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Need for Speed : Most Wanted
Date de sortie
24/11/2005 (
)
) Genre
Age recommandé
Développement
Édition
Systèmes
Multijoueurs
#decors3dtext #objets3dtext #scrollmulti #vuesubj #voiture #ville #etatsunis
Introduction
Parmi les plus célèbres sagas de jeux de courses des années 1990 et 2000, la franchise Need for Speed d’Electronic Arts figure probablement parmi les plus célèbres. Avec près d’une sortie par an depuis la naissance de la série, et une conduite rapide et nerveuse faisant la part belle à des courses illégales à toute vitesse au milieu du trafic, la saga d’Electronic Arts a su marquer les esprits depuis la sortie du tout premier opus en 1994 sur 3DO. Si les premières itérations de la franchise mettaient l’accent sur les voitures de rêves lancées à vive allure sur de longues routes de campagne, la saga opérera un virement au début des années 2000 en se tournant cette fois-ci sur des courses plus urbaines et avec des voitures à l’origine banales transformées en dévoreuses de bitume grâce à de nombreuses améliorations et personnalisations. En effet, c’est en 2003 que sortira Need for Speed Underground, et avec ce dernier, une nouvelle orientation plus ‘’street’’ et la personnalisation du véhicule, là où on était plutôt habitué à des supercars et des routes sinueuses au milieu de la pampa. Dans ce dernier et dans sa suite, sortie l’année suivante, on s’échinera à remporter différentes épreuves dans une ville apparemment férue de courses illégales de nuit, dans le but de remporter de l’argent servant à améliorer et personnaliser sa monture, dans l’optique de remporter des épreuves plus difficiles par la suite, et ainsi de suite jusqu’à devenir le meilleur coureur de la ville. Les deux Underground ont été une franche réussite, et ont été maintes fois copiés par la concurrence au cours de cette décennie, tant la formule avait de quoi plaire. Seulement voilà, en ajoutant de nouvelles cartes à sa main, la saga Need for Speed va également se défausser de la police, ayant fait le succès des Hot Pursuit et absente des Underground, ce que les joueurs vont regretter. Car en plus de remporter les courses et de courir au milieu du trafic, c’est aussi la présence de la maréchaussée tentant de nous arrêter qui fait le sel des courses de rues illégales, avec un danger supplémentaire à gérer. C’est donc sur ce constat que EA Black Box, déjà à l’origine de Need for Speed : Poursuite Infernale 2 et du premier Need for Speed : Underground, va sortir en 2005 Need for Speed : Most Wanted, un titre tentant de mêler les deux univers. Débarqué cette fois-ci à Rockport City, le joueur va devoir affronter toute une liste de pilotes de rue et les vaincre un par un, tout en défiant et provoquant la police, s’il souhaite devenir l’ennemi public numéro un, autrement dit le Most Wanted.
Un peu de Hot Pursuit avec votre Underground ?
Au début du mode carrière, le joueur arrive à Rockport City au volant de sa rutilante BMW M3 GTR, celle là même qui apparaît sur la jaquette du jeu. Défiant différents coureurs et remportant de nombreuses victoires, ce dernier s’attire la jalousie et l’animosité de Razor, le numéro quinze sur la liste noire du registre de la police des coureurs les plus recherchés. Malgré les mises en garde d’autres pilotes sur le comportement de Razor, on se prend donc à le défier, et ce dernier l’emporte après avoir saboté notre voiture et nous avoir livré à la police. Suite à cette tricherie et à un passage derrière les barreaux, on apprend que Razor est désormais le numéro un de la liste noire, et qu’il faudra donc défaire tous les membres de cette organisation afin de battre cet antagoniste et de récupérer notre voiture injustement volée. Pour cela, le joueur sera aidé par Rog et Mia, deux coureurs s’étant pris de sympathie pour nous après ce coup monté. Au volant d’une nouvelle voiture, aussi banale que peu performante, le joueur devra donc s’attaquer aux pilotes de la liste noire un à un afin de grimper les échelons. Chacun d’entre eux émet des exigences sur ce que le joueur devra faire avant de les affronter en face à face, entre courses de rues à remporter et défis à réaliser lors de poursuites face à la police. Une fois les exigences remplies, on affronte donc le coureur en question afin de le défaire et de passer au pilote suivant. Ce faisant, on récupérera de l’argent permettant d’améliorer les performances de sa voiture, ainsi que de personnaliser son apparence afin de tromper la police qui recherche activement tout véhicule ayant participé à une course poursuite. Au fil du temps et des épreuves, on affrontera enfin Razor afin de le défaire pour de bon et de récupérer la BMW. Les épreuves imposées par les membres de la liste noire sont de plusieurs types, et sont toutes des courses de rues illégales qui peuvent attirer l’attention de la police. Il y a les traditionnelles courses en plusieurs tours et les sprints d’un point à un autre de la carte, mais également les courses à élimination où le dernier de chaque tour est éliminé, les courses de dragsters où le joueur devra passer les vitesses à la main et au bon moment afin de prendre l’avantage sur ses adversaires, les parcours contre-la-montre où il s’agira de relier différents points de la carte en un temps imparti, et les défis de vitesse qui consistent à déclencher des