Pariah
Date de sortie
Genre
Age recommandé
Développement
Édition en France
Édition aux États-Unis
Systèmes
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titre Introduction

Aaaaah, les FPS. Les First-Person Shooters, les Pan-Pan Boum-Haha Headshot 360 NoScope. C’est sympa, les FPS, non ? Surtout quand ils sont bien. Et dans ce domaine, il y a un studio qui, il faut le dire, a su faire son trou et s’imposer comme une référence : Digital Extremes. Studio canadien ayant commencé par des jeux de … Flipper (ah, ouais, quand-même… Tu parles d’un changement de ton entre martyriser les bumpers de la table de flipper et martyriser sa souris en flinguant à tout va…), le studio s’est rapidement taillé une réputation de développeur de qualité en matière de FPS en développant en partenariat avec Epic MegaGames le célèbre Unreal, ainsi que ses spin-off Unreal Tournament, Unreal Tournament 2003 et Unreal Tournament 2004. Mais ce n’est pas que ça, puisque le studio réalisera plus tard le très sympathique mode multijoueur de Bioshock 2, l’excellent The Darkness II et surtout, depuis 2013, le studio a conquis le coeur de nombreux joueurs avec le jeu de tir à la troisième personne Warframe, à qui Digital Extremes offre du contenu encore et toujours à l’heure où ces lignes sont écrites (Février 2025).

Autant dire que en 2005, un an après la sortie d’Unreal Tournament 2004, voir Digital Extremes se lancer sur un projet sans l’appui d’Epic MegaGames, projet qui est de surcroît un FPS de Science-Fiction qui promet d’être “Un remède à la fièvre du FPS”- si j’en crois la jaquette de la version XBOX - attise la curiosité. A l’édition de ce fameux projet, on trouve l’éditeur canadien Groove Games, un éditeur assez peu connu dans l’industrie (si ce n’est pour l’étrangeté vidéoludique qu’est le jeu de simulation Playboy : The Mansion) au moment de la sortie du titre de Digital Extremes. Le titre en question, c’est Pariah, le sujet de l’article d’aujourd’hui !

titre Quarantaine Ratée

A titre personnel, j’aime quand un FPS propose une campagne solo de qualité. C’est pour cette raison que des titres comme The Darkness II, Halo 2 ou encore Bioshock ont une place si particulière dans mon coeur de joueur, car le mode solo est ce qui survivra le plus longtemps, et qui à terme constitue en grande partie l’héritage d’un titre. Du coup, qu’est-ce que nous raconte l’histoire de Pariah ? Le jeu nous place dans les bottes de Jack Mason, un médecin appartenant au gouvernement planétaire appelé l’Alliance, qui a pour mission d’escorter un caisson de stase contenant une humaine infectée par un virus apparemment extrêmement dangereux. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu, et la mission d’escorte de Mason va vite se transformer en bataille rangée contre des mercenaires, des soldats, et des aliens, et ce sera à nous, joueurs, de régler tout ce bazar à coup de fusils, grenades et autres joyeusetés.

Le scénario de Pariah est… décousu. L’introduction du jeu ne donne que très peu d’informations sur l’univers, le contexte… Et même la fin du jeu laisse énormément de questions sans réponses. Ma théorie est que Digital Extremes souhaitait développer l’univers de Pariah au travers d’autres jeux, mais cette vision n’a jamais pu se concrétiser, laissant un jeu avec un scénario qui, sans être bancal, aurait mérité un développement plus poussé. Après, je ne peux pas en vouloir au scénariste de ne pas avoir eu assez d’opportunité de développer le scénario puisque le mode solo se boucle en à peine cinq heures… Ce qui pour un mode solo d’un FPS en 2005 est peu, vraiment très peu. Pour rappel, au moment de la sortie de Pariah, des titres comme Doom 3, Halo & Halo 2 ou même le premier Painkiller sont déjà sortis et ont montré qu’on peut produire un scénario et un environnement narratif de qualité sur un FPS en 3D, et voir à quel point le mode solo de Pariah est faible et vraiment décevant.

Les environnements, bien que jolis, sont assez génériques et n’ont pas vraiment d’identité propre, de même que les ennemis qu’on affronte. Par contre, le jeu est très joli pour un titre de 2005, et les modèles des armes ainsi que des ennemis sont assez détaillés. On peut noter aussi une bande-son et des bruitages de bonne qualité, ainsi qu’un doublage français qui ne donne pas envie de s’arracher les oreilles, ce qui est un bon point quand on voit à quel point certains jeux ont connu des errances dans leur localisation française. Le manque d’identité du jeu n’est d’ailleurs pas aidé par le manque d’unicité de l’arsenal des joueurs, qui est extrêmement classique et ne propose pas d’armes uniques et originales qui pourrait facilement faire sortir le jeu de l’océan que constitue la concurrence en matière de FPS au milieu des années 2000. Reste l’utilisation de véhicules pour renouveler un peu l’intérêt du mode solo, avec une conduite plutôt bien pensée, bien qu’on sente que le jeu ait davantage été pensé pour la manette que pour la configuration Souris-Clavier. C’est d’ailleurs manette en main que j’avais découvert Pariah pour la première fois lors de sa sortie sur XBOX, et cette fiche fut l’occasion de refaire le jeu, mais cette fois-ci sur PC, et force est de constater que la manette reste franchement plus agréable. Reste finalement le mode multijoueur, avec les classiques deathmatch, capture du drapeau et roi de la colline, ainsi qu’un éditeur de cartes plutôt bien fichu, donnant suffisamment de liberté aux joueurs créatifs pour y passer un peu de temps, mais compte tenu de la carrière très brève du jeu, pas sûr que beaucoup de gens s’y soient essayé…

titre Conclusion

Que l’on ne s’y méprenne pas : Pariah n’est pas un mauvais jeu, loin de là. On sent l’expérience de Digital Extremes en matière de FPS en 3D, et l’expérience n’a rien de mauvais. Elle n’a cependant rien de particulièrement intéressant non plus, surtout quand on voit la concurrence plus que féroce à l’époque, que ce soit sur PC ou sur console. Il en résulte un flop commercial assez violent, autant sur PC que sur XBOX (deux plateformes où les bons FPS en 3D sont légion), et la faillite de Groove Games en 2009 n’a pas du aider à la potentielle résurrection du jeu, ou même sa publication sur des plateformes de vente en ligne. Le jeu est donc un abandonware, bien qu’il n’ait pas été oublié par ses créateurs qui y font parfois référence dans Warframe.

titre Lancement

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