Cool Spot
Titre provisoire
Spot 2
Année
Systèmes
systeme systeme systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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457 votes


titre Histoire

Cool Spot est à l’origine une oeuvre destinée à promouvoir la boisson 7 Up, le personnage étant directement inspiré par le rond rouge figurant sur la bouteille.

Cool Spotest une pastille rouge vraiment cool. Mais un évènement beaucoup moins cool s’est produit : les potes de Cool Spot (ça ne s’invente pas) ont été enlevés et mis en cage.Cool Spot, le plus cool d’entre tous, est le seul en mesure pouvoir les libérer...

titre Historique

Au début des années 90, Virgin Games fait partie des prestigieux éditeurs / développeurs dans le monde PC et console. Cette période 1993-1994 compte un bon nombre de classique, ne serait-ce que dans le genre dédié à la plate-forme : «Aladdin», «Earthworm Jim» ou encore «The Lion King». «Cool Spot» partage un point commun avec les deux premiers jeux précités : il est développé par le fameux designer David Perry, qui créera par la suite la société Shiny Entertainement. «Cool Spot» est un peu la réponse à « Comment faire un jeu vidéo plaisant à partir de rien ? ». Lorsqu’on y pense, il s’agit pour le joueur de contrôler une pastille rouge avec des lunettes, qui doit libérer ses autres pastilles similaires afin de pouvoir terminer le niveau (un concept qui sera d’ailleurs repris dans Rayman). On saluera la performance d'avoir rendu l'expérience ne serait-ce qu'un minimum divertissante.

«Cool Spot» est une reprise d’un personnage qui figurait dans un jeu un peu oublié sorti une année auparavant Spot : Cool Adventure (plus connu dans nos contrées sous le nom de McDonaldLand, pour des raisons de licence).Lors de sa sortie en 1993, «Cool Spot» reçoit au contraire un accueil positif auprès des joueurs, et le personnage devient très populaire au point de sortir sur toutes les plate-formes du moment. La version MS-DOS proposée ici est la dernière a été être développée, en 1994,

titre Influences

«Cool Spot» fait honneur aux graphismes des jeux développés par Virgin Games de l’époque, même s’ils ne sont pas aussi développés que les autres travaux de David Perry. «Cool Spot» joue la carte 16 bits de manière totalement assumée : peu de couleurs à l’écran mais un rendu très coloré, presque enfantin, afin de faire ressortir le côté décallé du jeu. Le jeu se prend place au bord de la mer et aux alentours. Cool Spot étant une pastille minuscule, les différents niveaux sont visités du point de vue d’un lilliputien, l’occasion pour le jeu de nous faire affronter une variétés ennemis inoffensifs pour l’être humain mais très dangereux pour le joueur. On parcourt ainsi une plage, des docks, un magasin de surf, un train miniature (en marche) dans un magasin de jouet ou encore une usine.

Chaque niveau possède en effet ses propres décors et ennemis (avec une variante), un luxe quant on sait que le jeu est globalement très simple et plutôt répétitif sur ce point. On affronte donc une faune diverse (homards, grenouilles, souris, ...) mais aussi des objets mécaniques (petits soldats, avions télécommandés, ...). Les niveaux sont construits avec les mêmes tuiles (éléments graphiques du décors recopiés un peu partout), un élément qui se retrouvait beaucoup mieux géré dans un jeu comme «Aladdin», par exemple. Là où «Cool Spot» marque sa différence est dans la taille imposante de ses décors. Par exemple, tout début du jeu (sur la plage) , alors qu’on parcourt de façon répétitive les dunes de sable, apparaît une chaise longue sur laquelle il est possible de grimper sur toute sa longueur. Ce genre de détails, «Cool Spot» en use et en abuse régulièrement, intégrant des objets du quotidien systématiquement plus grands que le personnage. Les prises électriques deviennent des cordes sur lequel on peut s’accrocher et une punaise devient un réel danger. On note enfin l’intégration de décor au premier plan du jeu, rendant parfois invisible le personnage, complètement dissimulé derrière. Une fausse bonne idée, surtout lorsque les créateurs ont eu la bonne idée d’y placer un ennemi dissimulé, qu’il n’est pas possible de repérer au premier coup d’oeil. On appréciera l’inventivité des développeurs d’avoir recyclé dans des objets de la vie quotidienne un élément de gameplay intéressant : à titre une échelle d’un camion de pompier se transforme en escalier et un piège à souris un ressort pour sauter.