radars à la vitesse la plus élevée possible tout au long d’un parcours. Si au début la police ne nous prête pas trop attention, cette dernière va se montrer de plus en plus présente au fil de la carrière, s’invitant à la fête de plus en plus fréquemment au fur et à mesure que le joueur gagne en notoriété. Les poursuites possèdent plusieurs niveaux d’implication de la police, allant du premier niveau où seules quelques voitures de patrouille vont vous poursuivre, au niveau six où toute la ville veut votre peau. Plus les poursuites durent longtemps, avec les dégâts matériels que cela implique, et plus la police va mettre en œuvre de gros moyens pour vous arrêter. Ainsi, au niveau deux, les barrages vont faire leur apparition, tandis qu’au niveau trois des SUV lancés à toute vitesse vont tenter de vous stopper net avec des collisions frontales. Au niveau quatre, la police va déployer des herses dans les barrages et les hélicoptères vont faire leur apparition. Plus les niveaux augmentent et plus il y a de voitures de patrouille à semer, allant jusqu’à plusieurs dizaines dans les deux derniers niveaux. Lorsque celles-ci ne sont plus qu’une poignée, elles appellent des renforts et le joueur a alors deux minutes pour terminer la poursuite avant de faire face à une nouvelle vague. Une fois tous les policiers semés, il faudra alors se cacher pendant quelques dizaines de secondes hors de vue de tous avant que la police ne stoppe les recherches dans la zone où ils vous ont vu pour la dernière fois. Si le joueur est arrêté, alors sa voiture est envoyée à la fourrière, et il devra payer un pot-de-vin à la hauteur des dégâts causés et de la prime obtenue (mobilier urbain détruit, infractions commises, voitures de police abîmées ou détruites, durée de la poursuite, barrages et herses évités, etc.). En battant les membres de la liste noire, le joueur va pouvoir obtenir des jetons en quantité limitée, permettant de payer la police à votre place, de sortir une voiture de la fourrière, ou encore d’augmenter le nombre de fois qu’une même voiture peut être arrêtée, ces dernières étant définitivement perdues si la police les arrête trois fois au cours du mode carrière, d’où la nécessité de posséder plusieurs montures. Après une évasion, les voitures de patrouille qui sillonnent la ville vont reconnaître le véhicule du joueur, et vont se mettre à le pourchasser à la hauteur du niveau atteint lors de la dernière poursuite. Il sera alors nécessaire de modifier l’apparence de sa voiture afin de faire baisser son niveau de recherche, et de rendre la reconnaissance plus difficile pour la police en patrouille. En plus des épreuves imposées par les membres de la liste noire, ces derniers exigent également du joueur de réaliser certains défis lors des poursuites face à la police, comme par exemple provoquer un certain montant de dégâts, abîmer ou détruire un certain nombre de voitures de police, éviter un certain nombre de barrages et de herses, faire durer la poursuite au-delà d’un objectif de temps, ou au contraire s’évader en un temps record, déclencher des radars à travers la ville, ou encore commettre un maximum d’infractions pendant la poursuite (excès de vitesse, hors-piste, collision avec une voiture du trafic ou une voiture de police, dégât au mobilier urbain, délit de fuite, etc.). Une fois les défis remportés et les épreuves gagnées, le joueur peut affronter le coureur de la liste noire en face à face, et progresser ainsi avec des épreuves et des défis en poursuites toujours plus difficiles avant d’atteindre et de battre Razor. Au cours de ce processus, Mia va donner accès au joueur à la base de données de la police, répertoriant tous les coureurs de rues de Rockport et les classant en fonction de leur niveau de recherche basé sur plusieurs critères (infractions commises, durée totale des poursuites, dégâts causés, etc.). Battre Razor ne sera en effet pas suffisant afin de devenir le véritable Most Wanted, et il faudra également se hisser en tête de chacun des classements de la police si l’on veut véritablement obtenir le titre d’ennemi public numéro un (et terminer le jeu à 100%). De nouvelles poursuites seront donc à prévoir afin de compléter les différents classements. En plus du mode carrière, le joueur pourra également participer à des épreuves en course libre, ou encore se balader librement sur la carte, répartie entre trois zones débloquées au cours du mode carrière (Rosewood, la périphérie rurale avec son stade et son université ; Camden près du littoral avec son phare, sa raffinerie et ses plages ; et Rockport City le centre-ville avec ses gratte-ciels et son parc ; le tout relié par de vastes et sinueuses autoroutes), tout en faisant attention aux voitures de patrouille. Par ailleurs, le joueur pourra également se frotter au mode challenge, avec 68 défis à remporter au volant de véhicules imposés, alternant entre parcours chronométrés et poursuites avec des objectifs à remplir. Le seul mode de jeu d’ailleurs qui permette de conduire un taxi ou une voiture de livraison de pizza à toute vitesse dans la ville, ou bien de participer à une poursuite au volant d’un camion-benne ou d’un camion-toupie, avec pour objectif de causer des dégâts monstres dans toute la ville. Une addition qui viendra encore rajouter du contenu à une expérience pourtant déjà très riche, à défaut d’être très diversifiée.
