Star Trek V : The Final Frontier
Année
1989 (Sortie US)
Développement
Edition
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.74


titre Dans le droit fil du film éponyme

Si vous avez vu le cinquième long-métrage de la saga Star Trek, Star Trek V, l'Ultime Frontière, le scénario qui suit est complètement identique : Revenu sur Terre pour se la couler douce, après tant de bons et loyaux services pour l'Univers, l'équipage de l'Enterprise peut songer à la retraite. L'ONU intergalactique - Starfleet - n'en a pas décidé ainsi : un terroriste a pris trois consuls diplomatiques en otage sur la planète Nimbus III, où devait être scellé un accord de paix.

Kirk et l'équipage mettent le cap sur Nimbus mais se rendent compte trop tard que c'était un piège : un traquenard organisé par le demi-frère de Spock, le Vulcain Sybok, qui utilise le vaisseau terrien pour se rendre au centre de la Galaxie, pour y rencontrer une entité extraterrestre qu'il pense avoir identifiée comme étant Dieu. Kirk est prisonnier mais doit accomplir les manoeuvres de navigation jusqu'à Sha Ka Ree. Mais un autre ennemi a décidé d'en finir avec Kirk : Klaa, un des capitaines les plus aguerris de l'Empire Klingon, espère profiter de cette course-poursuite pour détruire son ennemi.

Votre mission : emmener Sybok à Sha Ka Ree et le désarmer dès que possible, et mettre en déroute le vaisseau Klingon qui dresse des obstacles sur votre route. Et sceller la paix entre les Empires Klingon, Romulien et de la Fédération de StarFleet, après ces négociations interrompues.

titre Comment ça se joue ?

Le jeu mise sur un gameplay hybride, mêlant des phases de simulation, des périodes de tir, du combat à la «Street Fighter». Le manuel est accessible depuis la page de téléchargement du jeu, et les commandes vous demanderont un temps d'adaptation pour une prise en main assurée.
Sachez que, lors de la première phase de jeu, vous allez devoir mettre les gaz et vous orienter dans la bonne direction pour aller chercher du minerai de dilithium, en traversant un trou de ver (wormhole). Les protagonistes à qui vous donnez des ordres sont accessibles en tapant F1 à F6, selon les six coéquipiers, et la flèche haut et bas vous permet de déplacer le curseur pour proposer un ordre parmi la liste d'ordres. Lorsque cette séquence est terminée, vous verrez l'Enterprise mettre les voiles à plein gaz en direction du trou de ver. Le mieux sera, cependant, de regarder les principales commandes et de compulser le manuel (en anglais mais avec un niveau basique on s'en sort très bien !).

titre La fin du premier cycle de Star Trek

Lorsque "Star Trek V : L'Ultime Frontière" est sorti au cinéma, en 1989, la série originale avait pris fin plus de vingt ans plus tôt. Ce film, l'avant-dernier d'une saga de six longs métrages, marquait la fin d'un cycle : celui de la première génération de personnages trekkies. Sans vous faire une revue exhaustive de l'historique, il s'agit de vous expliquer l'évolution de cette série. De 1966 à 1968, ce sont trois saisons (et 80 épisodes dont un pilote qui a longtemps été enfoui par la Paramount et que vous pouvez découvrir en DVD ou sur Netflix, épisode 0 saison 1 : "The Cage"). Les épisodes, tous indépendants les uns des autres, sauf lorsqu'une intrigue s'épanche sur deux épisodes, ont célébré la première femme noire - Nichelle Nichols alias Uhura - héroine d'une série de science fiction, avec un Russe (Chekhov) alors que la guerre froide battait son plein ! Un asiatique - Sulu, pilote du vaisseau - alors que la guerre du Vietnam faisait grossir des flots réguliers d'opposants idéalistes. En 1968, William Shatner (Captain Kirk) et Leonard Nimoy Spock) sont devenus de véritables stars (treks arf). Au point d'avoir des exigences en matière de cachet, et des spécificités juridiques qui rendent les clauses de contrat plutôt absconses. Du coup, malgré la demande des fans, en Amérique et en Europe, le concepteur de la série, Gene Roddenberry, doit abandonner l'idée de faire une suite. Ou plutôt de faire une suite avec des moyens financiers à la mesure des exigences contractuelles : une série animée (deux saisons de 16 épisodes de 20 mn chacun) est proposée en 1973-74.

La popularité est restée intacte et le retour de la série se précise jusqu'en 1978... Mais entretemps, Star Wars a repoussé les limites des effets spéciaux et du scénario, et Star Trek ne pourra tenir le choc, même en ayant le soutien de la puissante Paramount, une major qui doit lancer ses propres programmes télé en 1978. L'idée de proposer un film alimente les négociations avec un Bradbury pressenti un temps pour écrire le scénario, et Robert Wise aux manettes de la réalisation. En 1979, puis 1982, 1984 et 1986 sortent quatre longs-métrages avec les comédiens de la série originale. Leonard Nimoy (Spock) a réalisé les 3ème et 4ème, et selon une clause de contrat, signée en 1969, William Shatner devait obtenir le droit de réaliser le suivant, pour des raisons de droits d'auteur. C'est donc ce Star-Trek là, le cinquième, qui a été taxé de "pire film de science-fiction" par une partie des trekkies, déçus par ce scénario un peu alambiqué. Et en attendant le sixième et dernier long-métrage, en 1991, une nouvelle série avait vu le jour depuis 1987 (Next Generation) qui allait durer sept saisons.

Finalement, à la charnière des eighties et des nineties, ce film est une sorte d'adieu à la génération originale, et un hourra de bienvenue à l'équipe du Capitaine Picard. Et ce passage de témoin aura bien lieu avec le septième long-métrage, en 1994.

titre Conclusion

Star Trek a donné lieu à de multiples jeux dès la fin des années 70. Sur PC, on était habitués aux jeux textuels, et «Rebel Universe» avait offert un beau jeu en graphismes CGA. Avec cet opus, le bond est spectaculaire : les graphismes sont magnifiques, le gameplay est d'une fluidité exemplaire. Restent les sons, qui sont ceux de la fin des années 80... Si le film a été taxé de "pire film de la saga", le jeu sauve la cuvée 1989 : c'est un jeu qui multiplie des séquences de navigation / simulation, FPS, combat à la «Street Fighter»... Mais le gros souci, c'est qu'il n'existe aucun système de sauvegarde : pour aller au bout de l'aventure (qui se fait en une demi-heure quand on connaît le jeu par coeur), il faudra toujours recommencer à zéro. Pas de système de codes secrets (on aurait aimé que le langage Klingon du manuel, utile pour les versions non crackées, puisse resservir pour offrir de petites énigmes favorisant des codes de sauvegarde). Donc un très beau jeu, sans doute cultissime même pour les fans secondaires, mais qui va vous frustrer jusqu'à ce que vous remportiez la partie !

titre Lancement

Jeu à lancer dans DOSBox ou D-Fend Reloaded. La version est déprotégée donc la phrase en Klingon ne nécessite pas de potasser le manuel : quoi que vous répondiez, la réponse sera "excellent answer". Amusez-vous bien, car c'est vraiment un jeu divertissant. Vous pouvez choisir parmi trois niveaux de difficulté : débutant, moyen (captain) et super (admiral).



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