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Need for Speed Carbon
Série
Date de sortie
09/11/2006 (
)
) Genre
Age recommandé
Développement
Édition
Systèmes
Introduction
Après plus de trente ans sur la scène des jeux de courses arcade et presque autant de titres sortis, Need for Speed est probablement l’une des sagas vidéoludiques les plus célèbres, et aura marqué plusieurs générations de joueurs tant sa longévité est impressionnante. Si à l’origine il s’agissait de prendre le volant de rutilantes supercars sur de vastes et scéniques routes de campagne, la franchise opère un virement artistique avec son itération Underground, sortie en 2003, et qui met cette fois-ci l’accent sur des courses de rues illégales de nuit au volant de voitures de séries banales hyper customisées. La formule fait mouche, puisque Underground et sa suite sortie l’année suivante deviendront des succès critiques et commerciaux monstres qui vont conforter Electronic Arts à désormais investir dans cette voie pour les futurs jeux de la licence. Cependant, les joueurs vont regretter l’absence de la police dans ces nouveaux titres, qui participait au sel des courses dans les anciens jeux, et apportait un danger supplémentaire à gérer pour le joueur.
C’est donc sur ce constat qu’EA, via son studio de développement EA Black Box, va sortir en 2005 Need for Speed Most Wanted, qui reprendra la formule à la base de voitures tunées et de courses illégales en ville, et incorporera également tout un système de poursuites avec la police, pour le plus grand bonheur des nostalgiques de l’époque des Hot Pursuit. Et quel succès, MostWanted reste encore aujourd’hui l’un des opus les plus prisés par les joueurs tant sa formule désormais complète, et son exécution quasi-parfaite, à quelques détails près, auront su conquérir les joueurs depuis maintenant plusieurs décennies. Rapide, exigeant, nerveux et amusant, MostWanted reste l’une des références du genre, et il n’est pas surprenant que beaucoup de studios concurrents aient voulu en reprendre le principe à cette époque.
C’est sur cette rampe de lancement qu’EA va sortir la suite directe de Most Wanted, Need forSpeed Carbon l’année suivante, en 2006 donc. Voyant le retour de la nuit, et tentant de corriger les problèmes de son aîné tout en introduisant de nouvelles mécaniques, ce nouveau venu avait la pression sur les épaules, tant sa sortie était attendue au tournant. Plus court, avec moins de poursuites, une carrière et un mode challenge remaniés, l’introduction de courses par équipes et de classes de véhicules, mais également le retour des épreuves de drift et l’introduction de courses de touge (prononcer ‘’to-gé’’) dans les canyons bordant la ville, Need for Speed Carbon fait du neuf avec du vieux, en tentant de proposer quelque chose de légèrement différent de son prédécesseur, tout en maintenant les habitués de Most Wanted dans leur zone de confort, d’autant plus que son scénario en est la suite directe.
Retour à Palmont City
On apprend au début du scénario que le protagoniste de Most Wanted est en réalité originaire de Palmont City, ville fictive fortement inspirée de Las Vegas, qu’il a dû quitter après avoir été témoin d’une arrestation par la police de plusieurs pilotes de rues alors qu’ils se disputaient un joli pactole de billets verts. Étant le seul parvenu à s’enfuir, avec l’argent en plus, ou plutôt un sac vide, tous les pilotes de la ville le pensent responsable du guet-apens et du vol, alors qu’il est pourtant innocent. Après les aventures à Rockport City dans Most Wanted, le joueur revient donc sur ses terres natales afin de tirer tout cela au clair, mais sa voiture est accidentée lors d’une énième course poursuite avec la police. Il n’aura donc encore une fois pas le choix que de repartir au volant d’une banale voiture de série, devant gagner des courses et de l’argent, afin d’améliorer sa monture et de prendre petit à petit le contrôle de la ville, tout en menant l’enquête sur les événements du passé.
C’est là que le jeu nous introduit son nouveau système de classes de voitures, avec les muscle cars très puissantes mais difficiles à piloter, les voitures de tuning importées lentes mais très maniables et adhérentes, et les voitures européennes, dites ‘’exotiques’’, qui font un bon compromis entre vitesse et tenue de route. Si le début de l’aventure se fera donc avec l’une de ces classes, il sera possible de changer par la suite, le joueur n’étant pas enfermé dans un type de conduite s’il souhaite à l’avenir en tester un autre.