Graphismes et sons
Comme à son habitude, EA nous livre ici un titre très soigné visuellement, avec des environnements et des voitures détaillés faisant la part belle à leurs homologues du monde réel. Lors d’un dérapage, la voiture du joueur laisse sur la chaussée des traînées de pneus à l’endroit exact où ce dernier a effectué son freinage ou son burnout lors d’un départ. De plus,Need for Speed : Most Wanted possède une météo dynamique, avec le temps qui se couvre lors de certaines épreuves, et la pluie qui se met à tomber sur la route et sur le pare-brise de notre véhicule. Si les effets de gouttelettes se posant sur la caméra puis s’évacuant sur le côté sont très réussis, il est toutefois dommage que la présence d’eau sur la route ne modifie pas l’adhérence de notre voiture, cette dernière restant vissée à la chaussée dans les virages, quelque soit le temps. De même, la luminosité alterne entre journée et soirée, et il arrive parfois que le ciel s’assombrisse ou qu’un Soleil rasant vienne irradier l’horizon, ce qui rend parfois la visibilité très mauvaise lors du crépuscule et ne nous facilite donc pas la tâche. Enfin, les flous cinématiques lorsque nous roulons à grande vitesse, ainsi que les traînées rouges laissées par les feux arrières lorsque la nitro est activée renforcent l’impression de vitesse et de mouvement, même si encore une fois, la visibilité passe au second plan. Mais ce que le public et la postérité ont le plus retenu vis à vis des graphismes de Most Wanted, reste sa palette de couleurs dorée très atypique, comme si un filtre sépia était appliqué devant la caméra. De même, le jeu semble se dérouler à l’automne, puisque tous les arbres présentent un feuillage jaune-orangé caractéristique de cette saison. Si cela donne une identité visuelle propre au titre d’EA, et permet d’avoir des plans très soignés dans la campagne dorée de Rosewood, il reste tout de même que cette colorimétrie fait parfois passer le jeu pour terne voire bi-chromatique, tant on a l’impression de voir en permanence une image alternant entre le jaune et le gris, au fil des quartiers et de la météo, sans compter que cela fait un peu hors-sujet dans les parties de la ville plus urbaines et possédant moins de végétation. Un choix de direction artistique qui est donc à la fois une force et une faiblesse pour Need for Speed : Most Wanted, certains joueurs appréciant la palette de couleurs du titre et d’autres pouvant trouver cela de mauvais goût. Côté bruitages, les sons des moteurs et les crissements de pneus sont d’excellente qualité, comme il est désormais coutume avec les titres de la saga. Si au début du jeu le son du moteur de notre voiture peut paraître aseptisé, ce qui est normal avec une voiture de série, il devient rapidement un vacarme provoqué par les pièces plus ou moins légales installées sous le capot ou sur le châssis. De plus, chaque voiture possède un son différent, et au fil de l’acquisition de ces dernières, il est remarquable d’entendre les variations entre les gros moteurs atmosphériques au bruit très grave et rauque, et les plus petits moteurs turbocompressés au son plus aigu et frénétique. Enfin, la bande-son qui alterne sans surprise entre rock et rap est parfaitement dans le ton du titre, même si une personne pas très réceptive à ces genres de musique aura vite fait d’aller dans les options pour la couper. Détail appréciable, chaque membre de la liste noire possède son propre thème musical lors de la cinématique qui sert à nous les présenter, ce qui est assez bienvenu.
Gameplay
Côté conduite, l’héritage de Underground se fait encore sentir, avec des voitures lentes au début, et qui ont tendance à sous-virer dans les courbes les plus rapides ; mais qui deviennent rapidement des monstres d’adhérence et de vitesse au fil des améliorations mécaniques qui leur sont apportées. De plus, chaque voiture possède un comportement différent, certaines tournant plus facilement que d’autres, ou encore ayant plus de mal à se lancer du fait des roues qui patinent à la pression sur l’accélérateur. Dans tous les cas, la conduite reste relativement agréable, et ne dépaysera pas les habitués du genre qui y retrouveront une maniabilité assez classique pour les titres arcades de ce type. En plus des améliorations relatives aux performances, la personnalisation cosmétique sera une nouvelle fois de mise, tant pour le style que pour faire baisser son niveau de recherche par la police. Il y aura donc de nouveau toute une gamme d’ailerons, pare-chocs, capots, jantes, vinyles et peintures à appliquer sur sa monture, en plus des kits prédéfinis mêlant un peu de chaque élément. Autre point notable, la durée de vie du titre est franchement conséquente, avec plusieurs centaines d’épreuves ou poursuites à remporter en mode carrière, sans compter la nécessité de se hisser en haut de chaque classement des pilotes dressé par la police de Rockport, et un mode challenge qui comporte 68 défis à remporter, ce qui là encore prendra un certain temps avant d’en voir le bout ; le tout avec pas moins de 32 voitures différentes présentes dans le jeu et une carte d’une taille tout à fait respectable. Lors de ce test, plus de trente heures auront été nécessaires à l’obtention du 100%, avec environ deux tiers pour la carrière et un tiers pour le mode challenge. Un tel foisonnement de contenu pourrait être vu comme de la générosité, hélas on constate des épreuves très répétitives, un nombre de poursuites à compléter absurdement élevé, au point que l’amusement initial cède la place à l’ennui et la frustration, et un mode challenge qui comporte quelques défis intéressants