Resident Evil
Titre japonais
Biohazard
Année
1997 (Sortie FR)
Genre
Développement
Distribution
Systèmes
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1032 votes


titre Synopsis

Juillet 1998, quelque part au dessus de la forêt de Raccoon, un hélicoptère transporte à son bord l’équipe Alpha qui est à la recherche de leurs coéquipiers : l’équipe Bravo.

Toutes deux équipes d’élite des forces de police de Raccoon City (une petite ville du Middle West des Etats-Unis), elles venaient de se lancer sur une affaire d’étranges meurtres où les victimes avaient été comme dévorées...
L’équipe Bravo avait été envoyée la veille pour survoler la forêt mais n’avait plus donné de nouvelles et surtout, n’était pas rentrée. C’est pour cette raison qu’à son tour, l’équipe Alpha survole la forêt mais cette fois-ci à la recherche de l’hélicoptère ou de n’importe quels indices permettant de savoir ce qu’il est advenu de leurs coéquipiers et amis.

Une étrange fumée s’élève parmi les arbres, l’hélicoptère se pose à proximité mais c’est alors que rien ne se passe comme ils auraient pu l’imaginer. Et ce manoir dans lequel ils viennent de se précipiter n’est finalement pas l’endroit sécurisé qu’ils avaient espéré...

Plongez dans un univers très sombre où votre meilleur ami ne sera que votre arme et où le moindre bruit suspect sera signe de mauvais présage !


titre Historique

Edité et développé par Capcom, «Resident Evil» (aka Biohazard au japon) représente les premiers pas du studio dans le genre du Survival Horror, genre de jeux qui depuis «Alone In The Dark» et ses deux suites a très peu évolué. C’est un pari risqué mais qui est remporté haut la main tant les joueurs et les critiques ont bien accueilli le jeu à sa sortie, particulièrement sur console. Malgré l'emprunt évident au jeu développé par Frédéric Raynal, son auteur Shinji Mikami niera durant de nombreuses années l'influence d'«Alone In The Dark», prétendant qu'il n'y a jamais joué.

Le titre signe les débuts du célèbre game designer, après des débuts modestes mais honorable portage d'Aladdin sur la Super Nintendo (inférieure à «la géniale version David Perry») mais aussi sur des titres comme The Evil Within. Le titre se veut à l'origine comme le remake d'un jeu culte 1989 sorti uniquement au Japon sur NES : Sweet Home. Précurseur du survival horror, il se démarque, comme Resident Evil, par de nombreux rebondissements et morts à répétitions des personnages, dans le même genre de manoir dans lequel le joueur commence la partie.

Le portage PC fait par ailleurs partie des premiers jeux à faire usage des cartes accélératrices 3D (Matrox Mystique, 3DFX Voodoo ou encore Rendition) ce qui permit de bénéficier d'une importante amélioration graphique : les textures lissées. Cette version est d'ailleurs la seule à proposer une séquence d'introduction non censurée.

En 2016, le remake du jeu sortie sur Game Cube en 2002 a fait l'objet d'un portage sur PC, de même que sa préquelle, Resident Evil 0.


titre Influences

Le titre est devenu culte, pour le meilleur et pour le pire. Avec son introduction kitchissime et ses acteurs de série Z, «Resident Evil» est tellement sérieux et ringard à la fois qu'il en devient drôle. L'univers oppressant qui apporte les fondamentaux de la saga sont plombés par une trame narrative au ras des paquerettes avec des héros plats. Pourtant, il y règne une atmosphère terriblement prenante, avec la crainte de tomber à chaque couloir, chaque pièce sur un ennemi innatendu.

«Resident Evil» revisite à sa manière la tradition littéraire gothique et ses manoirs hantés, comme «Alone In The Dark» avant lui. Les personnages évoluent dans un espace 3D représenté par une image 2D, et dont le cadrage évolue selon leur position dans l'espace. Les passages cultes ne manquent pas, revisistant à leur manière le cinéma (la séquence des corbeaux calqué sur les Oiseaux d'Hitchcock) ou le jeu vidéo lui même (le chien qui surgit de nulle en brisant une fenêtre, référence directe encore une fois à «Alone In The Dark»).

La musique d'origine, à la différence de la version Dual shock, est une réussite totale. Oppressante à souhait, elle mélangeant bruit ambiance et mélodie stridante et n'hésite pas à des envolées lyriques dans les séquences contre les boss ou d'action pures.


titre Gameplay

«Resident Evil» se contrôle au clavier, une fois encore comme «Alone In The Dark». Le joueur se déplace par rapport à l'orientation du personnage et non de celle de l'écran, ceci en raison du changement d'angles réguliers. Le jeu est une version light du jeu d'Infogrames, avec son lot de scènes d'actions et de puzzle. «Resident Evil» privilégie clairement le tir et délaisse les énigmes complexes. Les confrontations sont inévitables là où dans Alone in the Dark, chaque combat était presque un puzzle en lui même. Par son rythme, il s'apparente davantage à «Alone In the Dark 2», qui a fait lui aussi privilégier l'action.

«Resident Evil» est indubitablement un classique mais il est bourré de défauts. Les angles de caméra ne permettent pas le plus souvent de voir un ennemi dans une pièce (alors qu'il se trouve parfois juste en face du personnage). Au moindre bruit suspect, on se précipite dans la pièce pour avoir un angle plus large et repérer les éventuelles créatures qui pourraient nous causer du tort. A cela s'ajouter une maniabilité extrêmement rigide puisqu'il est nécessaire de rester immobile pour tirer. Le stress d'une rencontre est principalement dûe à ses contrôles très approximatifs qui rendent l'issue d'un combat incertain. A cela s'ajoute un inventaire minuscule qui nous oblige à faire des allers retours incessants pour entreposer ses objets dans des salles dédiées à cet effet. La version PC s'épargne le nombre de sauvegardes limitées, autre défaut inhérent des jeux consoles sortis dans les années 1990.

