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Flight Unlimited II
Date de sortie
01/1998 (
)
) Genre
Développement
Édition
Ré-édition budget
Distribution en Espagne
Systèmes
#decors3dtext #objets3dtext #scrollmulti #vuesubj #avion #etatsunis
Présentation
En 1995, Flight Unlimited avait bousculé la suprématie de Flight Simulator 5 en étant le premier simulateur d'aviation civile modélisant les flux d'air d'autour d'un avion pour proposer un pilotage plus exigeant et réaliste, avec en prime des décors texturés. Pour rivaliser avec Flight Simulator 98, Looking Glass devait mettre la barre encore plus haute, et c'est chose faite et bien faite avec Flight Unlimited II, qui tient absolument toutes ses promesses.
Après l'installation et une petite introduction, le menu principal s'affiche. Il est conseillé de faire un tour dans les options pour d'éventuels réglages, puis de sélectionner "Quick Flight" pour aller à l'essentiel. Un clic sur le plan permet de comprendre immédiatement ce qui a demandé le plus de temps dans le développement de ce jeu : c'est toute la baie de San Francisco, de Sacramento (nord) à Gilroy (sud), qui a été modélisée en relief à partir de photos-satellites, avec tous ses aéroports, dans un niveau de détail sans précédents. Comme les magazines le rappelaient à l'époque, jusqu'ici le repérage dans ces simulateurs ne pouvait se faire que par les instruments de vol (IFR, Instrument Flight Rules). Il était impossible de se repérer à l'oeil (VFR, Visual Flight Rules) avec des décors qui ressemblaient à un tapis multicolore, et quelques sites ou bâtiments emblématiques posés ici ou là sous forme polygonale. Avec Flight Unlimited II, plus de problème : avec une carte topographique du secteur sous la main, quelques coups d'oeil à droite et à gauche peuvent suffire pour savoir où on se trouve. Vous pouvez décoller d'une piste de n'importe lequel de ces aéroports, ou sélectionner une autre coordonnée pour débuter la partie directement dans les airs. La carte vous signale aussi les "points of interest", autrement dit les sites qui méritent un détour, comme on dit dans le guide Michelin. Cinq aéronefs sont à votre disposition : le Trainer 172, un Cessna 172 sans la marque, qui est idéal pour s'entraîner, un Piper Arrow (qui s'écroule au sol dans les cinq secondes qui suivent le décollage), un Beechcraft Baron, un P-51 Mustang (une voiture ailée qui a du mal à quitter le sol, et ne parlons même pas de l'atterrissage) et l'hydravion DHC-2 Beaver, qui vous permet d'amerrir sur l'océan Pacifique ou un lac.
Parmi les innovations de Flight Unlimited II, il y a les contrôleurs aériens. Il y en a plusieurs, ils s'expriment de vive voix, et vous leur répondez avec une interface de dialogue. Ils vous indiquent où et quand décoller (si ça bouchonne sur le tarmac, il faudra attendre qu'une fréquence se libère), vous font des suggestions si vous vous y prenez mal, et vous avertissent si vous vous déplacez sans autorisation. Et s'ils demandent aux pilotes de faire attention à l'avion qui circule n'importe comment sur les pistes, c'est de vous que l'on parle ! Autre innovation spectaculaire : l'heure et les conditions météorologiques. Piloter au lever et au coucher du soleil, c'est splendide, mais si vous voulez vraiment vous surpasser, essayez le vol de nuit : le ciel est noir comme de l'encre, on ne distingue que la lune et l'éclairage des aéroports. C'est d'ailleurs assez décevant, car on ne voit pas les étoiles, et les villes ne sont pas éclairées du tout - y a-t-il eu une panne d'électricité ? Un vent fort va sérieusement perturber votre stabilité et vos atterrissages. La pluie est la plus belle vue alors dans un jeu vidéo. Oubliez les pixels blancs de Test Drive III : les gouttes s'accumulent sur vos vitres et font un effet de loupe, et elles glissent en fonction des mouvements de l'avion ! En revanche, les éclairs restent un assemblage de vecteurs blancs et manquent de luminosité. Dernier détail : lors d'un crash, l'avion n'explose pas, il se casse en morceaux.
En plus de ces sessions de vol indépendantes, vous avez aussi accès à l'aéroport où vous pouvez créer votre pilote, dont l'historique des vols sera sauvegardé, suivre des cours de pilotage, et même tenter les 25 missions insolites comme aider un prisonnier d'Alcatraz à s'évader, larguer des dindes sur un stade... Cela rappelle fortement Stunt Island, qui était tout de même beaucoup plus délirant, en grande partie grâce à son moteur de vol nettement moins complexe. C'est d'ailleurs un reproche que l'on pourrait faire à Flight Unlimited II : l'absence d'un mode "junior" pour essayer vraiment toutes les cascades possibles. On peut aussi regretter qu'en dehors des aéroports, on ne croise pas d'autres appareils ni d'oiseaux, et il n'y a pas de mode multijoueur non plus. Les tableaux de bord donnent l'impression d'être des panneaux plaqués sur l'image, sans les structures métalliques qui encadrent les vitres. En revanche, le cockpit virtuel est réussi. Enfin, le jeu n'est pas modulable et n'a pas complété avec des extensions, ce qui est regrettable, et il n'a pas bénéficié d'une version française (mais le manuel, oui, heureusement). Flight Unlimited II n'a pas réussi à faire de l'ombre à Flight Simulator 98 et c'est bien dommage, il en avait largement les capacités.
Lancement
Testé avec VirtualPC + Windows 98.
L'installation est suivie par l'application d'un patch.