noyés dans d’autres beaucoup plus génériques et redondants par rapport aux épreuves déjà complétées dans le mode carrière. Alors certes l’expérience durera un moment, mais on se retrouvera vite à achever des épreuves et des poursuites répétitives, dans un titre qui semble sur-recycler ses modes de jeux. Côté difficulté, les différentes épreuves du mode carrière sont assez accessibles, même si une erreur peut parfois coûter cher et nécessiter une nouvelle tentative. En revanche, les poursuites, qui sont déjà dans un nombre très élevé, sont parfois injustes avec par exemple les SUV qui nous foncent dessus et qui nécessitent de réagir en une fraction de seconde avant de voir une poursuite de plusieurs minutes ou dizaines de minutes tomber à l’eau, ce qui peut être la source d’une assez grande frustration. De même, lorsque nous sommes sur le point de semer la ou les dernières voitures de police avant l’arrivée des renforts, et donc de remporter la poursuite, le jeu a une fâcheuse tendance à faire disparaître ces dernières pour les faire réapparaître juste devant le joueur, prolongeant l’épreuve alors que nous avions déjà quasiment gagné ; une forme de tricherie qui là encore peut être très énervante. Le mode challenge quant à lui est plus relevé que la carrière, notamment dans les derniers défis, et là encore pâtit d’une police kamikaze et d’un jeu qui triche pour ne pas perdre l’ascendant. Même en n’ayant pas de soucis avec un jeu qui nous oppose de la résistance, si la source de la difficulté paraît injuste et consiste simplement à tricher pour augmenter artificiellement le défi proposé par les poursuites, alors l’équilibrage est à revoir afin de rendre plus agréable cet aspect du jeu qui est pourtant central. Attention aux sauvegardes automatiques Comme évoqué précédemment, chaque voiture que possède le joueur ne peut se faire arrêter que quelques fois par la police avant d’être définitivement perdue. Or, le jeu sauvegarde automatiquement votre progression après chaque épreuve, y compris les poursuites perdues. Il conviendra donc de désactiver les sauvegardes automatiques, et de sauvegarder manuellement avant chaque poursuite et chaque course à forte probabilité de présence de la police, à défaut de quoi les arrestations vont être prises en compte et les voitures définitivement envoyées à la fourrière, ce qui n’est évidemment pas ce que l’on souhaite.
Conclusion
Need for Speed : Most Wanted avait la lourde tâche de satisfaire les fans de Underground, tout en réintroduisant la police qui avait fait le succès des Hot Pursuit. Cela est donc chose faite avec ce titre très rapide et nerveux, son mode carrière engageant, son système de liste noire donnant une réelle sensation de progression, sa conduite arcade toujours aussi agréable, et ses épreuves et ses poursuites relativement amusantes qui sauront proposer un défi de taille, tant en durée qu’en difficulté. Ajoutons à cela des graphismes toujours d’actualité (ou presque), des bruitages de qualité, et une bande-son parfaitement ancrée dans le thème ‘’street’’ qu’aura pris la saga deux ans plus tôt avec la sortie de Underground. Avec tant de qualités à mettre en avant, il n’est pas surprenant que Need for Speed : Most Wanted soit régulièrement cité dans le haut des classements des meilleurs Need for Speed établis par les joueurs ou par la presse. Si les joueurs désirant simplement terminer le scénario y trouveront leur compte, ceux désirant compléter entièrement la carrière et le mode challenge ne pourront toutefois que constater la répétitivité et la redondance des différentes épreuves et poursuites, qui sont répétées sans beaucoup de variations ad nauseam, d’autant plus que le mode challenge n’apporte pas grand-chose par rapport au mode carrière à part quelques épreuves originales noyées dans une masse d’autres défis très génériques et peu inspirés. Avec en prime des poursuites dans un nombre beaucoup trop élevé, et une difficulté artificiellement augmentée par les voitures de police sur le point d’être semées qui disparaissent et réapparaissent devant le joueur, la frustration que peut provoquer le titre d’Electronic Arts peut parfois être tangible. Ajoutons à cela une visibilité très réduite lors du crépuscule ou avec le flou cinématique, et une colorimétrie certes originale mais pas du goût de tout le monde, et ce sont tout de même plusieurs défauts qui viennent ternir un peu l’expérience proposée par Need for Speed : Most Wanted. Ce dernier reste toutefois dans le haut du panier concernant les titres de cette saga, et les joueurs ont massivement retenu d’abord les points positifs devant les défauts, au point que cet opus reste souvent l’un des plus prisés par les amateurs de la licence. Après cela, Electronic Arts sortira l’année suivante le tout aussi prisé Need for Speed : Carbon, avant d’entamer sa très longue traversée du désert, la saga se cherchant pendant des décennies avec des titres parfois originaux mais de qualité souvent très moyenne, et ne semblant pas donner d’orientation claire à la marche à suivre tant les opus récents sont parfois très différents les uns des autres. Aujourd’hui, la licence semble être dans une impasse créative, en attendant que quelque chose ne vienne débloquer la situation et rendre à la saga sa gloire d’antan, à moins que ce ne soit tout simplement la fin après trente ans de bons et loyaux services. Persévérance ou abandon ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, les joueurs peuvent toujours s’amuser sur les anciens titres et retrouver la joie du passé à conduire à toute vitesse dans la rue au mépris de l’ordre et de la loi.
