Page d'accueil
News
Notre définition
Participez
Jeux Abandonware
Abandonware facile
Dans le navigateur
Trésors exhumés
Sagas/séries
Démos/Shareware
Non Abandonware
Chambre vaudoue
Jeux éducatifs
Logiciels culturels
Advergames
Solutions
Trucs & astuces
Utilitaires
Dosbox.fr
F.A.Q.
Manuels
Magazines
Livres
Romans de Gilles
Livre de Hoagie
Guides de S.Rocher
BIIPER
Screenshots
Covers
Scans Disques
Publicités
Abandonware TV
Musiques
Logos&Sonneries
Compagnies
Personnalités
Compilations
Récompenses
Dossiers
Salons & Evts
Timelines
Parc Minecraft
Zone Membres
Forums
Discord
Page Facebook
Page Twitter
Page Instagram
Groupe Steam
Chaîne Youtube
Chaîne Twitch
Tests des membres
Fan Arts
Donateurs
L'équipe
Historique
Livre d'or
Aidez-nous
Contact
Partenariats
Liens sélectionnés
Contract J.A.C.K.
Titre anglais
Contract JACK
Série
Date de sortie
21/11/2003 (
)
) Genre
Développement
Édition
Distribution
Systèmes
Introduction
Monolith Productions est un studio de développement de jeux-vidéos fondé à Kirkland, dans l'état de Washington aux Etats-Unis, en 1994. Si le studio a touché à des genres différents en un peu plus de trente années de carrière avant sa fermeture en 2025, on se souviendra surtout de leurs FPS ayant marqué l'histoire du genre, tels que Blood, Aliens Versus Predator 2, Tron 2.0, ou encore la série des F.E.A.R. Cependant, les amateurs des films de James Bond des années 1960, entre couleurs kitch et pantalons en pattes d'eph', alcoolisme et tabagisme à outrance, méchants hauts en couleurs aux plans machiavéliques dignes d'un épisode de Bugs Bunny, gadgets surréalistes, et ambiance à la fois légère et parfois pesante dans un contexte de guerre froide ; ceux-là se remémorent davantage les No One Lives Forever, jeux de tir et d'infiltration parodiques se moquant justement des premiers films du célèbre agent secret britannique. D'ailleurs le nom ''No One Lives Forever'' provient d'un roman sorti en 1986 de John Gardner, qui était alors la plume de 007.
Ainsi, No One Lives Forever, ou NOLF pour les intimes, sorti en 2000 sur PC, place le joueur aux commandes de Cate Archer, une agente écossaise travaillant comme secrétaire dans les années 1960 pour Unity, une organisation de contre-terrorisme chargée de surveiller les actions de différentes formations criminelles dans le monde. Suite à une pénurie d'agents, Cate va se voir confier des missions de terrains pour la première fois, et devra ainsi faire face au C.R.I.M.E. (parodie du S.P.E.C.T.R.E. chez James Bond), un groupe terroriste qui menace de prendre l'humanité en otage avec une arme biologique. Ambiance kitch et décalée délicieusement rétro, histoire engageante et surprenante, variété des missions et destinations à visiter, nombreuses lignes de dialogue humoristiques accentuant le côté parodique de l'oeuvre, et gameplay de bonne facture auront fait de NOLF premier du nom un véritable succès critique.
C'est donc tout naturellement qu'une suite verra le jour deux ans plus tard, en même temps que le portage PS2 du premier titre, et qui sera en tout point dans la lignée de son aîné, avec son ambiance parodique décalée, son esthétique rétro et son humour toujours aussi présent. Alors certes on y perdra un peu en qualité du gameplay avec son étrange et bancal système de points de compétences calqué sur celui de Deus Ex, mais également en variété des destinations visitées avec des niveaux plus grands et plus ouverts mais forcément moins nombreux ; cependant NOLF 2 restera tout de même un bon titre qui aura également marqué les joueurs. L'année suivante sortira donc Contract J.A.C.K. (Just Another Contract Killer), une extension finalement devenue jeu en standalone, nous mettant aux commandes de Jack, un tueur à gages fraîchement embauché par le C.R.I.M.E pour enquêter sur une organisation criminelle rivale, le tout en parallèle des événements des jeux principaux, un peu à la manière de Half-Life : Opposing Force quelques années plus tôt. Jeu de taille et d'ambition plus modestes, extension oblige, Contract J.A.C.K. sera le premier à ne pas faire l'unanimité des joueurs, avec un gameplay simplifié plus orienté action qu' infiltration et le remplacement de la charismatique Cate Archer par un placide tueur à gage sans originalité. Mais qu'en est-il réellement ? C'est donc parti pour le test de Contract J.A.C.K.