Thématique du surf et des vacances oblige, «Cool Spot» bénéficie d’une bande son associée à cet esprit. Les genres vont du reggae au hot jazz, en passant par des compositions instrumentales plus rock ou bien même encore du surf guitar. Les effets sonores, partiellement digitalisés (la voix de Spot), sont plutôt mal réussis dans l’ensemble, en raison d'un échantillonnage de piètre qualité. Entre les sauts du personnage qui font un bruit de ressort et les « pschit » systématique lorsque l’on tire sur ses ennemis, on est rapidement agacé par le rendu sonore du jeu..

titre Gameplay

«Cool Spot» est un jeu de shoot et de plateforme, très proche de la mécanique d’«Aladdin». À la différence de celui-ci, les ennemis sont nettement plus nombreux mais le joueur dispose d’un nombre illimité de munitions. Le but est de trouver au sein du niveau les différentes cages qui renferment les pastilles prisonnières. Sans être totalement non linéaire, le jeu offre souvent une exploration du niveau sur plusieurs plans. «Cool Spot» est en effet un jeu qui se déroule majoritairement en vertical, les niveaux se faisant du haut vers le bas ou inversement, que ça soit en s’accrochant à bouts de cordes ou des fils en tout genre. Cette mécanique originale pose toutefois un problème d’un point de vue du gameplay, dans la mesure où très souvent il n’est possible de voir ce qui se passe au dessus ou en dessous qu’au dernier moment. Dans le second niveau par exemple, des vers sont accrochés aux cordes et les repérer par avance est peine perdue au point que l’ont tirera vers le haut ou le bas à l’aveuglette, même si la possibilité de tirer dans toutes les directions compensent néanmoins ce type de difficultés.

«Cool Spot» dispose d’une durée de vie assez faible, avec 11 niveaux seulement (et 6 niveaux bonus, accessibles lorsque l’on collecte suffisamment de pastilles dans les différents niveaux), à raison de 10 minutes par niveau. En difficulté élevée, le jeu propose un challenge intéressant, dans la mesure où le temps imparti pour finir chaque niveau est diminué de manière drastique. Que vous soyez débutants ou confirmés, «Cool Spot» se révèlera être un défit intéressant.

titre Conclusion

Des trois jeux précités développés par David Perry, «Cool Spot» est assurément le moins réussi. Tout en offrant un moment agréable de jeu, il souffre d’une certaine répétitivité et en lassera probablement certains avant la fin. Pour les amateurs de jeu de plate forme, il fera largement l’affaire, le temps d’un après-midi. Il reste assurément un jeu emblématique de ce début d’années 90, et qu’il mérite son coup d’oeil quoi que l’on en dise.

«Cool Spot» n’a connu qu’une seule suite, bien différente du jeu original, Cool Spot Goes to Hollywood, sortie uniquement sur Sega Saturn et Playstation. Entièrement en vue isométrique, elle propose au joueur de parcourir des niveaux inspirés des grands genre du cinéma hollywoodien. Comme son prédecesseur, le jeu est lui aussi bourrées de bonnes idées mais souffre d’un déséquilibre de gameplay. Un peu oublié aujourd'hui, Cool Spot n'a probablement pas dit son dernier mot. Il n'est pas impossible que l'on retrouve la pastille la plus cool de tous les temps pour un lifting en règle.


titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier SPOT.EXE.

Pour lancer la démo exécutez le fichier SPOT.EXE, SETSND.EXE permet de configurer la partie sonore.





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