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IntroductionParmi les plus célèbres sagas de jeux de courses des années 1990 et 2000, la franchise Need for Speed d’Electronic Arts figure probablement parmi les plus célèbres. Avec près d’une sortie par an depuis la naissance de la série, et une conduite rapide et nerveuse faisant la part belle à des courses illégales à toute vitesse au milieu du trafic, la saga d’Electronic Arts a su marquer les esprits depuis la sortie du tout premier opus en 1994 sur 3DO. Si les premières itérations de la franchise mettaient l’accent sur les voitures de rêves lancées à vive allure sur de longues routes de campagne, la saga opérera un virement au début des années 2000 en se tournant cette fois-ci sur des courses plus urbaines et avec des voitures à l’origine banales transformées en dévoreuses de bitume grâce à de nombreuses améliorations et personnalisations. En effet, c’est en 2003 que sortira Need for Speed Underground, et avec ce dernier, une nouvelle orientation plus ‘’street’’ et la personnalisation du véhicule, là où on était plutôt habitué à des supercars et des routes sinueuses au milieu de la pampa. Dans ce dernier et dans sa suite, sortie l’année suivante, on s’échinera à remporter différentes épreuves dans une ville apparemment férue de courses illégales de nuit, dans le but de remporter de l’argent servant à améliorer et personnaliser sa monture, dans l’optique de remporter des épreuves plus difficiles par la suite, et ainsi de suite jusqu’à devenir le meilleur coureur de la ville. Les deux Underground ont été une franche réussite, et ont été maintes fois copiés par la concurrence au cours de cette décennie, tant la formule avait de quoi plaire. Seulement voilà, en ajoutant de nouvelles cartes à sa main, la saga Need for Speed va également se défausser de la police, ayant fait le succès des Hot Pursuit et absente des Underground, ce que les joueurs vont regretter. Car en plus de remporter les courses et de courir au milieu du trafic, c’est aussi la présence de la maréchaussée tentant de nous arrêter qui fait le sel des courses de rues illégales, avec un danger supplémentaire à gérer. C’est donc sur ce constat que EA Black Box, déjà à l’origine de Need for Speed : Poursuite Infernale 2 et du premier Need for Speed : Underground, va sortir en 2005 Need for Speed : Most Wanted, un titre tentant de mêler les deux univers. Débarqué cette fois-ci à Rockport City, le joueur va devoir affronter toute une liste de pilotes de rue et les vaincre un par un, tout en défiant et provoquant la police, s’il souhaite devenir l’ennemi public numéro un, autrement dit le Most Wanted.
Un peu de Hot Pursuit avec votre Underground ?Au début du mode carrière, le joueur arrive à Rockport City au volant de sa rutilante BMW M3 GTR, celle là même qui apparaît sur la jaquette du jeu. Défiant différents coureurs et remportant de nombreuses victoires, ce dernier s’attire la jalousie et l’animosité de Razor, le numéro quinze sur la liste noire du registre de la police des coureurs les plus recherchés. Malgré les mises en garde d’autres pilotes sur le comportement de Razor, on se prend donc à le défier, et ce dernier l’emporte après avoir saboté notre voiture et nous avoir livré à la police. Suite à cette tricherie et à un passage derrière les barreaux, on apprend que Razor est désormais le numéro un de la liste noire, et qu’il faudra donc défaire tous les membres de cette organisation afin de battre cet antagoniste et de récupérer notre voiture injustement volée. Pour cela, le joueur sera aidé par Rog et Mia, deux coureurs s’étant pris de sympathie pour nous après ce coup monté. Au volant d’une nouvelle voiture, aussi banale que peu performante, le joueur devra donc s’attaquer aux pilotes de la liste noire un à un afin de grimper les échelons. Chacun d’entre eux émet des exigences sur ce que le joueur devra faire avant de les affronter en face à face, entre courses de rues à remporter et défis à réaliser lors de poursuites face à la police. Une fois les exigences remplies, on affronte donc le coureur en question afin de le défaire et de passer au pilote suivant. Ce faisant, on récupérera de l’argent permettant d’améliorer les performances de sa voiture, ainsi que de personnaliser son apparence afin de tromper la police qui recherche activement tout véhicule ayant participé à une course poursuite. Au fil du temps et des épreuves, on affrontera enfin Razor afin de le défaire pour de bon et de récupérer la BMW. Les épreuves imposées par les membres de la liste noire sont de plusieurs types, et sont toutes des courses de rues illégales qui peuvent attirer l’attention de la police. Il y a les traditionnelles courses en plusieurs tours et les sprints d’un point à un autre de la carte, mais également les courses à élimination où le dernier de chaque tour est éliminé, les courses de dragsters où le joueur devra passer les vitesses à la main et au bon moment afin de prendre l’avantage sur ses adversaires, les parcours contre-la-montre où il s’agira de relier différents points de la carte en un temps imparti, et les défis de vitesse qui consistent à déclencher des radars à la vitesse la plus élevée possible tout au long d’un parcours. Si au début la police ne nous prête