Leisure Suit Larry 2 : Looking for Love (In Several Wrong Places)
Année
1988 (Sortie FR)
Développement
Edition
Systèmes
systeme
Dosbox
Compatible avec la version 0.70
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689 votes




 titre Synopsis

Ah, Larry, ton "grand final" avec Eve à la fin de «Land of the Lounge Lizards» t’avait fait croire à l’Amour, le vrai, le seul, l’unique objet de ton insatiable (qué)quête ! Hélas, Eve voit les choses d’un autre oeil et te jette sans ménagement sur les trottoirs de Los Angeles. Qu’importe ! Malgré ta calvitie et ton costume démodé (100% polyester), tu es encore jeune et l’aventure t’attend au coin de la rue, si "aventure" est bien un synonyme à "rebuffades multiples" !

Mais quel rapport peut-il bien y avoir entre toi et le tyrannique Docteur Nonookee ? Hum ? Si vous trouvez les jeux télévisés stupides, si les histoires d’espionnage bourrées de coïncidences aberrantes ne vous gênent pas, si vous pensez que les boutiques de coiffeurs se ressemblent toutes, si vous avez un faible pour les naïades TOPLESS, et bien... Ce jeu est fait pour vous ! Dans cette aventure, Larry se retrouve embrigadé dans une intrigue parfaitement saugrenue l’opposant aux agents spéciaux du KGB et à une cohorte de nymphettes aux ordres du démoniaque Dr. Nonookee.


titre Historique

«Leisure Suit Larry 2» est l'un des premiers jeux à utiliser le nouveau moteur SCI et sa belle résolution de 320x200, au côté de «King Quest IV» et «Police Quest 2» . Pour Sierra, il s'agit de s'aligner sur son nouveau concurrent direct, LucasArts, qui connait une percée remarquable la même année avec «Maniac Mansion» et propose à l'inverse une interface entièrement à la souris.

Avec le second remake graphique de «Leisure Suit Larry 1 : The Land of the Lounge Lizard» sorti en 2013, le même exercice est envisagé pour le second volet avant d'être définitivement abandonné.



titre Influences

Certaines suites sont parfois l'occasion pour leur créateur de faire un jeu très difficile, très différent de celui qui lui a offert le succès. Comme Zelda II : The Adventure of Link pour la célèbre saga de Nintendo, «Leisure Suit Larry 2» en respire le même esprit dur et masochiste. Tout est dans le titre : vous allez en baver.

Al Lowe change de registre pour ce second volet : on passe d'un croisement entre Billy Wilder et Russ Meyer, sur fond de film érotico-porno du dimanche soir aux comédies américaines catastrophes de Jack Lemmon comme Out-of-Towners, auxquelles ils mêlent un pulp de mauvais genre. Le gain d'une croisière lors d'un jeu télévisé totalement par hasard fait office de cadeau empoisonné pour Larry Laffer, qui s'embarque dans un voyage au 4 coins de la planète, avec malheurs à gogo.

Lowe reste néanmoins fidèle à son portrait sulfureux de l'amérique des 80's : surconsommation, conformisme à l'état pur (la séquence mémorable dans l'avion où Larry se glisse difficilement jusqu'à son siège au milieu de business men habillé à l'identique) : le jeu lui même sonne comme une vaste supercherie, où l'imprévu n'est jamais là où on ne l'attend.

Il est rare que les jeux vidéos font le choix de la critique acerbe avec l'engouement du cinéma mais «Leisure Suit Larry 2» s'en donne à coeur joie, ne privant jamais le joueur d'un détail croustillant. On sent qu'Al Lowe a eu une liberte quasi-totale pour raconter une histoire sans queue (littéralement) ni tête.

