Safecracker
Titre français
Casse chez Crabb and Sons
Année
1997 (Sortie FR)
Développement
Distribution
Systèmes
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titre Présentation: In the safe, no one can hear scream you

«Safecracker» n'a pas vraiment de scénario, ou alors il tient sur l'épaisseur d'un papier de cigarette. A la façon d'un Myst-like, vous allez arpenter les cinquante pièces d'un manoir, pour ouvrir des coffres-forts et résoudre des puzzles. Ce manoir, c'est celui de votre patron, ou plutôt de votre futur boss, qui vous recrutera à condition que vous réussissiez à franchir toutes les épreuves qu'il vous a mises en travers de votre route. Un jeu qui reprend un peu la trame du «Castle of Dr Brain», en quelque sorte, mais avec un gameplay qui semble tout droit inspiré par «Myst». Entrez donc, voici une petite visite guidée rien que pour vous.
Au tout premier ècran du jeu, vous vous retrouvez dans une cabine téléphonique, et la sonnerie résonne intempestivement. Vous décrochez, et Crabb vous explique votre mission: Vous avez dix minutes avant le passage d'une patrouille de police, pour pénétrer dans sa propriété, avec un cadenas codé à déchiffrer au portail, et pour entrer dans la demeure, en tapant le code à quatre chiffres (1923). Ensuite, vous vous retrouvez seul pour arpenter les trois niveaux et la cinquantaine de pièces de la propriété. Dépêchez-vous, le temps est compté! Au-delà du temps imparti, la police viendra vous passer les menottes. Un emploi ou la prison, voilà le challenge!

titre Le gameplay

Pour les aventuriers habitués aux jeux de type Myst-Like, ce jeu ne sera pas déroutant. Tout se joue à la souris: vous bénéficiez d'une liberté de mouvement grâce au moteur QuickTime VR: vous pouvez opérer des rotations à 360 degrés, et inspecter au-dessus et au-dessous de vous. Par contre, les déplacements se font sur des trajets précalculés, à la façon d'un Rail-Shooter.
Votre écran comprend des fenêtres avec un certain nombre d'informations: en haut à gauche, vous disposez du pourcentage d'avancement dans le jeu, tandis qu'à droite, toujours en haut de votre écran, c'est le menu qui s'inscrit avec son onglet. Ce menu comprend les actions habituelles: Sauvegarder, Charger, Quitter...
Au-dessus du menu, vous avez un curseur qui permet de stopper la musique et d'augmenter ou baisser le volume du son.
En mode Zoom, lorsque vous cherchez à résoudre un puzzle ou bien lorsque vous lisez un document, le menu est remplacé par la fonction Retour, qui permet de retrouver une vision plus large.
En bas de votre écran, vous disposez d'une boussole, ce qui est pratique dans certaines zones labyrinthiques. L'horloge vous indique l'heure du jeu et la jauge de la clepsydre indique le temps restant jusqu'à l'arrivée de la police.
Au centre, toujours en bas, vous avez l'inventaire, avec la possibilité d'afficher la plupart des objets et d'interagir avec eux lorsque cela est possible.
Dans chaque pièce, ouvrez bien les tiroirs, inspectez tous les objets, et griffonnez des croquis pour ne pas multiplier les allers-retours. Et lorsqu'un coffre a été ouvert, la mention Vous avez déjà ouvert ce coffre s'écrit en rouge sur l'écran de zoom. Dans la première pièce (la réception), vous allez obtenir les plans du manoir (trois plans pour chaque niveau): je ne saurais vous recommander de les reproduire sur une page de brouillon, pour bien vous repérer.
Chaque coffre contient des indices, des éléments de compréhension ou des clés pour ouvrir un autre coffre. Des taquins, des codes secrets, des énigmes à tiroirs (avec des indices à rassembler pour la solution terminale), une énigme musicale, quelques manipulations, une conversion en degrés Kelvin via le Fahrenheit et le Celsius...Il y en a pour tous les goûts!

titre Une équipe suédoise qui pète le feu

Ce jeu est la première réalisation d'un studio animé par des développeurs jeunes et dynamiques. Avec Nigel Papworth à la direction artistique, la jeune équipe a multiplié les touches originales et humoristiques pour donner de son âme au jeu. Pour la dizaine de collaborateurs du studio suédois, ce développement était le tout premier jeu. La bonne humeur qui soude cette équipe, on la retrouve à la conception des puzzles, avec de franches rigolades en perspective: personnellement, j'ai beaucoup ri lors de la résolution d'un coffre dédié à un joker. Amateurs de grimaces, vous allez adorer ce puzzle.
J'ai également beaucoup aimé ce raccourci qui vous permet de tomber du niveau 2 à la cave en tirant sur une corde. La caméra bascule, et un bruit confus de glissade entrecoupée de "ouille ouille ouille" accompagne votre chute libre.
Les graphismes sont pleins de couleurs, les décors sont travaillés, c'est un titre à découvrir, assurément.
L'équipe a également constitué une énigme à partir des initiales d'une partie de ses collaborateurs, et la pièce n°44, au dernier étage, rassemble les portraits des membres de Daydream Software, grimés en personnages des siècles passés, avec un clin d'oeil à Napoléon ou à François Ier.
Pour les musiques, le studio a fait appel à Rob'N'Raz, un duo de musiciens de la scène Hip Hop suédoise, dont les titres viennent souligner l'essence de chaque pièce. Tour à tour entraînantes ou dansantes, mélancoliques ou planantes, ces musiques sont très bien intégrées au gameplay général. Mention spéciale à l'ambiance rendue dans la chambre égyptienne et à la bibliothèque.

titre Conclusion

Finalement, «Safecracker» est une bonne synthèse de ce qui se faisait dans le domaine du Point and Click de la fin des années 90. Entre un gameplay digne de «Myst» ou de «Lighthouse», vous arpentez un manoir où les pièces se succèdent avec des décors surprenants, et chaque coffre comprend un casse-tête digne des jeux Trilobyte, et de «7th Guest» en particulier. L'atmosphère ressemble parfois à celle d'«Opera Fatal», notamment avec une certaine énigme musicale qui prend corps dans une pièce organisée en scène d'orchestre. Les testeurs de l'époque ont stigmatisé la répétition des puzzles, la redondance des décors et l'absence de scénario. Par contre, il y a un défaut qui m'a gâché le plaisir du jeu, c'est que pour les ordinateurs puissants d'aujourd'hui, le défilement vertical de l'inventaire est rapide, et il m'a fallu appuyer plusieurs fois sur les touches flèches haut et bas, pour trouver le bon objet. Mais plus on avance dans le jeu, plus on s'attache à son ambiance. La musique variée et entraînante contribue à donner de l'éclat à ce titre. Les clins d'oeil humoristiques se multiplient, et le final, avec cette surprise en vidéo, fait partie des plus belles fins de jeux d'aventure/réflexion. Pour moi, c'est décidé, je vais adopter un coffre-fort!

titre Lancement

«Safecracker» ne vous demandera pas des talents de Gentleman Cambrioleur pour s'installer. Téléchargez le fichier, décompressez-le avec 7z et lancez-le dans Virtual PC avec Win 98, après avoir monté l'image disque à l'aide de Daemon Tools Lite. Bon jeu!



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titre Liens divers

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