pas trop attention, cette dernière va se montrer de plus en plus présente au fil de la carrière, s’invitant à la fête de plus en plus fréquemment au fur et à mesure que le joueur gagne en notoriété. Les poursuites possèdent plusieurs niveaux d’implication de la police, allant du premier niveau où seules quelques voitures de patrouille vont vous poursuivre, au niveau six où toute la ville veut votre peau. Plus les poursuites durent longtemps, avec les dégâts matériels que cela implique, et plus la police va mettre en œuvre de gros moyens pour vous arrêter. Ainsi, au niveau deux, les barrages vont faire leur apparition, tandis qu’au niveau trois des SUV lancés à toute vitesse vont tenter de vous stopper net avec des collisions frontales. Au niveau quatre, la police va déployer des herses dans les barrages et les hélicoptères vont faire leur apparition. Plus les niveaux augmentent et plus il y a de voitures de patrouille à semer, allant jusqu’à plusieurs dizaines dans les deux derniers niveaux. Lorsque celles-ci ne sont plus qu’une poignée, elles appellent des renforts et le joueur a alors deux minutes pour terminer la poursuite avant de faire face à une nouvelle vague. Une fois tous les policiers semés, il faudra alors se cacher pendant quelques dizaines de secondes hors de vue de tous avant que la police ne stoppe les recherches dans la zone où ils vous ont vu pour la dernière fois. Si le joueur est arrêté, alors sa voiture est envoyée à la fourrière, et il devra payer un pot-de-vin à la hauteur des dégâts causés et de la prime obtenue (mobilier urbain détruit, infractions commises, voitures de police abîmées ou détruites, durée de la poursuite, barrages et herses évités, etc.). En battant les membres de la liste noire, le joueur va pouvoir obtenir des jetons en quantité limitée, permettant de payer la police à votre place, de sortir une voiture de la fourrière, ou encore d’augmenter le nombre de fois qu’une même voiture peut être arrêtée, ces dernières étant définitivement perdues si la police les arrête trois fois au cours du mode carrière, d’où la nécessité de posséder plusieurs montures. Après une évasion, les voitures de patrouille qui sillonnent la ville vont reconnaître le véhicule du joueur, et vont se mettre à le pourchasser à la hauteur du niveau atteint lors de la dernière poursuite. Il sera alors nécessaire de modifier l’apparence de sa voiture afin de faire baisser son niveau de recherche, et de rendre la reconnaissance plus difficile pour la police en patrouille. En plus des épreuves imposées par les membres de la liste noire, ces derniers exigent également du joueur de réaliser certains défis lors des poursuites face à la police, comme par exemple provoquer un certain montant de dégâts, abîmer ou détruire un certain nombre de voitures de police, éviter un certain nombre de barrages et de herses, faire durer la poursuite au-delà d’un objectif de temps, ou au contraire s’évader en un temps record, déclencher des radars à travers la ville, ou encore commettre un maximum d’infractions pendant la poursuite (excès de vitesse, hors-piste, collision avec une voiture du trafic ou une voiture de police, dégât au mobilier urbain, délit de fuite, etc.). Une fois les défis remportés et les épreuves gagnées, le joueur peut affronter le coureur de la liste noire en face à face, et progresser ainsi avec des épreuves et des défis en poursuites toujours plus difficiles avant d’atteindre et de battre Razor. Au cours de ce processus, Mia va donner accès au joueur à la base de données de la police, répertoriant tous les coureurs de rues de Rockport et les classant en fonction de leur niveau de recherche basé sur plusieurs critères (infractions commises, durée totale des poursuites, dégâts causés, etc.). Battre Razor ne sera en effet pas suffisant afin de devenir le véritable Most Wanted, et il faudra également se hisser en tête de chacun des classements de la police si l’on veut véritablement obtenir le titre d’ennemi public numéro un (et terminer le jeu à 100%). De nouvelles poursuites seront donc à prévoir afin de compléter les différents classements. En plus du mode carrière, le joueur pourra également participer à des épreuves en course libre, ou encore se balader librement sur la carte, répartie entre trois zones débloquées au cours du mode carrière (Rosewood, la périphérie rurale avec son stade et son université ; Camden près du littoral avec son phare, sa raffinerie et ses plages ; et Rockport City le centre-ville avec ses gratte-ciels et son parc ; le tout relié par de vastes et sinueuses autoroutes), tout en faisant attention aux voitures de patrouille. Par ailleurs, le joueur pourra également se frotter au mode challenge, avec 68 défis à remporter au volant de véhicules imposés, alternant entre parcours chronométrés et poursuites avec des objectifs à remplir. Le seul mode de jeu d’ailleurs qui permette de conduire un taxi ou une voiture de livraison de pizza à toute vitesse dans la ville, ou bien de participer à une poursuite au volant d’un camion-benne ou d’un camion-toupie, avec pour objectif de causer des dégâts monstres dans toute la ville. Une addition qui viendra encore rajouter du contenu à une expérience pourtant déjà très riche, à défaut d’être très diversifiée.
