Half-Life : Blue Shift
Série
Année
2001 (Sortie FR)
Développement
Edition
Systèmes
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titre Histoire

Barney Calhoun est agent de sécurité au sein de la base de recherche de Black Mesa. En tant qu'agent de sécurité, le travail est plutôt reposant. Il n'y a eu jamais d'incidents extérieurs et vous vous entendez bien avec tout le monde. La tranquillité absolue en somme.

Alors que Calhoun est en charge d’une maintenance d'un ascenseur, une catastrophe se produit : l’ascenseur en panne lâche et tue les deux hommes présents à l'intérieur. La cause : l’ouverture d’un portail par lequel d’étranges créatures se sont introduites dans la base. En effet, un peu plus loin, une expérience scientifique impliquant un certain Gordon Freeman vient de mal tourner...

titre Historique

Suite au succès d’«Half Life - Opposing Force» et Half Life : Decay, Gearbox Software réalise un troisième et dernier add-on pour «Half Life». La franchise a pourtant bien vécu, alors que Valve réfléchit déjà à une suite à donner au jeu original. Qu’importe, en 2001, la folie «Half Life» n’est toujours pas terminée, alors que Counter Strike et Team Fortress connaissent un succès qui est encore loin de s’arrêter.

«Half Life - Blue Shift» est distribué cette fois sous forme de stand-alone (à la différence d’«Half Life - Opposing Force»), c’est à dire qu’il n’est pas nécessaire de posséder le jeu original pour y jouer, probablement pour fidéliser ceux qui seraient passés à coté l’un des jeux majeurs de ces derniers années. En plus d’un nouveau chapitre à la saga «Half Life», le jeu inclus un pack de modèles en haute définition pour «Half Life» et ses deux add-ons. L’initiative, qui part d’une bonne intention, est loin cependant d’être suffisante. Si les modèles sont plutôt réussis, les textures sont toujours en basses définitions, alors que des titres comme Max Payne impose un standard photo-réaliste.

En effet, au début des années 2000, les graphismes des jeux PC évoluant à une vitesse folle, ceux-ci sont vite dépassés par les titres qui sortent les années suivantes. «Half Life» ne fait pas exception à la règle et, près de trois années après sa sortie, le jeu accuse son âge, même si Gearbox Software use de stratagème astucieux pour palier aux limites de son moteur (notamment par l’utilisation « faux reflets » sur le sol dans l’introduction, le moteur étant incapable, à l’inverse d’un Unreal ou d’un Quake III : Arena de générer ce genre d’effets).

Il est à noter que la version américaine du jeu incluait «Half Life - Opposing Force», ce qui faisait de «Half Life - Blue Shift», une sorte de «Half Life - Opposing Force» « gold ».

titre Influences

Ce nouveau développement narratif du point de vue d'un agent de sécurité aurait pu présenter un certain intérêt. On commence en effet le jeu à bord d’un tram à peine quelques minutes avant l’introduction de «Half Life». Ceux qui se souviennent du jeu original auront remarqué un garde de sécurité frappant à une porte, bloqué sur une petite plateforme. C’est ce garde que le jeu nous propose d’incarner dont l’action emportera peu de conséquences. Il s’agira surtout de découvrir des scènes connues des jeux précédentes mais sans possibilité d’intervenir dans celles-ci, à l’inverse d’«Half Life - Opposing Force». On entrevoit ainsi les protagonistes féminins du jeu Half Life : Decay ou encore Gordon Freeman à différents moments d’«Half Life» (lorsqu’il se rend dans la salle de test, lorsqu’il est assommé par les marines, ...). Seul le Dr Rosenberg (aperçu dans Half Life : Decay) constitue un nouveau personnage avec lequel on peut interagir durant un chapitre du jeu. Celui-ci possède même une apparence unique, un détail qui se révèle appréciable.

«Half Life - Blue Shift» souffre cependant d’un manque d’influence, à l’inverse d’«Half Life - Opposing Force». Alors que le premier add-on puisait avec ingéniosité dans le cinéma, «Half Life - Blue Shift» ne semble attirer vers lui aucune référence particulière. Il ne recrée pas non plus la tension particulière du jeu original, dont les couloirs de la base et son personnel nous apparaissait comme oppressants, déshumanisés. «Half Life - Blue Shift» cumule ainsi les deux tares : il impose au joueur un rythme lent qui ne se justifie pas puisque nous connaissons déjà les évènements de Black Mesa et ne nous apprend rien de décisif dans ce nouvel arc narratif, si ce n'est l'issue de Barney Calhoun, dont la place sera plus importante dans Half-Life 2.

Comme pour «Half Life - Opposing Force», «Half Life - Blue Shift» comprend une bande son discrète mais efficace, qui permet de dynamiser certains moments du jeu.

titre Gameplay

Ceux qui connaissent «Half Life» se retrouveront en terrain connu : à part la couleur de l’interface (qui passe de l’orange au bleu), le jeu est en tout point identique à son prédécesseur. La combinaison de Barney est remplacée par un gilet par balle mais elle emporte les mêmes conséquences, si ce n’est une impossibilité de recharger son armure comme dans les jeux précédents.

À la différence d’«Half Life - Opposing Force», le jeu ne contient aucune nouvelle arme ou nouvel ennemi. Pire encore, le jeu contient moins d’armes et d’ennemis que le jeu original. On retrouve ainsi l’arsenal ordinaire de «Half Life», sans les armes extraterrestres et les ennemis rencontrés le plus souvent (zombie, marines, aliens lanceurs d’éclairs ou armés de fusils lance-mouche). Même au niveau de difficulté le plus élevé, «Half Life - Blue Shift» restera un parcours de santé, tant il ne met au défi aucune compétence particulière. Le jeu propose un condensé du meilleur d'«Half Life», l'intensité en moins. L’exploration de «Half Life» ou les fusillades intensives d’«Half Life - Opposing Force» laissent place à un mélange hybride, comme pour satisfaire un joueur de FPS occasionnel. En terme de durée de vie, «Half Life - Blue Shift» correspond à un petit quart du jeu original.

titre Conclusion

Sans être un mauvais jeu, «Half Life - Blue Shift» reste un add-on mineur, alors que d’autres scénarios additionnels ont fait l’objet d’une réalisation plus soignée, que ce soit «Half Life - Opposing Force», Gunman Chronicles (une total conversion d’«Half Life» dans un univers de science-fiction d’abord amateurs puis distribués dans le commerce) ou les mods présents sur l'Internet.

S’il constitue une continuité intéressante en terme de difficulté, cette version « light » d’«Half Life» peinera à divertir ceux qui dont déjà fini les jeux précédents dans des modes de difficulté élevés. Un jeu à réserver aux fans inconditionnels d'«Half Life», qui veulent en savoir plus sur les mystérieux d’évènements de Black Mesa, dont les informations sont révélées au compte-goutte au gré des épisodes.



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