Les débuts du jeu nous obligent d'ailleurs à nettoyer le manoir au couteau afin d'économiser un maximum de munitions pour les phases de jeu suivantes. C'est une des grandes réussites du jeu : ne jamais être trop généreux en arme ou munitions et obliger le joueur à se poser la question de l'affrontement : existe t-il une solution alternative qui permette d'économiser quelques balles ? Alors que la première partie se déroule le manoir, le jeu explore successivement une serre, des égoûts, un laboratoire ainsi qu'un retour au manoir rempli de créatures que l'on pensait être débarassées.

«Resident Evil» peut être cependant terminé en moins de 3 heures, même s'il vous prendra plutôt le triple. En fonction des performances, le joueur débloque des tenues cachées ou encore un lance-roquette avec des munitions illimitées. Le choix des personnages n'a que peu d'importance sur l'intrigue. Avec Chris, le jeu est plus difficile (et l'inventaire littéralement ridicule) alors qu'avec Jill, le jeu se montre plus généreux. En fonction des personnages sauvés à la fin du jeu, vous aurez le droit à pas moins de six fins différentes.


titre Conclusion

Sans être complètement original, «Resident Evil» remet au goût du jour un genre qui n'avait pas connu le succès mérité à sa sortie Le titre continue sur la même lancée avec «Resident Evil 2» et «Resident Evil 3: Nemesis», avant que la série ne s'oriente vers le third person shooter tout en 3D. Son créateur, Shinji Mikami, en charge des trois premiers volets, développera également son équivalent avec des dinosaures, Dino Crisis.

Le quatrième des volets d'Alone in the Dark fera quant à lui office de remake moderne, calqué sur les mécaniques de jeu de Resident Evil. La boucle est bouclée.

Si vous n'avez pas peur de vous confronter à un gameplay old-school, «Resident Evil» est un petit bijou qui mérite une attention toute particulière.

Un Abandonware d'Or pour ce tournant du survival horror !



titre Commandes

Si vous jouez au clavier :
Inventaire : Z
Options : A (permet de choisir de jouer au pad)

Action/Choisir/Frapper/Tirer : C/Espace/Entrée
Courir : V
Pointer/Viser : B

Quitter le jeu : Alt+F4


titre Technique


Pour faire fonctionner ce jeu, utilisez la version automatique.

Si vous ne l'utilisez pas, voici quelques conseils :

Le Jeu est prévu pour Windows 98, et la version française que nous vous proposons nécessite une carte 3D Matrox Mystique, 3Dfx Voodoo ou Rendition. (La VO propose aussi un rendu 'software' très vilain).

Mais on peut très bien y jouer sous XP ou Vista :

-Si l'autorun s'est lancé, quittez-le et ouvrez le CD (clic-droit, ouvrir ou explorer)
-NE SURTOUT PAS mettre le setup.exe du CD en mode de compatibilité Windows 95 ni 98. Si les modes de compatibilités sont activés, il y a de fortes chances que l'installation plante.

-Choisir une carte 3D Rendition (personnellement avec ma carte nvidia c'est le choix 'Intergraph Intense 3D' qui a le meilleur rendu en restant fluide).
Les cartes Rendition étaient compatible OpenGL, je suppose que le jeu tourne dans ce mode, ce qui lui permet de tourner sur des cartes plus récentes).

-Installez le maximum de choses : son, musiques, vidéos, ça sera plus fluide en jeu, et ça prend pas plus de 450Mo, refusez l'installation de DirectX3

Si le jeu plante au lancement :
-a)Ouvrez le CD et mettez 'ResidentEvil.exe' en 'mode de compatibilité Windows98'
Lancez le jeu depuis le CD dans ce cas (sans passer par l'autorun, mais en lançant ResidentEvil.exe).
-b)Ouvrez le menu démarrer, cherchez 'capcom/resident evil/ et mettre le raccourci en mode de compatibilité win98 (dans ce cas il faudra lancer le jeu depuis ce raccourci, que vous pouvez copiez où vous voulez).


titre Bug avec Jill

Si le jeu plante quand vous jouez avec Jill, après quelques minutes de jeu, quand Chris et Jill discutent dans la salle à manger et se font attaquer par un Zombie, 2 solutions :
-a) Jouez avec Chris (le jeu aura un challenge plus important, le jeu avec Chris étant le mode 'difficile' du jeu).
-b) Utilisez la sauvegarde que nous vous proposons, elle se situe au 1er point de sauvegarde accessible, peu après le moment du bug.
Copiez le fichier savedat1.dat dans le dossier où est installé le jeu (à côté du 'uninstall.exe', par défaut dans c:\program files\resident evil)

Dans le déroulement du jeu, la sauvegarde se situe au moment suivant :
-Arrivée dans le hall
-Visite de la salle à manger, flaque de sang par terre, récupération du blason.
-Visite du couloir, portes fermées, Zombie (abattu au flingue), cadavre de flic par terre, récupération de chargeurs sur le cadavre.
-Retour à la salle à manger, attaque par un zombie, abattu par le coéquipier. (Moment du Bug).
-Retour au hall, le capitaine a disparu, tour du hall pour voir si on le trouve, récupération du passe-partout. Sauvegarde.
Équipement : Spray 1er secours, Couteau, Blason, Pistolet, 35 balles, Passe-partout.
Santé : intacte.



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