En plus de cela, Need for Speed Carbon introduit également les équipiers en course, dont l’objectif est d’assister le joueur dans les différentes épreuves du mode carrière. Ainsi, il ne sera pas nécessaire de remporter toutes les courses personnellement, celles-ci étant également acquises si notre coéquipier franchit la ligne en premier. Ces derniers sont de plusieurs types : les bloqueurs, qui permettent de mettre hors course un autre concurrent en lui fonçant dessus ; les drafters, qui se placent devant la voiture du joueur afin de lui faire profiter de l’aspiration et donc d’aller plus vite ; et les éclaireurs qui connaissent tous les raccourcis de la ville et le montrent au joueur afin de gagner de précieuses secondes. Il sera donc possible d’embaucher trois équipiers à la fois, mais seulement un d’entre-eux prendra la ligne de départ à chaque course, il y a donc tout un aspect stratégique à déterminer quel allié utiliser en fonction de l’épreuve qui se présente.
Palmont City est divisée en quatre quartiers, chacun subdivisé en un certain nombre de territoires comprenant plusieurs épreuves. Lorsque le joueur remporte plus de la moitié des épreuves d’un territoire, alors ce dernier est conquis par le gang du joueur, et si tous les territoires d’un quartier ont été remportés, alors le boss local viendra défier le joueur en face-à-face afin de déterminer définitivement le chef de la localité. Le but sera donc à terme de conquérir l’ensemble des quartiers, afin d’acquérir à sa cause les pilotes de rue qui se sont sentis floués par le protagoniste, et les convaincre de sa propre innocence. Au fil des pilotes ralliés à sa cause et de leurs témoignages sur la nuit de l’incident, le joueur découvrira ainsi le vrai coupable du coup monté, et pourra le provoquer en duel afin de le chasser définitivement de la ville.
En plus des classiques courses en plusieurs tours, sprints d’un point à un autre dans la ville, et parcours chronométrés avec des points de contrôles, il sera comme dans Most Wanted également question de prendre part à des courses ‘’radars’’ où le but est de déclencher divers radars dans la ville à la vitesse la plus élevée possible. Si les épreuves de dragsters sont ici absentes, on verra en contrepartie le retour des épreuves de drift, le but étant d’engranger des points et des combos en faisant des dérapages à grande vitesse dans des parcours sinueux, tout en évitant l’accident. Mais la grande nouveauté de Need for Speed Carbon réside en ces épreuves de touge dans les canyons aux abords de la ville. Ici, le but sera pour le joueur de parvenir à suivre le rythme d’un adversaire parti devant sur les routes sinueuses à flanc de falaises, afin d’engranger un maximum de points en fonction de la distance qui sépare les deux voitures. Dans la seconde manche, les rôles sont inversés et le joueur aura alors pour tâche de tout faire pour creuser l’écart avec son poursuivant, dans le but de perdre un minimum de points parmi ceux obtenus à la première manche. Si à l’issue du tout il reste encore des points au joueur, et que ce dernier ne s’est pas envolé par dessus la balustrade le séparant du vide, alors c’est gagné.
Need for Speed Carbon verra également le retour de la police, avec les voitures de patrouille qui peuvent à tout moment nous surprendre pendant une épreuve ou une balade. Avec la maréchaussée à nos trousses, il faudra alors semer ou détruire l’ensemble des pour suivant savant que ces derniers n’appellent des renforts. Comme dans Most Wanted, il y a plusieurs niveaux de recherche en fonction des infractions commises par le joueur durant sa poursuite, et chaque niveau supplémentaire verra la police mettre en œuvre des moyens supplémentaires pour nous arrêter. Ainsi, en plus des habituelles voitures de patrouilles, on devra faire face à des barrages, puis à des herses et des SUV qui nous foncent dessus pour nous mettre hors-jeu, ainsi qu’à des poursuivants plus nombreux et un temps réduit entre deux appels de renforts. Les hélicoptères sont cette fois-ci absents, mais les policiers à terre semblent faire preuve d’encore plus d’agressivité que précédemment à nous arrêter.
