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Warhammer : Dark Omen
Date de sortie
1998 (
)
) Genre
Développement
Édition
Distribution en Italie
Systèmes
Multijoueurs

#decors3dtext #objets2dmodel #vuemixte #cdaudio #curseur #tempsreel #fantasy
PrésentationPour les habitués des boutiques Games Workshop le samedi, Warhammer : Dans l'ombre du rat cornu aurait dû être le jeu vidéo idéal : une reconstitution des batailles de figurines en temps réel sur des terrains en 3D. Hélas, le jeu souffrait de plusieurs défauts comme une certaine lourdeur sur les machines de l'époque (la faute à un moteur conçu pour fonctionner avec Windows 3.1) et une interface qui occupait 2/5ème de l'écran. Son successeur, Warhammer : Dark Omen, arrive dans les bacs deux ans plus tard, réalisé par la même équipe, mais édité par leur nouveau patron, Electronic Arts - qui les fusionnera avec ce qui reste de Bullfrog.
Dans Warhammer : Dark Omen, on retrouve le mercenaire moustachu Morgan Bernhardt, à qui le roi fait appel pour repousser une armée de morts-vivants qui déferle sur le royaume. Il débute la partie avec une petite armée composée de deux régiments de fantassins, un régiment d'archers et un canon. Alors que la campagne avance, il recrutera d'autres troupes et alliés pour se constituer une véritable armée capable de faire face à la menace. Warhammer : Dark Omen se démarque des autres jeux de stratégie en temps réel par son approche : pas question ici de fabriquer des bâtiments, ni même d'exterminer l'armée ennemie jusqu'au dernier soldat - elle se rendra si elle est suffisamment amochée. Chaque scénario commence par une phase de placement de troupes dans un périmètre délimité par des fanions. C'est là que l'on peut profiter du terrain : placer les troupes tireuses en hauteur pour tirer plus loin, cacher des troupes derrières des arbres pour surprendre l'ennemi... Réflechissez bien à l'avance, car le canon ne peut plus être déplacé une fois le scénario lancé. Il ne reste alors plus qu'à attaquer les régiments ennemis. Vous ne contrôlez pas les soldats à l'unité, mais les troupes entières; le nombre de soldats encore debouts suffit à indiquer leur état. Vous aurez aussi des troupes composées d'une et une seule unité, aux pouvoirs spéciaux : le canon, le sorcier... Pour elles, malheureusement, il n'est pas possible de connaître leur état de santé en cours de partie. La fenêtre en bas à gauche vous renseigne sur les évènements en cours, comme une attaque d'un régiment, un tir, une victoire ou une défaite. Les oriflammes postés au bord de l'écran permettent de recentrer l'écran sur la troupe correspondante. Profitez-en, car ces troupes ne sont pas autonomes. Par exemple, il ne suffit pas de désigner une cible aux tireurs, il faut aussi les orienter avec les flèches rouges pour que la cible soit dans leur champ de vision. Ils ne chercheront pas non plus à fuir s'ils sont attaqués, sauf s'ils sont en infériorité numérique. Pensez à repérer les coffres dans le paysage, ils contiennent de l'argent ou des objets magiques. Ils sont parfois cachés dans des bâtiments, qu'il faut piller. Les objets magiques sont précieux et convoités par les ennemis, vous pouvez en laisser un par terre pour les appâter ou les ralentir s'ils vous poursuivent. Entre deux missions, une scène de dialogue entre les protagonistes permet d'en savoir plus sur le contexte et le scénario qui vous attend. Vous aurez souvent l'occasion d'accepter ou non une mission secondaire, qui peut être utile pour agrandir vos effectifs.
Warhammer : Dark Omen bénéficie d'une excellente réalisation. Les graphismes en 3D sont très satisfaisants, bourrés de détails et de reliefs. C'est en quelque sorte un Powermonger nouvelle génération. L'interface a été grandement améliorée, tout se fait à la souris, en partie via la palette flottante, que l'on comprend en quelques minutes grâce à un petit tutoriel bien pensé. Les touches fléchées servent à zoomer et faire pivoter la carte. Néanmoins, le zoom n'est pas extrêmement puissant, et il n'est pas possible de changer l'angle de vue (les personnages sont en 2D). La bande-son est de la même qualité, bien qu'en VF la voix de Morgan Bernhardt manque de conviction et colle mal à ses mimiques. Le plus gros reproche fait à Warhammer : Dark Omen, c'est toutefois sa difficulté. Comme dans Warhammer : Dans l'ombre du rat cornu, on commence chaque scénario avec l'armée qui a survécu au scénario précédent, plus les éventuelles nouvelles recrues. Les personnages gagnent ainsi en expérience et en efficacité, comme dans Panzer General. Or, le recrutement n'est pas facile, le butin gagné à chaque scénario est trop limité, il sert généralement tout juste à améliorer l'équipement. De plus, une troupe totalement éliminée (ou qui a déserté) est perdue définitivement, tout comme les unités individuelles ! Si on n'y prend pas garde, on se retrouvera tôt ou tard dans un scénario impossible a gagner faute de combattants. Il est donc impératif de gagner les scénarios avec le moins de pertes possible (5% maximum), quitte à les refaire plusieurs fois. Il est vraiment dommage que cet aspect n'ait pas été assoupli avec un niveau de difficulté variable, et plus de latitude sur la composition de l'armée, afin de changer de stratégie d'une partie à l'autre. On peut aussi regretter que l'on ne puisse incarner qu'un seul camp.
Warhammer : Dark Omen a globalement reçu de très bonnes critiques à sa sortie, et plusieurs magazines le plaçaient même au-dessus de son principal concurrent, Myth : Les Seigneurs damnés, sorti un peu plus tôt, grâce à son moteur 3D supérieur et son mode multijoueurs un peu moins décevant. Pourtant, les nains violents, les têtes qui volent et le sang qui gicle de Myth semblent avoir davantage marqué les mémoires. N'hésitez pas : si vous aimé l'un, vous devriez apprécier l'autre !
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