Graphismes et sonsComme à son habitude, EA nous livre ici un titre très soigné visuellement, avec des environnements et des voitures détaillés faisant la part belle à leurs homologues du monde réel. Lors d’un dérapage, la voiture du joueur laisse sur la chaussée des traînées de pneus à l’endroit exact où ce dernier a effectué son freinage ou son burnout lors d’un départ. De plus,Need for Speed : Most Wanted possède une météo dynamique, avec le temps qui se couvre lors de certaines épreuves, et la pluie qui se met à tomber sur la route et sur le pare-brise de notre véhicule. Si les effets de gouttelettes se posant sur la caméra puis s’évacuant sur le côté sont très réussis, il est toutefois dommage que la présence d’eau sur la route ne modifie pas l’adhérence de notre voiture, cette dernière restant vissée à la chaussée dans les virages, quelque soit le temps. De même, la luminosité alterne entre journée et soirée, et il arrive parfois que le ciel s’assombrisse ou qu’un Soleil rasant vienne irradier l’horizon, ce qui rend parfois la visibilité très mauvaise lors du crépuscule et ne nous facilite donc pas la tâche. Enfin, les flous cinématiques lorsque nous roulons à grande vitesse, ainsi que les traînées rouges laissées par les feux arrières lorsque la nitro est activée renforcent l’impression de vitesse et de mouvement, même si encore une fois, la visibilité passe au second plan. Mais ce que le public et la postérité ont le plus retenu vis à vis des graphismes de Most Wanted, reste sa palette de couleurs dorée très atypique, comme si un filtre sépia était appliqué devant la caméra. De même, le jeu semble se dérouler à l’automne, puisque tous les arbres présentent un feuillage jaune-orangé caractéristique de cette saison. Si cela donne une identité visuelle propre au titre d’EA, et permet d’avoir des plans très soignés dans la campagne dorée de Rosewood, il reste tout de même que cette colorimétrie fait parfois passer le jeu pour terne voire bi-chromatique, tant on a l’impression de voir en permanence une image alternant entre le jaune et le gris, au fil des quartiers et de la météo, sans compter que cela fait un peu hors-sujet dans les parties de la ville plus urbaines et possédant moins de végétation. Un choix de direction artistique qui est donc à la fois une force et une faiblesse pour Need for Speed : Most Wanted, certains joueurs appréciant la palette de couleurs du titre et d’autres pouvant trouver cela de mauvais goût. Côté bruitages, les sons des moteurs et les crissements de pneus sont d’excellente qualité, comme il est désormais coutume avec les titres de la saga. Si au début du jeu le son du moteur de notre voiture peut paraître aseptisé, ce qui est normal avec une voiture de série, il devient rapidement un vacarme provoqué par les pièces plus ou moins légales installées sous le capot ou sur le châssis. De plus, chaque voiture possède un son différent, et au fil de l’acquisition de ces dernières, il est remarquable d’entendre les variations entre les gros moteurs atmosphériques au bruit très grave et rauque, et les plus petits moteurs turbocompressés au son plus aigu et frénétique. Enfin, la bande-son qui alterne sans surprise entre rock et rap est parfaitement dans le ton du titre, même si une personne pas très réceptive à ces genres de musique aura vite fait d’aller dans les options pour la couper. Détail appréciable, chaque membre de la liste noire possède son propre thème musical lors de la cinématique qui sert à nous les présenter, ce qui est assez bienvenu.
GameplayCôté conduite, l’héritage de Underground se fait encore sentir, avec des voitures lentes au début, et qui ont tendance à sous-virer dans les courbes les plus rapides ; mais qui deviennent rapidement des monstres d’adhérence et de vitesse au fil des améliorations mécaniques qui leur sont apportées. De plus, chaque voiture possède un comportement différent, certaines tournant plus facilement que d’autres, ou encore ayant plus de mal à se lancer du fait des roues qui patinent à la pression sur l’accélérateur. Dans tous les cas, la conduite reste relativement agréable, et ne dépaysera pas les habitués du genre qui y retrouveront une maniabilité assez classique pour les titres arcades de ce type. En plus des améliorations relatives aux performances, la personnalisation cosmétique sera une nouvelle fois de mise, tant pour le style que pour faire baisser son niveau de recherche par la police. Il y aura donc de nouveau toute une gamme d’ailerons, pare-chocs, capots, jantes, vinyles et peintures à appliquer sur sa monture, en plus des kits prédéfinis mêlant un peu de chaque élément. Autre point notable, la durée de vie du titre est franchement conséquente, avec plusieurs centaines d’épreuves ou poursuites à remporter en mode carrière, sans compter la nécessité de se hisser en haut de chaque classement des pilotes dressé par la police de Rockport, et un mode challenge qui comporte 68 défis à remporter, ce qui là encore prendra un certain temps avant d’en voir le bout ; le tout avec pas moins de 32 voitures différentes présentes dans le jeu et une carte d’une taille tout à fait respectable. Lors de ce test, plus de trente heures auront été nécessaires à l’obtention du 100%, avec environ deux tiers pour la carrière et un tiers pour le mode challenge. Un tel foisonnement de contenu pourrait être vu comme de la générosité, hélas on constate des épreuves très répétitives, un nombre de poursuites à compléter absurdement élevé, au point que l’amusement initial cède la place à l’ennui et la frustration, et un mode challenge qui comporte quelques défis intéressants noyés dans d’autres