Hammer of the Gods
Année
1994 (Sortie FR)
Développement
Production audio
Systèmes
systeme
Multijoueurs
Dosbox
Compatible avec la version 0.73
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475 votes


titre Présentation

Si l'on voulait résumer grossièrement «Hammer of the Gods» en une seule phrase qui accrocherait l'oeil du lecteur de passage, ce serait celle-ci : "«Hammer of the Gods», c'est «Heroes of Might and Magic» chez les vikings". Le lien entre les deux jeux est d'autant plus fort qu'ils ont tous les deux été édités par New World Computing. Une nuance s'impose toutefois : «Hammer of the Gods» est sorti un an avant «Heroes of Might and Magic». C'est donc plutôt du côté de «King's Bounty» et «Warlords» qu'il faudrait chercher ses influences. De plus, il a été conçu par un studio externe, Holistic Design, déjà responsable de «Merchant Prince», dont on retrouve une bonne partie de l'interface et certains mécanismes dans ce logiciel.

La seule référence à l'heroic-fantasy traditionnelle que l'on trouvera dans «Hammer of the Gods» réside dans le choix des races : on peut en effet diriger un peuple d'humains, d'elfes, de nains ou de trolls. Chacune a ses spécificités : les nains aiment l'or, les elfes préfèrent fonder des colonies, les trolls aiment la guerre et la destruction (les administrateurs de forums en savent quelque chose), et les humains son les plus polyvalents du lot. Tout le reste du logiciel s'inspire donc de la mythologie nordique, qui n'est guère utilisée dans les jeux sur micros (dans un autre genre, on peut mentionner «Heimdall» et sa suite). Votre objectif consiste à accomplir un nombre plus ou moins élevé de quêtes (cela se configure en début de partie) pour le compte des dieux vikings, en terminant bien sûr par celle d'Odin. Jusqu'à quatre joueurs, gérés par l'ordinateur ou des humains reliés par modem ou en réseau, cherchent à atteindre cet objectif en premier; on peut aussi tenter de les éliminer en s'emparant de toutes leurs villes, mais c'est une autre paire de manches.

Dans «Hammer of the Gods», le Valhalla est une véritable bureaucratie, avec toute une hiérarchie de dieux, Odin en représentant le sommet. Au départ, vous ne pourrez vous adresser qu'aux sous-fifres, qui ne vous confieront que de basses besognes : conquérir un village vide ou affronter quelques paysans armés de leurs fourches. En accomplissant ces quêtes, vous obtenez le droit de vous adresser à leurs supérieurs, plus exigeants et assoiffés de sang, qui vous confieront des tâches de plus en plus difficiles. Vous pouvez choisir les missions que vous accomplirez ou non et remonter l'arborescence à votre rythme, mais n'oubliez pas que le premier joueur qui apporte satisfaction à Odin remporte la partie. La phase de combats ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de «King's Bounty» : vos unités sont à gauche, celle de l'adversaire à droite, vous leur donnez vos ordres une par une. Il est possible de lancer des attaques traditionnelles, à distance ou au corps-à-corps, ainsi que des attaques magiques. Les guerriers tombés au combat seront emmenés au Valhalla par une walkyrie au son de la chevauchée du même nom.

Comme dans «Warlords», vous allez devoir envoyer des armées et des héros défricher le terrain et créer des colonies. «Merchant Prince» était un jeu riche en commerce et en diplomatie, ces aspects n'ont pas été oubliés. En concluant des pactes avec d'autres joueurs et en commerçant avec eux, on peut augmenter son budget plus rapidement et agrandir ses châteaux, s'acheter des drakkars et des unités : bretteurs et archers, les seuls capables de coloniser une ville, héros et unités spéciales. Faites attention en vous éloignant des côtes, vous risquez fort de tomber sur un serpent de mer géant, beaucoup moins fictif que le monstre du Loch Ness, pour qui votre drakkar n'est qu'un bateau à sushis appétissant. En matière de diplomatie, outre les alliances, vous pouvez lancer des menaces ou des ultimatums aux autres joueurs, leur faire des offrandes ou vous intéresser à leur descendance. En épousant la fille d'un concurrent, vous consoliderez vos relations et profiterez de sa dot. En revanche, vous pouvez retenir en otage un de ses fils, qui sont les héritiers de son pouvoir; si vous l'exécutez alors qu'aucune guerre n'a été déclarée contre vous, il vous vouera une haine tenace. Gardez à l'esprit que toute violation de traité ou action déloyale fera baisse votre honneur; vos adversaires ne l'oublieront pas de sitôt, et cela compromettra vos chances de réussite par la suite.

La réalisation de «Hammer of the Gods» est de très bonne qualité. Le folklore nordique apporte une indéniable fraîcheur au jeu. Les graphismes sont en SVGA, ce qui se faisait de plus en plus en 1994. On pourra trouver leur style un peu trop gentillet pour représenter des vikings qui n'étaient pas réputés pour faire dans la finesse, mais leur lisibilité est irréprochable. Le jeu n'a peut-être pas la richesse ou la durée de vie d'un «Warlords II», mais il devrait parfaitement convenir aux débutants ou à ceux qui se sont lassés des guerres médiévales.


titre Lancement sous DOSBox

lancez le fichier INSTALL.EXE de l'image-disque. Après l'installation, allez dans le répertoire créé sur le disque dur virtuel et exécutez HAMMER.BAT.
SETSOUND.EXE permet de reconfigurer le son.



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