Retour chez Austin Powers
L'aventure commence alors que Jack, tueur à gages, se fait tendre un guet-apens par un criminel rival ayant un fort accent italien, lui expliquant que le monde est trop petit pour deux grands assassins de leur envergure. Après s'être échappé du piège mortel et avoir massacré tous les mafieux en costumes aux ordres de ce mystérieux interlocuteur, Jack est contacté par Volkov, antagoniste de Cate dans les jeux principaux et lui même assassin de renommée mondiale, car ce dernier souhaite l'embaucher afin de s'occuper d'un travail délicat. Après avoir passé le test de Volkov, qui consiste simplement à survivre contre des hordes d'agents du C.R.I.M.E. lancés à ses trousses, Jack rencontre enfin son nouveau patron qui lui explique qu'une organisation criminelle rivale, d'origine italienne (tiens tiens...), fait concurrence au C.R.I.M.E. et doit donc être investiguée et contrecarrée. Il s'agira donc de partir à plusieurs endroits du monde afin de mener l'enquête, et de noyer les ardeurs de cette nouvelle organisation criminelle, les ''Danger Danger''.
Pour cela, Jack retrouve l'arsenal de Cate dans No One Lives Forever 2, qui avait d'ailleurs déjà été épuré par rapport au premier titre. Ainsi, on n'aura simplement à disposition qu'un pauvre Desert Eagle, un fusil à pompe, une mitrailleuse Thompson, un pistolet mitrailleur, une AK-47, un fusil de sniper et diverses grenades flash ou à fragmentation. Seules les armes trouvées dans la station lunaire feront exception à ce grand classicisme, et il est vrai qu'il est agréable de réduire ses ennemis en cendres à l'aide d'un fusil laser expérimental sorti tout droit de Moonraker. Petite originalité supplémentaire, il sera ici également possible de tirer avec des armes montées sur une motoneige ou sur un scooter, chose absente des premiers jeux où l'on devait laborieusement descendre du véhicule pour faire feu sur les ennemis.
Comme dans les jeux principaux, il s'agit d'un FPS, mais contrairement à ceux-ci, il n'y a ici aucune emphase sur l'infiltration, Jack se frayant un chemin en fonçant dans le tas à grands coups de fusil à pompe et de pistolets mitrailleurs. En effet, No One Lives Forever et sa suite donnaient régulièrement le choix au joueur entre une approche discrète et une approche bourrine, et de nombreux éléments de gameplay étaient mis à disposition afin de pouvoir adopter une démarche d'infiltration. Gadgets en tous genre pouvant endormir ou rendre confus les ennemis, zones d'ombre où se cacher, armes avec silencieux ou au corps-à-corps, possibilité de déplacer les corps des ennemis ou de désactiver les caméras de surveillance, nombre d'éléments étaient mis à disposition du joueur pour une infiltration réussie, et certains passages exigeaient même de ne pas se faire repérer sous peine de rater la mission.
Ici, exit la discrétion, les gadgets et les caméras, puisque seule l'approche combative sera possible, avec des hordes d'ennemis à décimer de la manière la plus brutale et la moins subtile qui soit. Un changement qui aura fait grincer des dents, et qui il est vrai nuit à l'originalité et au charme du matériau original, pour le transformer en un shooter plus générique et conventionnel.
De même, terminé le système de points de compétences de No One Lives Forever 2, qui permettait de personnaliser un peu son expérience de jeu et d'améliorer Cate pour qu'elle ait plus de points de vie, une meilleure visée, une vitesse de déplacement plus rapide, la possibilité de porter plus de munitions, ou d'autres changements faisant un peu varier le gameplay. Ici Jack commence directement avec la barre de vie et la barre d'armure pleine, et une précision maximale avec toutes les armes à feu, enlevant encore un aspect original des deux premiers jeux pour en faire un titre plus simpliste et conventionnel. La seule bonne nouvelle est qu'il est désormais de nouveau possible de ramasser armes et trousses de soins simplement en marchant dessus, comme c'était le cas dans le premier jeu, plutôt que de devoir fouiller individuellement chaque ennemi et chaque tiroir afin de trouver des items utiles, processus qui était assez fastidieux à la longue dans le second titre.
En outre, le level-design paraît ici plus simple, avec beaucoup moins de recoins à fouiller pour trouver des objets, et beaucoup moins de zones secrètes à découvrir et de collectables à ramasser dans les niveaux, diminuant alors considérablement l'intérêt de prendre son temps à tout explorer, pour au contraire foncer en permanence vers la suite du niveau, ce qui est encore une source de simplification du gameplay ayant mécontenté les fans des jeux principaux. Au final, à part le boss de fin qui propose une légère variation de gameplay par rapport au reste du titre, l'entièreté de la campagne de Contract J.A.C.K. consiste simplement à foncer dans les couloirs en massacrant des hordes d'ennemis avec un fusil à pompe ou une mitrailleuse, sans réellement se soucier de jouer comme un espion qui progresse intelligemment et discrètement en récupérant des documents importants au passage, ce qui nuit considérablement à l'originalité du titre et consiste en la principale source de frustration concernant ce spin-off plus ''Run & Gun'' que véritable parodie de 007 comme pouvaient l'être ses aînés.