Ainsi, Larry devra échapper à de multiples pièges mortels et vous, joueur, devrez sauvegarder avec une régularité de Glockenspiel (de Munich). Comme dans «Larry 1», on meurt souvent mais de façon toujours très originale. Les graphismes datent de 1988 et vous ne verrez guère de babes en 3D texturées, j’en ai bien peur. Quant à la musique, votre carte mère crachera sarcastiquement les sons MIDI à vos oreilles meurtries...


titre Gameplay

Le jeu, entièrement en anglais, se joue par un système de verbe saisi au clavier. «Leisure Suit Larry 2» reste donc la continuité du premier volet, même si les conquêtes amoureuses à la chaîne font place au chemin de croix. Il faut littéralement adhérer à l'esprit masochiste du jeu qui fait de la mort du personnage un concept à part entière. Ceux qui ont en tête la fameuse de scène de «Monkey Island» dans laquelle Guybrush tombait par mégarde d'une falaise, après un faux game over, revenant ensuite comme si de rien n'était a puisé sa source dans une scène similaire du jeu dans lequel Larry manque lui aussi de tomber, accumulant des points de score de manière absurde.

Après une certaine frustation, on se met à essayer tout et n'importe quoi, quitte à sentir la propre mort de Larry arriver, et qu'on finit par la provoquer avec un certain sadisme. «Leisure Suit Larry 2» se transforme rapidement en jeu d'aventure-arcade dès l'arrivée sur le bateau, où l'on tente désormais d'aller le plus loin possible sans se faire tuer. De plus, il arrive fréquemment qu’un objet oublié au début du jeu se révèle indispensable à la fin, sans possibilité de récupération. Pas moyen de descendre de l'arbre dans votre parachute sans le couteau qui vous permettrait de progresser plus loin? Tant pis pour vous, il était en réalité dans deux phases de jeux précédentes, vous obligeant à repartir de ce moment de la partie et tout recommencer... si vous n'avez pas oublié un autre objet d'ici là. La pression est maintenue sur le joueur tout au long de la partie car il sait qu'il peut commettre une erreur ou manquer quelque chose à tout moment, et même pour l'avenir.

Ce défaut, on le retrouve bien sûr dans certains jeux d'aventure, comme les «Les Voyageurs du temps» mais cela sonne davantage comme une faiblesse de gameplay, un oubli d'écriture. Pas pour Al Lowe, qui joue avec vos nerfs, n'hésitant pas à expédier des séquences à la difficulté attendue (le final rocambolesque) pour ne conserver que les situations intermédiaires contre la montre : Larry piégé sur un bateau de croisière avec une veuve noire (nymphomane) ou dans un aéroport dont le vol est sur le départ : si vous êtes trop lent, vous n'atteindrez jamais votre avion. «Leisure Suit Larry 2» aurait bien pu s'appeler : Love, Die & Retry.


titre Conclusion

Je pressens la question qui brûle les quelques vagues neurones égarés dans votre cerveau : "Pourquoi je perdrais mon temps sur ce jeu préhistorique ?" Et bien, j’ai à cette question une réponse bien simple : "Hey, c’est un «Leisure Suit Larry», les gars !". Ce n’est sûrement pas le meilleur ni le mieux fait, mais je peux vous assurer qu’un «Leisure Suit Larry» vaut toujours le coup.

Difficile en effet de ne pas trouver à cette suite complètement originale une démarche anti-ludique séduisante, moins fréquente de nos jours.«Leisure Suit Larry 2» n'est donc pas en mettre en toutes les mains et certainement pas entre celle du joueur occasionnel qui risque de continuer à chercher longtemps l'âme soeur sans jamais la trouver.

Point de quête amoureuse donc mais une épopée risible et délicieuse sur la libido, dans laquelle on souffre longtemps pour entrevoir quelques pixels s'agiter au dessous d'un coucher de soleil...

Un incontournable classique.


titre Lancement sous DOSBox

Lancez le fichier SIERRA.EXE. INSTALL.EXE permet de configurer le jeu. Au démarrage, le numéro de téléphone à rentrer est : 555-7448.

Le remake non officiel entièrement à la souris fonctionne sur Windows. Les verbes à entrer sont remplacés par une interface à la souris calqué sur le cinquième volet de la saga.



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titre Liens divers

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