Fields of Glory
Année
Développement
Edition (Europe)
Edition (Etats-Unis)
Systèmes
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Dosbox
Compatible avec la version 0.65
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En 1993, le jeu d’histoire informatique (wargame pour les anglophones) souffre de sa réputation de loisir austère, réservé aux adorateurs de Panzer ou aux grognards chargés d’ans. Quant aux quelques tentatives de jeux d’histoire grand public, elles manquent par trop de réalisme pour séduire les puristes. L’objectif de Sid Meier, avec «Fields of Glory», n’est rien moins que de concilier réalisme et convivialité, historicité et spectaculaire.
Pour ce faire, il a décidé de retracer les derniers instants de l’épopée napoléonienne, la campagne de Belgique de 1815, à travers six batailles simulées à l’échelle de la brigade. Mais au lieu d’adopter une représentation graphique inspiré des jeux sur carte, avec pions et hexagones, il a décidé de lorgner vers le jeu de figurines, avec des paysages qui ressemblent à des diaporamas. De plus, les armées sont représentées par de petits sprites animés qui se déplacent, tirent et s’écroulent par terre, comme dans les films! Seul le son est un peu en retrait, et ne parvient pas à retranscrire la fureur d’un champ de bataille. La qualité de la mise en scène est, de plus, brillamment secondée par une interface "point and click" remarquable pour l’époque.
Ambitieux au niveau de la présentation, «Fields of Glory» ne l’est pas moins au niveau des mécanismes. Tout d’abord, le jeu prend en compte aussi bien les formations (ligne, ordre mixte…) que l’effet du terrain ou le moral. Mais là n’est pas l’essentiel. C’est surtout la gestion du commandement qui retient l’attention; il est géré ici de façon plus réaliste que les simples bonus ou malus de nombre de jeux d’histoire. S’il est possible de diriger les unités une à une, il est plus judicieux pour les grandes batailles de donner des directives aux officiers: chefs de corps, de division… Selon la personnalité de l’officier, l’ordre sera respecté avec plus ou moins d’efficacité : ne demandez pas à un officier téméraire de garder une position, il chargera le moindre ennemi en vue ! De plus, le jeu, au plus haut niveau de réalisme, simule aussi les délais de transmission des ordres. En effet, à l’époque, les ordres étaient transmis par des officiers d’état-major, qui faisaient la navette entre le commandant en chef et ses principaux subordonnés. Avant qu’un ordre soit appliqué, il fallait donc normalement passer par toute la chaîne de commandement: armée, corps, division, brigade... Le timing est donc primordial; si l’on ordonne à une aile de cavalerie d’attaquer alors que les troupes en face se sont mises en carré, les pauvres cavaliers se seront déjà fait décimer avant qu’un contre-ordre soit effectif !

Malheureusement, bien que prometteurs sur le papier, les mécanismes de commandement peinent à convaincre sur le terrain, du fait de la trop grande efficacité du contrôle individuel des unités: on peut leur faire changer de formation ou d’ordre instantanément, sans avoir à se préoccuper de la chaîne de commandement !
De plus, les autres mécanismes ne sont pas non plus très bien implémentés. Le terrain, par exemple, n’a qu’une incidence limitée. Comme la fatigue n’est pas gérée, une unité de cavalerie peut parcourir tout le champ de bataille sans autre conséquence que la désorganisation de sa formation si elle traverse des bosquets ou une rivière. Si n’ayez pas peur d’envoyer vos troupes à l’assaut d’une colline, car le relief ne semble accorder aucun avantage particulier. Enfin, le moral est géré de façon trop simpliste: seuls comptent la qualité de l’unité et les pertes subies. Une prise de flanc ou à revers ne refroidira pas l’ardeur guerrière d’une unité, elle continuera à se battre stoïquement jusqu’à ce qu’elle ait subi trop de perte.
Mais la carence la plus grave de «Fields of Glory» provient de l’incurie de l’intelligence artificielle. Même au niveau de difficulté le plus élevé, elle fait preuve d’une bêtise consternante. Elle utilise son artillerie n’importe comment, parfois en la mettant à bout portant des troupes adverses sans soutien d’autres armes, elle gaspille la cavalerie en la faisant attaquer des formations en carré, elle ne sait pas coordonner des attaques…

Malgré son potentiel énorme, «Fields of Glory» n’est ni un bon jeu d’histoire, ni un bon divertissement. Il faudra attendre «Gettysburg !» de Firaxis pour que la plupart des voeux de «Fields of Glory» deviennent réalité, aux prix d’une simplification du système de commandement.

James Manez [28/01/2006]


titre Lancement sous DOSBox

Exécutez le fichier FOG.BAT. Vous pouvez choisir la carte son avec INSTALL.EXE.
L'émulation Sound Blaster (quel que soit le modèle) fonctionne mal pendant l'intro. Pas de problème par contre avec l'émulation AdLib.



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