Guimo
Date de sortie
1997 ()
Développement
Systèmes
systeme


titre Introduction

Le jeu de plateforme est un genre un peu particulier. Il est en effet transversal à plusieurs genres dont celui qui nous intéresse : le run and gun à scrolling horizontal. Le premier run and gun à scrolling horizontal sur lequel j'ai fait mes armes c'est Probotector de Konami, puis une poignée d'années plus tard, j'ai découvert avec extase Jazz Jackrabbit. Car oui, pour ma part, je pense que Jazz Jackrabbit est un jeu de plateforme avec une très forte composante run and gun. Et je n'ai pas été le seul à avoir été autant marqué par le petit lapin vert d'Epic MegaGames. En effet, Southlogic Studios, une petite boîte brésilienne de développement de jeux vidéo encore appelée Jack in the Box Computing en 1997, a sorti cette année-là un petit jeu de plateforme fortement teinté de run and gun qui est en fait une lettre d'amour à tous les fans de Jazz Jackrabbit. Ce jeu c'est Guimo, il met lui aussi en scène un petit personnage vert, et il serait bête de passer à côté si vous aimez les mélanges de plateforme et de run and gun bien marrants et survoltés.

titre 1) Le Pitch et le Principe

Comme Jazz Jackrabbit, Guimo a une histoire complètement loufoque. Elle prend place dans un univers parallèle appelé le "Beta-Univers". C'est dans cet univers que se rassemblent et vivent les personnages des jeux vidéos terriens. Cela fait beaucoup penser au film Les Mondes de Ralph de Disney. Et donc dans le Beta-Univers il y a une planète appelée BitLand (sans mauvais jeu de mot, mon Colonel) qui est un peu une version numérique de la Terre. Et voilà qu'une entité numérique belliqueuse veut corrompre tous les habitants de BitLand. Fort heureusement, un héros numérique est là pour empêcher cela et son nom c'est Guimo. Dans ce jeu vous incarnez donc Guimo, qui est une sorte de commando à peau verte et coiffé avec des dreadlocks (le Predator n'a qu'à bien se tenir, bleusaille). Votre but sera de tuer le boss de chacun des cinq niveaux du jeu pour libérer BitLand, et la tâche ne sera pas facile car ces niveaux seront infestés de monstres. Pour vous aider, vous pourrez collecter différentes armes munitions limitées qui augmenteront votre puissance de feu. Mais prudence, si votre barre d'énergie, représentée par des yeux qui deviennent rouge sang (beurk ! virez vos lentilles, mon Colonel), tombe à zéro, c'est le Game Over direct.

titre 2) La Réalisation Graphique et Sonore

D'un point de vue purement technique, Guimo est à la ramasse complet par rapport à d'autres productions qui sont sorties en 1997. Pourtant il faut être indulgent avec les gars de Southlogic Studios. En effet, ces développeurs brésiliens n'avaient pas autant de moyens que les grands pontes du genre. En plus, je me dois de signaler que si techniquement Guimo est à la ramasse, il casse par contre la baraque au niveau de sa direction artistique. Les cinq environnements des niveaux n'ont rien à envier à ceux de Jazz Jackrabbit et ils ont leur identité propre. Du côté du bestiaire c'est varié et assez délirant, mention spéciale aux pitbulls armés de lance-roquettes (Ah non non non, mon Colonel, c'est pas moi qui lui mets la muselière), aux flaques de gelée humanoïde qui vous ralentissent (vous voulez du gâteau à la limace, mon Colonel ?), ou encore aux brasiers ambulants (ça c'est du barbeuc, mon Colonel). Même constat au niveau du son, ça paraît simpliste pour un jeu de 1997. Pourtant les musiques midi sont juste excellentes et collent parfaitement aux environnements ainsi qu'à l'action. Les bruitages quant à eux sont complètement barrés, notamment les cris, juste hilarants, que poussent certains monstres (cessez d'étrangler ce sanglier, bleusaille).

titre 3) La Jouabilité et la Durée de vie

Comme dit plus haut, Guimo est donc un jeu de plateforme ayant une forte composante run and gun. Pour ce qui est des commandes, tout répond bien et les mouvements de notre héros ne sont ni trop lents ni trop rapides, ce qui rend les phases de plateforme tout à fait abordables. Les ennemis sont donc nombreux, ce qui fait honneur à la composante run and gun de ce titre, et seuls les boss sont vraiment délicats à gérer (ce qui peut ne pas être un problème si vous utilisez les codes de triche). Le truc qui m'a pas contre gêné, c'est le système de progression. En effet, dans chaque niveau, il y a des trucs à activer, à collecter, ou à détruire pour ouvrir la porte menant au boss (Quoi ? On peut pas faire péter la porte ? Bon, ben faut que j'annule ma commande Amazon de dynamite, mon Colonel). Et parfois ces trucs ne sont pas indiqués clairement, ou ils sont carrément introuvables. Pour ma part je trouve que ce jeu de piste casse un peu le rythme de Guimo et c'est ben dommage. Pour ce qui est de la durée de vie, on pourrait croire que le jeu est court vu qu'il n'a que cinq niveaux. Mais il va vous falloir du temps et de la patience, dans ces niveaux qui sont quand même assez vastes, pour trouver votre chemin, survivre aux monstres, et le plus dur : tuer les boss. Notons que chaque niveau est accessible indépendamment des autres, ce qui évite d'être complètement bloqué.

titre Conclusion

Guimo est un petit jeu de plateforme teinté de run and gun qui, certes, ne tient pas la comparaison face à la concurrence, mais qui a réveillé en moi la fibre nostalgique des jeux d'action des années 80 90. C'est une production modeste qui s'assume complètement et qui nous fournit autant de plaisir que son illustre modèle, Jazz Jackrabbit.

titre Anecdote intéressante

Comme dit plus haut, Guimo est un petit jeu aux ambitions tout à fait modestes. Et pour cause, il n'a été commercialisé qu'au Brésil et en Europe. D'ailleurs, si on en croit les propos de Christian Lykawka, le fondateur de Southlogic Studios, Guimo était un petit projet dont le but était surtout d'apprendre à bien développer des jeux plutôt que de faire du profit.
Ah, oui, et aussi, Southlogic Studios a été racheté par Ubi Soft en 2009... pour être fermé la même année...

titre Technique

Prévu pour tourner sous Dos, Guimo marche très bien sous DosBox. Montez l'iso dans l'émulateur et suivez les instructions d'installation. Si vous avez une machine puissante, il vous faudra brider votre DosBox à 60 000 cycles, sinon le jeu va aller bien trop vite et sera injouable. Je précise aussi que sous DosBox, Guimo peut avoir de légers soucis de son qui grésille, un peu à la manière de Rally Championship, mais rien de bien méchant.



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