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Supreme Commander
Date de sortie
23/02/2007 (
)
) Genre
Age recommandé
Développement
Édition
Distribution
Systèmes
Multijoueurs

IntroductionBonjour ! Vous aimez les gros robots ?
A titre personnel, j’aime bien les gros robots. Pas au point de connaître l’intégralité du lore de Gundam, Evangelion ou autre Transformers, mais voir des robots géants se tirer dessus à grande échelle, j’aime bien, je trouve ça cool. Et vous savez qui trouve ça cool, aussi ? Chris Taylor. Ce développeur canadien a très vite fait parler de lui dans les années 90 pour avoir travaillé chez Cavedog Entertainment, chez qui il dirigera le développement de Total Annihilation, un titre aujourd’hui encore très apprécié par les amateurs de stratégie en temps réel. Après la sortie du jeu, Chris Taylor partira fonder son propre studio, Gas Powered Games, chez qui il créera la franchise Dungeon Siege en 2002. C’est en 2005 que Taylor annoncera le développement d’un nouveau jeu de stratégie en temps réel avec l’appui de l’éditeur THQ.
C’est ce jeu qui m’amène aujourd’hui. Originellement supposé s’appeler également Total Annihilation, Gas Powered Games se retrouvera le bec dans l’eau quand Atari (anciennement Infogrames) refusera de les autoriser à utiliser le nom, le jeu sera donc finalement appelé Supreme Commander, et sortira chez nous en 2007 sur PC, et un an plus tard sur la XBOX 360 de Microsoft, cette fois ci avec l’édition assurée par les italiens de chez 505 Games. Supreme Commander est donc une suite spirituelle de Total Annihilation, et est donc un jeu de stratégie en temps réel se déroulant dans un univers de science-fiction, avec une approche assez personnelle du genre, ce qui aidera bien vite à la renommée du jeu.
Guerre à (très très très) grande échelleVous trouviez que les 200 unités de population maximale d’un Age of Empires 3 c’était trop peu ? Vous voulez plus d’unités, encore plus d’unités, TOUJOURS PLUS D'UNITÉS ? Rassurez-vous, vous allez être servis avec Supreme Commander. Chaque joueur commence avec un Commandeur, une super unité servant à construire toutes les autres structures de chacune des trois factions du jeu. Perdre son Commandeur est (exception faite pour des conditions de victoire alternative) synonyme d’une défaite immédiate, il est donc extrêmement important de le protéger. L’objectif, comme dans tout bon STR est d’aller ravager la face de l’adversaire, préférablement à coup de gros robots, jusque-là rien de bien nouveau.
Là où Supreme Commander se démarque de ses concurrents de l’époque, c’est par l’échelle absolument dantesque des batailles. Avec le “Zoom Stratégique”, le joueur peut zoomer et dézoomer sur l’action de façon à voir parfois l’intégralité du champ de bataille, les unités se retrouvant sous forme de petites icônes. Cela permet au jeu d’avoir des cartes absolument gigantesques allant parfois jusqu’à 80x80 kilomètres, avec plusieurs centaines d’unités sous les ordres de chaque joueur. Si certaines unités sont petites (les développeurs ayant mis un point d’honneur à mettre en place des proportions réalistes), d’autres vont se révéler gigantesques et pouvoir écraser les plus petites et être visibles depuis le zoom le plus large possible. Bien entendu, à l’image de tous les autres STR, il faudra progresser dans les niveaux technologiques de façon à pouvoir produire les troupes les plus puissantes, et les matchs de Supreme Commander peuvent se transformer en véritable guerres à l’échelle planétaire avec des centaines d’unités embarquées dans les assauts, avec l’effet pyrotechnique qui va avec. Les ressources sont similaires pour les trois factions, à savoir l’énergie et la masse, récoltées par des structures construites par le Commandeur.
La campagne du jeu est divisée en dix-huit missions, six pour chacune des trois factions du jeu. A la chute de l’empire terrien, les humains ayant réussi à coloniser la galaxie, trois grandes factions se battent pour la suprématie : d’abord la Nation Cybrane, des cyborgs s’étant rebellés contre leurs maîtres humains, puis les Illuminés Aeons, des colons humains prêchant la Voie, une philosophie enseignée par les Seraphimes, une race extraterrestre, et enfin la Fédération Terrienne Unie, reste de l’ancien empire Terrien cherchant à reconquérir les territoires perdus par la force militaire. Chaque mission est constituée de plusieurs objectifs qui verront la carte s’étendre au fur et à mesure que ces derniers sont accomplis, donnant lieu à des missions assez longues, avec une campagne très réussie autant sur le fond que sur la forme.
Graphiquement, Supreme Commander offre un rendu impressionnant pour l’époque, surtout compte tenu du grand nombre d’unités affichées, avec une musique signée Jeremy Soule qui accompagne parfaitement l’action. Le jeu bénéficie encore aujourd’hui d’une communauté de joueurs importante, qui maintient le jeu en vie grâce à pléthore de mods, bien qu’aujourd’hui, peu de gens jouent au jeu de base au profit de l’extension Forged Alliance, sortie quelques mois plus tard. Cette dernière ajoute de nouvelles unités pour chaque faction mais également la nouvelle civilisation extra-terrestre des Seraphimes, avec une campagne prenant place directement après celle de Supreme Commander premier du nom. A noter également que Gas Powered Games développera une suite en 2012, sobrement intitulée Supreme Commander 2, qui n’aura malheureusement pas autant de succès.
Un jeu qui reste commercialiséNous ne mettons pas le jeu à disposition car il est commercialisé dans sa version Gold chez GOG.COM. Il est également vendu sur la plateforme de Steam.
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