Complétez cette fiche
Vous avez des screenshots, un avis personnel, des fichiers que nous ne possédons pas et qui concernent ce jeu ? Vous avez remarqué une erreur dans nos textes ?
Dans ce cas, aidez-nous à améliorer cette fiche : en nous contactant via le forum.
Des questions ? besoin d'aide ?
Vous pouvez trouver de nombreuses informations et vous pourrez poser des questions à la communauté en allant sur notre forum : Abandonware Forums.
PrésentationEn 1995, Flight Unlimited avait bousculé la suprématie de Flight Simulator 5 en étant le premier simulateur d'aviation civile modélisant les flux d'air d'autour d'un avion pour proposer un pilotage plus exigeant et réaliste, avec en prime des décors texturés. Pour rivaliser avec Flight Simulator 98, Looking Glass devait mettre la barre encore plus haute, et c'est chose faite et bien faite avec Flight Unlimited II, qui tient absolument toutes ses promesses.
Après l'installation et une petite introduction, le menu principal s'affiche. Il est conseillé de faire un tour dans les options pour d'éventuels réglages, puis de sélectionner "Quick Flight" pour aller à l'essentiel. Un clic sur le plan permet de comprendre immédiatement ce qui a demandé le plus de temps dans le développement de ce jeu : c'est toute la baie de San Francisco, de Sacramento (nord) à Gilroy (sud), qui a été modélisée en relief à partir de photos-satellites, avec tous ses aéroports, dans un niveau de détail sans précédents. Comme les magazines le rappelaient à l'époque, jusqu'ici le repérage dans ces simulateurs ne pouvait se faire que par les instruments de vol (IFR, Instrument Flight Rules). Il était impossible de se repérer à l'oeil (VFR, Visual Flight Rules) avec des décors qui ressemblaient à un tapis multicolore, et quelques sites ou bâtiments emblématiques posés ici ou là sous forme polygonale. Avec Flight Unlimited II, plus de problème : avec une carte topographique du secteur sous la main, quelques coups d'oeil à droite et à gauche peuvent suffire pour savoir où on se trouve. Vous pouvez décoller d'une piste de n'importe lequel de ces aéroports, ou sélectionner une autre coordonnée pour débuter la partie directement dans les airs. La carte vous signale aussi les "points of interest", autrement dit les sites qui méritent un détour, comme on dit dans le guide Michelin. Cinq aéronefs sont à votre disposition : le Trainer 172, un Cessna 172 sans la marque, qui est idéal pour s'entraîner, un Piper Arrow (qui s'écroule au sol dans les cinq secondes qui suivent le décollage), un Beechcraft Baron, un P-51 Mustang (une voiture ailée qui a du mal à quitter le sol, et ne parlons même pas de l'atterrissage) et l'hydravion DHC-2 Beaver, qui vous permet d'amerrir sur l'océan Pacifique ou un lac.
Parmi les innovations de Flight Unlimited II, il y a les contrôleurs aériens. Il y en a plusieurs, ils s'expriment de vive voix, et vous leur répondez avec une interface de dialogue. Ils vous indiquent où et quand décoller (si ça bouchonne sur le tarmac, il faudra attendre qu'une fréquence se libère), vous font des suggestions si vous vous y prenez mal, et vous avertissent si vous vous déplacez sans autorisation. Et s'ils demandent aux pilotes de faire attention à l'avion qui circule n'importe comment sur les pistes, c'est de vous que l'on parle ! Autre innovation spectaculaire : l'heure et les conditions météorologiques. Piloter au lever et au coucher du soleil, c'est splendide, mais si vous voulez vraiment vous surpasser, essayez le vol de nuit : le ciel est noir comme de l'encre, on ne distingue que la lune et l'éclairage des aéroports. C'est d'ailleurs assez décevant, car on ne voit pas les étoiles, et les villes ne sont pas éclairées du tout - y a-t-il eu une panne d'électricité ? Un vent fort va sérieusement perturber votre stabilité et vos atterrissages. La pluie est la plus belle vue alors dans un jeu vidéo. Oubliez les pixels blancs de Test Drive III : les gouttes s'accumulent sur vos vitres et font un effet de loupe, et elles glissent en fonction des mouvements de l'avion ! En revanche, les éclairs restent un assemblage de vecteurs blancs et manquent de luminosité. Dernier détail : lors d'un crash, l'avion n'explose pas, il se casse en morceaux.
En plus de ces sessions de vol indépendantes, vous avez aussi accès à l'aéroport où vous pouvez créer votre pilote, dont l'historique des vols sera sauvegardé, suivre des cours de pilotage, et même tenter les 25 missions insolites comme aider un prisonnier d'Alcatraz à s'évader, larguer des dindes sur un stade... Cela rappelle fortement Stunt Island, qui était tout de même beaucoup plus délirant, en grande partie grâce à son moteur de vol nettement moins complexe. C'est d'ailleurs un reproche que l'on pourrait faire à Flight Unlimited II : l'absence d'un mode "junior" pour essayer vraiment toutes les cascades possibles. On peut aussi regretter qu'en dehors des aéroports, on ne croise pas d'autres appareils ni d'oiseaux, et il n'y a pas de mode multijoueur non plus. Les tableaux de bord donnent l'impression d'être des panneaux plaqués sur l'image, sans les structures métalliques qui encadrent les vitres. En revanche, le cockpit virtuel est réussi. Enfin, le jeu n'est pas modulable et n'a pas complété avec des extensions, ce qui est regrettable, et il n'a pas bénéficié d'une version française (mais le manuel, oui, heureusement). Flight Unlimited II n'a pas réussi à faire de l'ombre à Flight Simulator 98 et c'est bien dommage, il en avait largement les capacités.
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