beaucoup plus génériques et redondants par rapport aux épreuves déjà complétées dans le mode carrière. Alors certes l’expérience durera un moment, mais on se retrouvera vite à achever des épreuves et des poursuites répétitives, dans un titre qui semble sur-recycler ses modes de jeux. Côté difficulté, les différentes épreuves du mode carrière sont assez accessibles, même si une erreur peut parfois coûter cher et nécessiter une nouvelle tentative. En revanche, les poursuites, qui sont déjà dans un nombre très élevé, sont parfois injustes avec par exemple les SUV qui nous foncent dessus et qui nécessitent de réagir en une fraction de seconde avant de voir une poursuite de plusieurs minutes ou dizaines de minutes tomber à l’eau, ce qui peut être la source d’une assez grande frustration. De même, lorsque nous sommes sur le point de semer la ou les dernières voitures de police avant l’arrivée des renforts, et donc de remporter la poursuite, le jeu a une fâcheuse tendance à faire disparaître ces dernières pour les faire réapparaître juste devant le joueur, prolongeant l’épreuve alors que nous avions déjà quasiment gagné ; une forme de tricherie qui là encore peut être très énervante. Le mode challenge quant à lui est plus relevé que la carrière, notamment dans les derniers défis, et là encore pâtit d’une police kamikaze et d’un jeu qui triche pour ne pas perdre l’ascendant. Même en n’ayant pas de soucis avec un jeu qui nous oppose de la résistance, si la source de la difficulté paraît injuste et consiste simplement à tricher pour augmenter artificiellement le défi proposé par les poursuites, alors l’équilibrage est à revoir afin de rendre plus agréable cet aspect du jeu qui est pourtant central. Attention aux sauvegardes automatiques Comme évoqué précédemment, chaque voiture que possède le joueur ne peut se faire arrêter que quelques fois par la police avant d’être définitivement perdue. Or, le jeu sauvegarde automatiquement votre progression après chaque épreuve, y compris les poursuites perdues. Il conviendra donc de désactiver les sauvegardes automatiques, et de sauvegarder manuellement avant chaque poursuite et chaque course à forte probabilité de présence de la police, à défaut de quoi les arrestations vont être prises en compte et les voitures définitivement envoyées à la fourrière, ce qui n’est évidemment pas ce que l’on souhaite.
ConclusionNeed for Speed : Most Wanted avait la lourde tâche de satisfaire les fans de Underground, tout en réintroduisant la police qui avait fait le succès des Hot Pursuit. Cela est donc chose faite avec ce titre très rapide et nerveux, son mode carrière engageant, son système de liste noire donnant une réelle sensation de progression, sa conduite arcade toujours aussi agréable, et ses épreuves et ses poursuites relativement amusantes qui sauront proposer un défi de taille, tant en durée qu’en difficulté. Ajoutons à cela des graphismes toujours d’actualité (ou presque), des bruitages de qualité, et une bande-son parfaitement ancrée dans le thème ‘’street’’ qu’aura pris la saga deux ans plus tôt avec la sortie de Underground. Avec tant de qualités à mettre en avant, il n’est pas surprenant que Need for Speed : Most Wanted soit régulièrement cité dans le haut des classements des meilleurs Need for Speed établis par les joueurs ou par la presse. Si les joueurs désirant simplement terminer le scénario y trouveront leur compte, ceux désirant compléter entièrement la carrière et le mode challenge ne pourront toutefois que constater la répétitivité et la redondance des différentes épreuves et poursuites, qui sont répétées sans beaucoup de variations ad nauseam, d’autant plus que le mode challenge n’apporte pas grand-chose par rapport au mode carrière à part quelques épreuves originales noyées dans une masse d’autres défis très génériques et peu inspirés. Avec en prime des poursuites dans un nombre beaucoup trop élevé, et une difficulté artificiellement augmentée par les voitures de police sur le point d’être semées qui disparaissent et réapparaissent devant le joueur, la frustration que peut provoquer le titre d’Electronic Arts peut parfois être tangible. Ajoutons à cela une visibilité très réduite lors du crépuscule ou avec le flou cinématique, et une colorimétrie certes originale mais pas du goût de tout le monde, et ce sont tout de même plusieurs défauts qui viennent ternir un peu l’expérience proposée par Need for Speed : Most Wanted. Ce dernier reste toutefois dans le haut du panier concernant les titres de cette saga, et les joueurs ont massivement retenu d’abord les points positifs devant les défauts, au point que cet opus reste souvent l’un des plus prisés par les amateurs de la licence. Après cela, Electronic Arts sortira l’année suivante le tout aussi prisé Need for Speed : Carbon, avant d’entamer sa très longue traversée du désert, la saga se cherchant pendant des décennies avec des titres parfois originaux mais de qualité souvent très moyenne, et ne semblant pas donner d’orientation claire à la marche à suivre tant les opus récents sont parfois très différents les uns des autres. Aujourd’hui, la licence semble être dans une impasse créative, en attendant que quelque chose ne vienne débloquer la situation et rendre à la saga sa gloire d’antan, à moins que ce ne soit tout simplement la fin après trente ans de bons et loyaux services. Persévérance ou abandon ? Seul l’avenir nous le dira. En attendant, les joueurs peuvent toujours s’amuser sur les anciens titres et retrouver la joie du passé à conduire à toute vitesse dans la rue au mépris de l’ordre et de la loi.
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