Si le joueur est arrêté, alors il devra payer une amende ou voir sa voiture être mise à la fourrière, sachant qu’une même voiture ne peut se faire arrêter que quelques fois avant d’être définitivement perdue. En battant des boss de chaque quartier, le joueur va pouvoir obtenir des marques de ces derniers, qui permettent notamment d’échapper pour une fois à la fourrière, ou encore d’augmenter le nombre de fois qu’une même voiture peut se faire arrêter. Comme dans Most Wanted, la personnalisation cosmétique de notre véhicule sera primordiale, puisque cela permettra de faire diminuer son niveau de recherche, la police ayant alors plus de mal à identifier une voiture impliquée dans une précédente poursuite.
Ce n’est pas que le mode carrière qui fait peau neuve, le mode challenge ayant lui aussi une forme différente de ce que les joueurs connaissaient de Most Wanted. Ainsi, il y aura ici plusieurs épreuves thématiques (course, drift, touge, poursuites, etc.) présentes dans trois niveaux de difficulté, pour un total de 45 défis à relever. En remportant l’épreuve bronze de chaque catégorie, le joueur aura accès à l’épreuve argent, plus difficile, puis à l’épreuve or en cas de nouvelle victoire, avec à chaque fois des adversaires plus rapides ou des objectifs plus corsés à accomplir. Chaque véhicule est imposé, et cela force le joueur à maîtriser les trois classes de voitures s’il souhaite triompher de l’ensemble des épreuves. Une fois les modes carrière et challenge terminés, reste une nouvelle fois la possibilité de s’engager dans une course simple, seul ou en multi-joueurs local ou en ligne, ou bien de se balader librement dans la ville sans objectif particulier.
Graphismes et sons
Si Need for Speed Most Wanted avait une identité visuelle très forte et clivante, avec son filtre sépia, sa colorimétrie alternant entre or et argent, son flou de mouvement très prononcé et son action se passant le jour et le soir avec une lumière dorée surplombant la ville, Need for Speed Carbon se rapproche quant à lui plus des opus Underground avec le retour de la nuit noire et d’une palette de couleurs qui pourrait être qualifiée de ‘’normale’’. Ainsi, de nouveau sous un ciel couleur d’encre, le joueur va évoluer à Palmont City, une ville vibrante et colorée, dont la lumière provenant de milliers de néons rappelle les excès de Las Vegas, son homologue du monde réel. Et force est de constater que cela est très réussi, avec une ambiance nocturne excentrique qui semble régner sur toute la ville, les lampadaires et immeubles éclairant la scène et les néons des enseignes et des casinos brillant dans la nuit. Le contraste entre la noirceur du ciel et les couleurs vibrantes des lumières artificielles est saisissant et participe à cette ambiance chaleureuse qui invite à tous les excès. De même dans les canyons, seuls les lampadaires illuminent la chaussée au milieu des montagnes rocailleuses, tandis que les couleurs de la ville se discernent au loin.
Concernant les modèles de voitures, ces derniers sont toujours d’une grande qualité, et font toujours autant honneur à leurs homologues du monde réel. Le flou cinématique lors des pointes de vitesse est moins prononcé, ce qui aide à la visibilité au détriment de l’impression de vitesse,même si les feux arrières laissent toujours des traînées rouges lorsque nous utilisons de la nitro.Un travail tout particulier a été effectué sur les réflexions de lumière, avec les carrosseries des voitures qui présentent des reflets en temps réel des lumières artificielles qui émaillent la ville, ce qui est du plus bel effet. Enfin, les effets de fumée et de pluie sont toujours de grande qualité,même si on regrettera une nouvelle fois qu’il pleuve assez peu (logique ceci dit au milieu du désert) et que cela n’aie un effet que cosmétique, l’adhérence de la chaussée restant la même que cette dernière soit mouillée ou sèche. Au global, Need for Speed Carbon est un titre sublime, qui apporte une réelle amélioration graphique à la saga, tout en ayant une direction artistique moins singulière et clivante que son prédécesseur.