Gameplay
Clavier et souris en main, on retrouve les mêmes sensations qu'avec No One Lives Forever 2, et pour cause Contract J.A.C.K. en est à l'origine une simple extension. Le moteur Lithtech fait encore très bien le travail, et il n'est pas ardu de se déplacer dans les niveaux tout en faisant feu sur les dizaines de bougres qui tentent de nous éliminer. Comme dans son prédécesseur, il conviendra de tirer en étant immobile, voire accroupi, afin de ne pas souffrir d'une dispersion trop importante. De même, il faudra espacer ses rafales de tirs, sous peine de subir un recul trop prononcé et de se mettre ainsi à trouer le plafond. Enfin, on retrouve la possibilité de se couvrir derrière le coin d'un mur pour se cacher ou pour recharger, puis de se pencher pour faire feu. Des sensations de tirs qui restent assez classiques pour le genre, mais qui restent au global plutôt agréables et compétentes.
Malgré cela, le jeu propose une nouvelle fois des phases de conduite, heureusement à petite dose, et celles-ci sont toujours aussi pénibles que dans les titres précédents, avec des véhicules patauds et extrêmement rigides à piloter, sans compter la nécessité d'en descendre régulièrement afin de visiter un bâtiment au bord de la route ou de récupérer des munitions sur le corps d'un ennemi (chose qu'il est possible mais difficile de faire au volant d'un véhicule qui se comporte comme un camion pendant les manoeuvres).
Extension oblige, la durée de la campagne est également très réduite, avec environ 5h15 pour compléter ce test, en y allant doucement et en prenant soin de bien fouiller chaque niveau, ce qui est franchement faible. Alors certes, ce n'est pas comme si ce jeu était une expérience vidéoludique sensationnelle, mais sa durée de vie famélique en constitue tout de même un défaut. Au moment où il a été décidé d'en faire un titre en stand-alone plutôt qu'une simple extension pour NOLF 2, il aurait été judicieux de penser à ajouter du contenu afin de faire en sorte que Contract J.A.C.K. ait effectivement la durée d'une campagne d'un jeu vendu seul.
Côté difficulté, le joueur a encore affaire aux quatre modes; facile, normal, difficile et impossible, comme dans les jeux principaux. Ce test a été réalisé en difficulté normale, et effectivement il n'aura pas été extrêmement compliqué d'en arriver à bout, même si quelques game over viennent ponctuer l'aventure, notamment lorsque les ennemis arrivent en nombre et nous prennent à revers. Le boss final est lui également assez abordable, et on ne s'arrachera donc pas les cheveux sur ce titre pensé pour convenir à l'ensemble des amateurs du 10e art. Parlant des intelligences artificielles, celles-ci sont évidemment héritées de NOLF 2, et font preuve d'une relative intelligence plutôt rare et agréable pour l'époque. Les ennemis peuvent se couvrir, tirer par dessus leur couverture, changer de position lorsqu'ils se font toucher, et comme évoqué précédemment naviguer dans le niveau pour prendre le joueur par derrière, ce qui est assez remarquable pour un jeu de cet âge.
Graphismes et sons
Là encore, Contract J.A.C.K. est visuellement identique à No One Lives Forever 2, ce qui est plutôt une bonne chose. Chaque environnement a une identité visuelle propre, les modèles sont détaillés, les textures de qualité et la lumière soignée, même s'il manque les zones d'ombre propices à l'infiltration, comme évoqué précédemment. Cependant, il semble que ce spin-off ait eu droit à une réduction de budget assez importante, le nombre de cinématiques étant en forte baisse par rapport aux jeux principaux, et les animations beaucoup plus sommaires. De même, si Cate Archer avait le privilège d'avoir une personnalité, des émotions et des développements dans son personnage, Jack est quant-à-lui un tueur à gages placide, fade et générique, dont les motivations sont aussi inexistantes que les évolutions du personnage ; un nouveau coup bas donc pour ce titre qui semble vouloir troquer l'originalité et la qualité des jeux originaux pour une aventure beaucoup plus générique et consensuelle, loin des frasques et du charme du matériau d'origine.
