il est possible de faire exploser des barils de poudre noire, tirer sur des cordes pour faire s’écrouler des caisses sur les ennemis, ce qui permet de se faciliter la tâche, notamment contre des ennemis retranchés. Cette interactivité est d’ailleurs doublement bénéfique, car chaque tir qui fait mouche sur un ennemi ou sur un élément du décor destructible augmente vos Points de Légende, qui au delà d’augmenter le score à la fin du niveau, charge également une jauge que l’on peut dépenser pour utiliser le tir secondaire de nos armes. Semer le chaos dans les niveaux est donc largement recommandé et récompensé, pour le plus grand plaisir des amateurs de mitraille, d’autant plus que les munitions ne sont pas rares, surtout dans les modes de difficulté les moins élevés.

Réalisé sous Unreal Engine 2, Dead Man’s Hand est plutôt joli dans la modélisation de ses personnages, et surtout servi par une direction artistique certes, très classique pour un jeu typé Western, mais diablement efficace, surtout si on accroche au genre. Le jeu est traduit en français mais non doublé, ce que j’ai tendance à considérer comme un bon point compte tenu de la qualité des doublages qu’on croirait sortis d’un film de Sergio Leone. Cette attention portée à la direction artistique vaut aussi pour la direction musicale, bien que les compositions soient là encore extrêmement classiques pour des jeux de ce genre. Un autre bon point que j’aimerais souligner est la qualité de la mise en page du manuel, pensée comme un journal de l’époque, avec publicités, vieilles photos… Un beau manuel fait toujours plaisir à voir, surtout quand ce dernier est en phase avec la diégèse du jeu. Autre petite touche intéressante : il est possible de tirer des mains de Poker en début de partie, et selon les tirages que l’on fait, des bonus plus ou moins importants nous sont donnés, mais attention à ne pas être trop gourmand au risque de tout perdre.

Bon, jusque là, que du tout bon vous me direz. Maiiiiiis évidemment, tout n’est pas parfait, loin de là. Le premier problème vient de la répétitivité des niveaux, pas forcément d’un point de vue visuel mais surtout du point de vue ludique : avec seulement trois armes plus deux explosifs, il faut dire qu’on finit rapidement par faire la même chose, surtout quand on se rend compte de la sur-efficacité de la carabine par rapport aux deux autres armes, qui permet de dégommer les ennemis en amont sans trop de problèmes. Sur certains passages, on se croirait presque dans une partie en ligne de Call of Duty à “camper”, aka rester dans un coin et abattre tout ce qui passe à portée, un comble pour un jeu qui se veut être un jeu de tir nerveux. Les décors manquent un peu de détails aussi, et c’est vrai que comparé à d’autres titres sortis la même année, Dead Man’s Hand fait pâle figure.

titre Conclusion

Avec un Metascore de 63/100 et un 11/20 pour les versions PC et XBOX par jeuxvideo.com, Dead Man’s Hand se glisse dans la très longue pile des FPS moyens à tendance positive sortis au début des années 2000. Un jeu oublié et qui est aujourd’hui un abandonware, mais si vous accrochez au style Western, alors il y a de fortes chances que les tribulations d’El Tejon vous occupent pendant quelques heures, d’autant plus que le jeu ne fait aucune erreur majeure dans son gameplay, et reste très efficace bien que classique.


titre Lancement

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