Côté sons, les bruits de moteurs, les sirènes de police et les crissements de pneus sont toujours de la qualité habituelle à la saga d’EA. Une nouvelle fois, chaque voiture a un vrombissement de moteur unique, avec les plus gros engins produisant un râle rauque et grave, tandis que les plus petits moteurs ont un son plus aigu et frénétique. Les acteurs interprétant les différents personnages du scénario sont relativement impliqués, même si le jeu de certains laisse un peu à désirer, ce que n’arrange pas le doublage français plutôt catastrophique. Encore une fois, il faudra également tendre l’oreille lors des poursuites, le joueur étant connecté à la radio de la police, et ces derniers donnant régulièrement des informations cruciales sur les tactiques employées, comme les emplacements des herses ou encore le temps restant avant que les renforts n’arrivent. Niveau musique, on retrouve le mélange entre rock et hip-hop qui avait fait le succès de Most Wanted, mais cette fois-ci avec bien plus de morceaux de musique électronique, ce qui colle très bien à l’ambiance courses de rues nocturnes dans une métropole qui ne dort jamais. Il est simplement dommage de ne pas pouvoir sélectionner les genres de musiques que l’on aimerait écouter, l’ensemble de la bande-son n’étant pas forcément du goût de tous.
Gameplay
Clavier sous la main, on constate que la conduite de Carbon a été quelque peu modifiée par rapport à Most Wanted, avec une emphase moins grande sur la vitesse au profit de la technicité. Chaque classe de voitures se pilote différemment, les voitures de tuning étant les plus faciles à manier, ce qui compense leur faible vitesse de pointe, et les muscle cars étant très délicates à piloter tellement le couple se fait sentir sur les roues arrières au moment de l’accélération. Comme évoqué précédemment, on pourra faire toute la carrière avec un style de conduite qui nous convient plus que les autres, mais il sera nécessaire de savoir tout piloter si on veut venir à bout du mode challenge. Dans tous les cas, la conduite est agréable et relativement intuitive, malgré le fait qu’il faille s’adapter à chaque changement de véhicule.
Au niveau de la structure de ses modes de jeux, Need for Speed Carbon est sensiblement plus court que son aîné, avec visiblement la volonté de s’affranchir des longueurs en réduisant considérablement le nombre de poursuites avec la police. Ainsi lors de ce test, il aura fallu environ 9h pour terminer la carrière à 100% (toutes les épreuves remportées) et 5h de plus pour boucler le mode challenge, le tout n’incorporant qu’une vingtaine de poursuites, contre bien plus d’une centaine dans Most Wanted. Un contenu réduit qui aura pu en frustrer certains, même si d’autres seront soulagés de ne pas de nouveau avoir à faire en boucle les mêmes épreuves pendant des dizaines d’heures.
Fait assez unique et plutôt agaçant, il est possible pour les gangs adverses de reprendre des territoires au joueur, ce qui aura pour effet de faire baisser le compteur de progression. Pour prévenir cela, il faudra alors accepter le défi de nos adversaires et remporter l’épreuve, ce qui arrivera assez (trop) souvent au cours de la carrière, et n’a finalement que pour effet d’augmenter artificiellement la durée de vie de cette dernière en nous forçant à re-gagner des courses desquelles l’on avait déjà triomphé. Enfin, si Palmont City est un terrain de jeu de qualité, tant visuellement que dans sa construction et son level-design, on regrettera la taille plutôt réduite de la carte, le joueur en ayant assez rapidement fait le tour après quelques courses et balades, là oùRockport City était plus vaste et permettait également d’explorer la ruralité alentour. Tout comme dans Most Wanted, et probablement même plus encore, les différentes épreuves des modes carrière et challenge sont d’une difficulté plutôt accessible, et malgré la hausse de difficulté à la fin du scénario ou dans les derniers défis, on s’en sortira sans trop d’accrocs pour peu d’être concentré sur l’action.
Fait assez agaçant, les équipiers en course vont très vite lorsqu’ils sont derrière, et ont tendance à traîner lorsqu’ils sont devant, de manière à toujours être groupés avec le joueur, ce qui aura pour effet d’avoir un coéquipier pouvant freiner et se faire dépasser devant la ligne d’arrivée dans le seul but d’attendre le joueur un peu à la traîne, forçant ce dernier à recommencer toute l’épreuve suite à la défaite de l’équipe. Ajoutons à cela une intelligence artificielle plutôt combative mais qui n’hésite pas à donner des coups de portières, quitte à provoquer des accidents, et il est parfois compliqué d’atteindre la tête de la course sans avoir une voiture toute cabossée par des adversaires un peu trop zélés, y compris dans les épreuves de touge où une collision avec l’autre voiture fait perdre des points.