Côté sons, les bruitages sont encore une fois identiques à ceux de NOLF 2, et le joueur ne sera donc pas dépaysé par les bruits d'ambiance, les sons des armes, ou les bruits de pas ou des portes qui s'ouvrent et se ferment. La bande-son se compose quant-à-elle de morceaux repris du matériau d'origine, qui certes sont d'une qualité et d'un charme très élevés, et sont totalement en adéquation avec l'ambiance légère et parodique des films d'espionnage des années 1960, mais encore une fois un véritable travail sur le jeu aurait été plus appréciable qu'un simple recyclage du titre précédent, a fortiori quand le jeu en question est promu de la simple extension à un titre à part entière. Cela donne une nouvelle fois l'impression d'une production au petit budget seulement là pour capitaliser sur son nom, sans offrir quelque chose de nouveau, et au contraire en amputant l'expérience de quelque chose qui avait fait le succès des jeux précédents, en l’occurrence ici la présence d'une bande-son originale.
Conclusion
Au final, Contract J.A.C.K. n'aurait peut-être pas dû être promu d'une simple extension de No One Lives Forever 2 à un véritable titre à part entière, car évidemment dans ce cas les exigences sont plus grandes, mais si la qualité du soft et le travail fourni ne suivent pas, cela implique alors inexorablement l'échec du projet et la frustration des joueurs. Alors certes les graphismes sont toujours aussi beaux, les destinations sont variées, les sensations de tirs sont correctes, les intelligences artificielles plutôt efficaces, le titre distille toujours des lignes de dialogues drôles et bien écrites, mais ce ne sont finalement qu'une fraction des qualités héritées des jeux principaux et de celles que l'on est en droit de s'attendre d'un titre appartenant à cette franchise culte.
L'infiltration, les gadgets farfelus, les caméras à éviter et les documents à récupérer ont été totalement mis de côté pour laisser la place à un shooter générique et sans profondeur où le seul but est de massacrer des dizaines d'ennemis dans chaque niveau de la manière la plus bourrine qui soit, le système de compétences permettant de varier un peu le gameplay est également passé à la trappe, la qualité du level-design est en retrait avec une emphase bien moins importante sur l'exploration des niveaux, les phases de conduite sont toujours aussi pénibles et laborieuses, Jack est un protagoniste creux et sans intérêt, les cinématiques et les animations sont elles également à la baisse en quantité et en qualité, la bande-son est certes excellente mais aucunement originale à ce titre, et le tout ne dure que quelques heures malgré le passage d'extension à ''vrai grand jeu'' à part entière.
Bref, Contract J.A.C.K. rate le coche et n'est finalement qu'un FPS générique et fade, qui a tenté de capitaliser sur le nom de sa franchise tout en ne fournissant qu'une fraction des qualités qui ont fait le succès de cette dernière. Alors certes l'expérience globale n'est pas vraiment désagréable, et les amateurs de No One Lives Forever seront heureux un temps de retrouver certains personnages et de vivre certaines parties de l'histoire qui connectent les niveaux des jeux principaux entre eux, mais cela reste tout de même un peu faible, tant en qualité qu'en quantité, pour justifier de jouer à ce spin-off n'ayant pas fourni suffisamment d'efforts pour pleinement mériter sa place dans cette franchise culte. À réserver aux fans (et encore) et aux curieux, mais les amateurs de bons FPS d'espionnage devront hélas se tourner vers d'autres titres du moment dans cette période si charnière pour l'histoire du genre s'ils souhaitent trouver chaussures à leurs pieds.
Complétez cette ficheVous avez des screenshots, un avis personnel, des fichiers que nous ne possédons pas et qui concernent ce jeu ? Vous avez remarqué une erreur dans nos textes ?
Dans ce cas, aidez-nous à améliorer cette fiche : en nous contactant via le forum.
Des questions ? besoin d'aide ?Vous pouvez trouver de nombreuses informations et vous pourrez poser des questions à la communauté en allant sur notre forum : Abandonware Forums.

Informations diverses
Avis & Commentaires (0)
Astuces (0)
Screenshots (20)
Télécharger le jeu-IceTea- (Commentaire, screenshots)
Partenaires Jeux
PC Savegames
Dosbox
Planète Aventure
Resident Evil Fr
Jeux de Jadis
Partenaires RetroActu
Le mag MO5.com
Rom Game
Emu-France
Megatest.fr
Associations
Association WDA
Association MO5
Partenaires Geek
Geekipedia
Another Retro World
Sites Amis
Livres de G. Ermia
Blog BD - La Kavaseb
Twitch de DNADNL
Le blog de Half Wolf
PC Savegames
Dosbox
Planète Aventure
Resident Evil Fr
Jeux de Jadis
Partenaires RetroActu
Le mag MO5.com
Rom Game
Emu-France
Megatest.fr
Associations
Association WDA
Association MO5
Partenaires Geek
Geekipedia
Another Retro World
Sites Amis
Livres de G. Ermia
Blog BD - La Kavaseb
Twitch de DNADNL
Le blog de Half Wolf


