Enfin, si les épreuves contre des adversaires ou contre la montre sont assez accessibles, les poursuites sont quant à elles toujours aussi difficiles et frustrantes, un bon départ pouvant être ruiné en une fraction de seconde par les SUV qui nous immobilisent ou par une herse disposée à l’aveugle derrière un virage ou une côte. Les policiers sont combatifs, rapides, n’hésitent pas à nous encercler puis à freiner devant nous pour nous immobiliser, les barrages sont fréquents et apparaissent parfois de part et d’autre d’une même route ou d’une même rue, et les durées entre chaque appel de renforts peuvent être très réduites dans les niveaux de recherche les plus élevés, ce qui nous met la pression pour semer ou détruire les derniers poursuivants avant que ces derniers n’appellent leurs collègues.
Enfin, et comme dans Most Wanted, le jeu triche en faisant apparaître des voitures de patrouille très près du joueur lorsque nous sommes sur le point de les semer, une manière injuste de prolonger la poursuite alors que nous étions quasiment sur le point de triompher. Une difficulté relevée donc, et qui tire partiellement sa source d’une tricherie du jeuvisant à prolonger injustement le plaisir (ou le stress plutôt) après plusieurs minutes d’efforts.
Conclusion
Need for Speed Carbon a hérité de la tâche colossale de concilier les courses de rues illégales de nuit avec les poursuites de police, tout en corrigeant les problèmes de son prédécesseur Most Wanted et en introduisant des nouveautés permettant de renouveler la formule sans que cela ne soit vu comme du copié-collé. Ayant supprimé ou atténué certaines choses, tout en en conservant d’autres et en proposant quelques mécaniques inédites, le tout avec une carrièrere structurée et un mode challenge remanié, cette suite semble avoir fait les efforts nécessaires pour remplir le cahier des charges, même si dans l’exécution cela reste parfois un peu brouillon. Le titre est en effet très agréable et amusant à jouer, avec une conduite remaniée et différenciée en fonction des classes de voitures, un gameplay toujours aussi rapide et nerveux, des nouvelles épreuves intéressantes et exigeantes, une carrière et un mode challenge plus compacts mettant un peu en retrait les poursuites avec la police pour mieux se concentrer sur la course, une nouvelle ville très chatoyante au milieu du désert américain, le tout enrobé de magnifiques graphismes et d’une technique toujours aussi irréprochable.
Cependant, la carrière bien moins marquante que celle de Most Wanted, le monde ouvert moins vaste malgré la présence de courses dans les canyons, le système de coéquipier qui peut sembler parfois accessoire, sans compter l’intelligence artificielle assez limitée de notre partenaire en course, la durée de vie artificiellement gonflée avec le fait de devoir rejouer certaines épreuves quand nos territoires sont attaqués, et un équilibrage imparfait avec des épreuves accessibles qui côtoient des poursuites toujours aussi difficiles, frustrantes et injustes, les policiers semblant se téléporter sur la position du joueur lorsque nous sommes sur le point de les semer, sont de véritables accrocs qui rendent l’expérience assez imparfaite. Ajoutons à cela qu’il s’agit du quatrième titre consécutif utilisant la formule des courses de rues dans une ville fantasmée des États-Unis, et force est de constater que le principe commence à s’essouffler, les nouveautés ayant un peu de mal à justifier une nouvelle itération reposant encore sur le même topo. Si Need for Speed Carbon est globalement réussi et reste très amusant à jouer, il possède tout de même des défauts plus ou moins agaçants, et est en quelque sorte l’ultime forme d’une formule qui semble avoir atteint ses limites.
Une fois cette phase ‘’street’’ touchant à sa fin, la saga va commencer une longue errance à la recherche de son identité artistique, les titres suivants étant tous d’une qualité assez moyenne, pour des opus très différents les uns des autres, chacun à la recherche de la nouvelle formule parfaite sans jamais vraiment réussir à l’atteindre. Avec un festival de courses légales dans ProStreet, des compétitions sur circuits avec Shift, une tentative de retour aux sources avec Hot Pursuit et un road-trip à travers les États-Unis avec The Run, la licence va tenter plein de choses différentes, plus ou moins bien exécutées, afin de retrouver sa gloire d’antan, ce qu’elle ne parviendra jamais vraiment. Si la franchise existe toujours et propose encore de nouveaux opus,ce sont avant tout aux anciens jeux que les joueurs ont prêté allégeance, et reste donc aux nombreux déçus des titres récents les bons souvenirs et les amusantes sessions sur ces‘’classiques’’ qui semblent avoir traversé avec succès les épreuves du temps.
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